Exposé
Projet de décision
Sud-Presse se faisait l'écho très récemment (19 août 2025), de statistiques selon lesquelles 360 enfants et ados sont victimes chaque année d'un accident sur le chemin de l'école. Et parmi les victimes âgées entre 12 et 17 ans, 59% se rendait à l'école à pied. On peut s'imaginer que cette proportion est encore plus importante dans les familles défavorisées où les voitures sont plus rares.
La commodité de passage sur les trottoirs et les accotements n'est qu'une cause parmi d'autre de l'insécurité routière mais c'est une cause contre laquelle nous avons les moyens d'agir à travers le Règlement général de police qui prévoit des mesures d'office et des sanctions administratives.
Je ne suis pas nostalgique de l'époque où il était de bon ton de faire la chasse au moindre brin d'herbe à grand coup de round-up. Mais il est des situations hallucinantes où toute circulation sur les accotements devient impossible du fait d'une végétation qu'on a laissé proliférer.
C'est le cas à la rue des Hauchies , un des axes menant à la gare SNCB de Lodelinsart, d'où partent les trains reliant Namur-Jambes à Ottignies et Wavre en passant par Tamines, Châtelet, Fleurus et Charleroi-Central.
A l'heure où j'écris ces lignes, il est absolument impossible pour quiconque d'emprunter les trottoirs le long de cette voirie, en particulier sur le tronçon longeant l'ancien magasin “chez Willy”.
Avec les journées qui s'écourtent, le danger ne fera que croître pour les enfants partant à l'école tôt le matin, et pour leurs aînés qui se rendent à l'université le dimanche soir ou qui en reviennent le vendredi, avec leurs valises, en n'ayant d'autres choix que d'emprunter la chaussée.
Je n'ignore pas les efforts en cours pour améliorer la propreté publique et la qualité des infrastructures. Je me rends par ailleurs bien compte que vu l'étendue de notre territoire, la nature de notre bâti, et le comportement déplorable de trop nombreux concitoyens, ces efforts seront lents à porter tous leurs fruits. Mais il me semble que l'on peut se fixer des priorités et que les chemins empruntés par les enfants pour se rendre à l'école ou rejoindre les transports en commun devraient faire partie de ses priorités avec pour impératif absolu qu'à aucun moment ils ne doivent marcher sur la route alors que des trottoirs ou des accotements sont normalement disponibles.
J'aimerais vous entendre sur la manière dont vous priorisez le travail de vos services. Disposez-vous d'une liste des axes à surveiller prioritairement ? Sur quels critères, ces priorités sont-elles établies ? Vos effectifs vous permettront-ils d'atteindre vos objectifs dans le contexte financier difficile que notre Ville connait ?
Je vous remercie de votre attention.
Entend l'intervention de Madame la Conseillère Sylvie Carallo, la réponse de Monsieur l'Echevin Eric Goffart et la réplique de Madame la Conseillère Sylvie Carallo.
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