QUESTIONS ORALES - Question de M. le Conseiller POSTIAU
Note de synthèse explicative
Monsieur le Président s'exprime comme suit : "M. POSTIAU, vous aviez une question sur le parking sauvage autour du Batopin. Une proposition de changer d'endroit, ainsi qu'une question sur les taxes éventuelles sur le consortium. Je vous en prie."
Monsieur le Président donne la parole à M. le Conseiller POSTIAU, qui s'exprime comme suit : "Oui, j'ai précisé un petit peu les choses. Évidemment, au niveau du stationnement sur le trottoir face au Batopin, je crois qu'il serait urgent de placer des demi-sphères comme c'est fait d'ailleurs dans le haut de la rue du Moulin pour éviter le stationnement de voitures juste en face sur le trottoir. De manière plus globale, je ne suggérerai pas le déplacement du Batopin. Je voulais simplement signaler et relever. C'est à la connaissance de tout le monde, évidemment, que les agences bancaires avec un distributeur de billets se font de plus en plus rares. Et je crois que dans quelque temps, il n'y aura plus que ce Batopin malheureusement au centre-ville pour retirer de l'argent liquide, ce qui va accentuer les problèmes de stationnement. Est-ce qu'il sera envisageable face au Batopin, vous aviez parlé au niveau de l'Académie dans le temps, souvenez-vous, d'un fameux Kiss and Ride qui avait fait bien sourire l'assemblée de manière joviale, évidemment. Est-ce qu'il ne serait pas envisageable face à ce Batopin de placer aussi un endroit pour se stationner quelques minutes ? C'est évidemment difficile à vérifier. Ça, je comprends. Mais globalement, le problème est aussi de se dire, ça a été soulevé dans une autre commune, est-ce qu'il ne faudrait pas encourager ou menacer, le terme est trop grand, mais peut-être mettre en place une taxe ? Avant, il y avait une taxe sur les distributeurs de billets. Maintenant, c'est un peu l'inverse pour une banque, dans la taxe que nous avons votée dernièrement, une banque qui maintient un distributeur de billets ouvert à tous, se voit exonérée du montant de 595 euros de taxe. Est-ce que ça a de l'effet ? Je n'en sais rien à l'heure actuelle. Visiblement, pas énormément, puisqu'on ne voit quasiment plus d'agences avec un distributeur de billets. Est-ce qu'il ne faudrait pas envisager, comme c'est fait dans une commune wallonne, de finalement mettre une taxe à toute agence, de manière un peu plus significative, qui n'a pas de distributeur de billets ? Vous savez que cette taxe, vous êtes au courant, cette taxe a été proposée, assignée pour ne rien cacher, et ça a été approuvé par la tutelle. Je crois que c'est un élément de réflexion peut-être à mettre sur la table. Mais cet argent, visiblement, peut être utilisé par la commune pour éventuellement, dans certains faubourgs, ouvrir un distributeur de billets. Il y a le phénomène aussi, vous le savez, ça a un coût, évidemment, mais plus il y a de transactions, on peut arriver à un coût, enfin, on peut réduire le coût à zéro. Donc là, c'est intéressant aussi, comme il n'y en aura quasiment plus en ville. Je crois qu'ouvrir un Batopin peut-être dans un faubourg ou l'autre, permettrait d'éviter l'engorgement au centre-ville, parce que ça va être de plus en plus important. Et surtout, je crois qu'il est important aussi de donner la possibilité à la population d'avoir accès à l'argent liquide, pour éviter aussi un pouvoir qui devient, à mon sens, de plus en plus important et dangereux au niveau bancaire, où finalement, le jour où on n'aura plus que notre carte pour payer, on n'aura plus aucun pouvoir vis-à-vis des banques, et on a malheureusement de moins en moins de services. Enfin, voilà. Je ne vais pas être plus long, mais je crois que la réflexion peut être intéressante."
Monsieur le Président s'exprime comme suit : "Merci, M. POSTIAU. M. SALINGUE et puis, Mme GAUTHIER".
