Le 10 février, les enseignant(e)s étaient en grève pour exprimer leur ras-le-bol face au mépris et au manque de respect du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le slogan de la CGSP Enseignement était très clair : « Stop à la surcharge de travail. La barque est pleine. »
Mais ils n’étaient pas les seuls à faire entendre leur colère ce jour-là. Ainsi, en marge de la manifestation à Bruxelles, les accueillant(e)s temps libre et le personnel du SNB (Service de nettoyage des bâtiments) ont également débrayé à Charleroi. En soutien à leurs homologues de l’enseignement, mais aussi pour se plaindre du manque de considération de la majorité carolo à leur égard.
Une délégation était présente devant l’Hôtel de ville et nous avons pu recueillir leurs témoignages.
« Nous manquons cruellement de personnel. On doit parer au plus urgent. Il n’est pas rare que certaines doivent se rendre en urgence dans une autre école car il n’y a personne de disponible. On doit le faire à nos frais, même si on n’a pas de voiture. »
« On est les oubliés des écoles. Depuis le début de la crise, les ATL encadrent les enfants même en cas de suspension des cours. Le personnel de nettoyage subit les normes et leurs changements réguliers. Et pour quelle reconnaissance ? On n’a même pas eu droit à la prime covid. Sauf dans l’enseignement libre, où les écoles offrent 100€ de chèque conso. Dans le communal, rien, pas même un merci ! »
« Le politique ne se rend pas compte de notre travail. Nous faisons parfois 3 pauses : matin, midi, soir. Et parfois dans des écoles différentes ! Tout ça pour un salaire de misère et avec une incertitude complète quant à notre emploi. En août, on ne sait parfois pas si on sera prolongées, si on nous change d’établissement,… »
Pour la plupart, ces revendications ne sont pas neuves. Nous les avions même relayées il y a 2 ans et, Madame Patte, vous aviez déclaré entendre le malaise du personnel, le prendre en considération et réfléchir aux mesures à prendre. Mais rien n’a changé…
Comme pour les enseignants, la barque est pleine ! Ce n’est pas de « merci » ou de promesses en l’air dont ont besoin ces travailleuses et travailleurs, mais d’engagements clairs, à savoir :
- Des engagements supplémentaires, pour leur permettre d’effectuer leur travail correctement et éviter cette politique de l’urgence et ces changements d’affectations au jour le jour au gré des absences de leurs collègues ;
- Des primes covid, comme le reste du personnel des écoles ;
- La fin de la politique du CDD renouvelable en septembre et, donc, des nominations leur garantissant une reconduction automatique et une sécurité d’emploi.
Allez-vous, cette fois, entendre la colère de ces travailleuses et travailleurs et prendre ces engagements clairs ?
Entend l'intervention de Monsieur le Conseiller Thomas Lemaire, la réponse de Monsieur le Bourgmestre Paul Magnette et de Madame l'Echevine Julie Patte et la réplique de Monsieur le Conseiller Thomas Lemaire.