Travaux de la rue du Port (N581), un cataplasme sur une jambe de bois - Demande d'intervention par Monsieur le Conseiller communal Maxime FELON
Chers membres du Collège,
Par le passé, j’avais déjà évoqué avec vous la dangerosité de la N581 – rue du Port. Pour rappel, c’est un axe très fréquenté puisqu’il permet d’accéder rapidement à Charleroi sans devoir traverser Marchienne-Etat. Il dessert également Monceau-sur-Sambre, Roux, La Docherie et Dampremy.
Il est bon de se rappeler que c’est un axe particulièrement accidentogène et mortel pour les usagers de la route.
Après un énième accident en 2021, je vous avais déjà indiqué la nécessité d’interpeller la Région wallonne (autorité compétente) sur le fait de procéder à des aménagements. En parallèle, j’avais également interpellé le Gouvernement wallon sur cette problématique.
Aussi bien le ministre de la Mobilité (P. HENRY) que la ministre de la Sécurité routière (V. DE BUE) m’avaient apporté des réponses positives, en m’indiquant qu’un important montant serait consacré et en me spécifiant les différents travaux qui seraient effectués dans un avenir proche.
Avec un peu de retard, ces travaux ont eu lieu et il faut être réaliste, il y a de quoi déchanter.
En effet, hormis la construction d’un muret en bordure de route sur les parties aériennes, la mise en évidence des passages piétons en rouge et la pose d’un revêtement ocre sur les parties piétonnes, ainsi que le placement d’ilots centraux, on est à même de se poser la question s’il y a réellement eu une réflexion sur l’amélioration de cet axe dangereux.
En effet, aujourd’hui, cette voirie me paraît dangereuse, si pas plus par rapport au passé.
Dans un premier temps, les piétons ne sont plus en sécurité. En effet, le fait de poser tout un revêtement ocre donne l’impression que la partie piétonne est devenue une autoroute pour cyclistes. Aucun panneau n’indique l’obligation de cohabitation entre les usagers faibles.
Ensuite, les garde-corps n’ont pas été tous été remplacés. Les stigmates du passé sont toujours présents puisque de nombreuses barrières sont tordues ou défoncées.
Aussi, les ilots centraux, moins larges qu’avant, donnent le sentiment qu’il est possible de rouler plus vite. Pire, que ce soit dans le tournant au-dessus du Canal Charleroi-Bruxelles ou justs à proximité de l’intersection avec la rue du Chenois, ces nouvelles localisations peuvent constituer un véritable danger car elles ne sont souvent visibles qu’à quelques mètres de distance.
On peut également ajouter le problème de l’éclairage, notamment dans le tournant sur les parties aériennes, qui n’a pas été renforcé, ni remplacé (car souvent en panne). Je regrette également que le marché ne prévoyait pas l’enlèvement de la végétation présente sur les œuvres d’art.
Pour terminer de dresser le tableau, on ne peut que déplorer la réalisation du chantier, qui donné lieu à l’abandon, à différents endroits, de déchets de béton, de signalisation, ou autre.
J’avais également plaidé pour l’installation de radars. On m’indique que la Wallonie ne prévoit pas d’en placer pour le moment.
En conclusion, la population a la nette impression que l’ensemble de ces travaux peuvent s’assimiler à un emplâtre sur une jambe de bois.
Dès lors, pourriez-vous m’indiquer si vous avez échangé avec l’autorité de tutelle sur les aménagements qui sont encore à réaliser ? Avez-vous des informations sur le devenir des déchets, générés par ce chantier, qui sont restés sur place ?
Qu’est-il prévu pour renforcer la sécurité des piétons ?
Pourriez-vous m’informer sur le placement futur de radars permettant, enfin, de réduire la vitesse sur cet axe ?
D’avance, je vous en remercie
Entend l'intervention de Monsieur le Conseiller Maxime Felon, la réponse de Monsieur l'Echevin Xavier Desgain et la réplique de Monsieur le Conseiller Maxime Felon.