Cette intervention est regroupée avec la question écrite de Monsieur le Conseiller communal Tanguy Luambua " Une douche froide pour les usagers : les abris qui n'abritent pas " portant sur le même sujet.
Inaugurée en grande pompe fin du mois dernier, c’est peu de dire que la nouvelle esplanade de la gare centrale à Charleroi fait couler beaucoup d’encre… et d’eau.
Comme nous l’ont dit de nombreux usagers, esthétiquement, ça change et dans l’ensemble, ça fait plus neuf, plus moderne. Mais quand on regarde l’aspect pratique, c’est une véritable claque : les abribus prennent l’eau à chaque pluie. Ce sont donc des centaines de voyageurs qui sont contraints, lors d’averses, de rester debout, parapluie en main pour attendre leur bus.
« C’est très beau, mais ça ne protège de rien. » « Ca a été fait pour être joli, mais on n’a vraiment pas pensé aux usagers. » « Comme toujours à Charleroi, on dépense des thunes pour des trucs soi-disant jolis mais qui servent à rien. » Des critiques comme celles-ci, on en a eu par dizaines. Et c’est peu de dire que nous partageons ce point de vue.
Interrogés, les responsables du TEC ont déclaré prendre acte des remarques. « Mais les installations étant flambant neuves, il n’y aura pas de modifications. Une réponse tout bonnement inacceptable.
Ces abribus ont été, certes validés par le TEC, mais aussi par le fonctionnaire délégué de la région wallonne et par la ville de Charleroi.
Nos questions sont donc les suivantes :
- Comment la ville, tout comme les autres personnes responsables de ce projet, ont-ils pu passer à côté d’une telle problématique, surtout dans un pays où il pleut en moyenne 199 jours par an ?
- Allez-vous accepter cette « réponse » du TEC ou allez-vous exiger des aménagements rapides ?
Lorsque l’on prétend, comme c’est le cas à Charleroi, vouloir favoriser l’utilisation de transports en communs, la moindre des choses est de prendre en considération le confort de ses utilisateurs, et non d’effectuer des aménagements esthétiques mais inutilisables comme c’est le cas ici.
Entend l'intervention de Madame la Conseillère Pauline Boninsegna, la réponse de Monsieur le Bourgmestre Paul Magnette et la réplique de Madame la Conseillère Pauline Boninsegna.