Monsieur le Président donne la parole à M. l'Echevin SALINGUE, qui s'exprime comme suit : "Donc, effectivement, on a parlé déjà à plusieurs reprises avec l'installation de ce Batopin pour lequel on s'est battu pour en avoir un au centre-ville, car comme vous l'avez bien dit, malheureusement, les banques ont fermé leurs distributeurs au fur et à mesure. Ici, ils ont installé trois distributeurs avec l'emplacement pour un quatrième. C'est à l'étude. Et donc, nous, on est derrière eux également pour en avoir un quatrième à cet emplacement-là. Au niveau du stationnement, nos agents constatateurs essayent régulièrement de passer, malheureusement, de mettre des amendes parce qu'effectivement, beaucoup de gens se garent sur le trottoir alors que ce n'est pas du tout un emplacement de parking. Mais avant, je veux dire, par le passé, il y avait aussi d'autres distributeurs qui n'avaient pas de places de parking juste devant. Maintenant, malheureusement, on ne sait pas éduquer les gens, si je peux dire ça comme ça, de ne pas se garer là et de trouver un autre emplacement de parking. Mais après, voilà, c'était aussi une volonté de notre part d'avoir ça en plein centre-ville pour que ce soit tout simplement bénéfique pour l'horeca, également pour les magasins, pour avoir du liquide ici au centre-ville. Maintenant, une autre solution est en cours. Donc, il y aura un kiosque avec deux distributeurs, qui va être installé à la chaussée de Tournai, donc, sur la place de la Libération. Le permis d'urbanisme a été déposé. L'enquête est en cours ou elle est finie, je ne sais plus, cette semaine. Donc, du coup, on aura une autre solution à l'extérieur de la ville, avec certaines banques, pour ne pas les citer comme Crelan et la banque à la chaussée de Valenciennes, qui vont garder également leurs distributeurs à eux. La Poste va également garder ses distributeurs. Donc, malgré tout, même si ça ne remplacera pas l'ensemble des distributeurs que nous avions par le passé au centre-ville, on aura quand même une certaine offre. Donc, en termes de mobilité, faire un stationnement spécifique sur le trottoir, on n'a pas le droit légalement. En face, on a également une zone de déchargement, mais qui n'est pas toujours utilisée non plus à bon escient. J'en ai parlé récemment avec le Service Mobilité. On va peut-être essayer de trouver une solution à ce niveau-là, avec peut-être un parking 15 minutes, comme ça se fait devant certaines pharmacies, devant certains commerces même si ce n'est pas toujours respecté non plus. Mais au moins, si on peut avoir ne fût-ce que ça, ce serait déjà bien. Mais après, voilà, c'est vrai qu'on est en plein centre-ville et avoir des places "privatisées" pour le Batopin à proximité, ça va être compliqué."
Monsieur le Président donne la parole à Mme l'Echevine GAUTHIER, qui s'exprime comme suit : "Ça va aller très vite sur l'aspect financier. Donc, je prends bonne note de votre suggestion. En tous les cas, à l'heure actuelle, ce n'est pas prévu, évidemment. C'est une analyse que nous pouvons mener. Peut-être juste rappeler quand même que nous avions essayé d'inciter l'ensemble des organismes bancaires à maintenir un distributeur au sein de leur banque, puisque nous leur octroyions une réduction si des guichets étaient maintenus. Mais malheureusement, aucune d'entre elles n'a sauté sur l'occasion."
Monsieur le Président s'exprime comme suit : "Merci, Mme l'Echevine. M. POSTIAU, une réplique ?"
Monsieur le Président donne la parole à M. le Conseiller POSTIAU, qui s'exprime comme suit : "Oui, deux, trois petites remarques au niveau du stationnement. Comme je le disais, il suffirait peut-être de mettre des demi-sphères, comme c'est le cas d'ailleurs dans le haut de la rue du Moulin, en face de l'ancienne Poste. Il n'y aura plus de problème de stationnement sur le trottoir. Je comprends que c'est difficile sur la droite, d'autant plus qu'il faut être clair, en général, et je l'ai remarqué, le problème de stationnement sur le trottoir est souvent plutôt en soirée. Les gens, c'est plutôt quand ils sortent le soir, qu'on va vite chercher un peu d'argent. Ça se pose moins en journée, d'après ce que j'ai remarqué. Je suis heureux d'apprendre qu'au faubourg de Tournai, il y aurait déjà une solution en cours, tant mieux. Maintenant, au niveau de la taxe, ce n'est que, quelque part, l'exonération de 600 euros. Est-ce qu'on n'irait pas un peu plus loin pour forcer un peu plus la main ? Je vous remercie en tout cas pour vos réponses. Je crois que c'est une réflexion de service à la population qui, malheureusement, au niveau bancaire, n'existe quasiment plus. La population, la clientèle, ils ont malheureusement oublié la fameuse crise où les autorités publiques sont venues en aide au monde bancaire, financier. Maintenant, c'est passé, c'est bien loin pour eux. Merci."
Monsieur le Président s'exprime comme suit : "Tout à fait. Merci, M. le chef de groupe."
Délibération
Considérant l'avis non rendu par le Directeur Financier