Les dernières semaines, 2 articles de presse dans les journaux ont attiré toute notre attention. Le premier laisse la parole à un multi propriétaire qui possède une quarantaine de bâtiments situés en grande partie à la rue de la Montagne, mais pour la plupart vides. La ville n’a pas réagi au coup de gueule de Mr Marotta qui possède tout de même 40 bâtiments commerciaux à Charleroi.
L’autre relate le nouveau projet Immobilier de Engelstein à la ville basse avec hôtel, horeca et appartements, homme bien connu pour avoir acheté aux alentours de 2005 presque la moitié de la ville basse, un projet dont il n’est pas sûr qu’il aboutira, à cause de certaines clauses suspensives.
En 2022, le site charleroicommerce.be recensait pas moins de 1200 cellules vides à Charleroi dont une grande partie se trouve dans le centre-ville. Des outils existent, comme l’observatoire du commerce, Go Shop ou encore « Objectif proximité » mais cela ne suffit pas, comme le démontrent les chiffres fournis par l’Echevine du commerce en août dernier : chaque année le nombre de commerces qui ouvrent peine à compenser les fermetures et déménagements (sur 2,5 ans 168 ouvertures pour 163 fermetures ! une balance positive d'à peine 5 commerces entre 2020 et août 2022). Et ce sont les commerces locaux qui peinent le plus à s’implanter.
La question peut alors se poser sur la pertinence de garder autant de cellules vides qui, entre les travaux constants dans notre ville et la crise actuelle, risquent de ne pas trouver acquéreur avant très longtemps. Certaines communes, conscientes de ce fait qui n’est évidemment pas que du ressort de Charleroi, offrent des avantages fiscaux aux propriétaires de magasins qui les transforment en logement. Ce n’est pas le cas à Charleroi.
Notre vision, au PTB, en matière de logement et de commerce, est claire : les logements vides doivent être occupés, il faut développer les logements publics dans les quartiers et le centre-ville et soutenir les commerces (particulièrement les commerces de proximité).
Que répondez-vous à la critique sur la passivité de la ville en ce qui concerne sa politique de gestion de cellules commerciales?
Quelle est l’évolution du nombre de cellules vides sur les 5 dernières années ?
Quand allez-vous avoir une politique proactive en matière de transformation des cellules commerciales vides ?
Quelles sont les mesures sérieuses que vous allez prendre pour que les cellules commerciales vides ne le soient plus ?
Que pouvez-vous me dire sur les risques que le nouveau projet de Engelstein capote ?
Entend l'intervention de Madame la Conseillère Sofie Merckx, la réponse de Madame l'Echevine Babette Jandrain et les répliques de Monsieur Jean-Noël Gillard et de Madame la Conseillère Sofie Merckx.