Exposé
Projet de décision
Cette intervention est regroupée avec l'intervention de Monsieur le Conseiller Jean-Noël Gillard "Où va la mobilité à Charleroi ?", portant sur le même sujet.
Madame l'Échevine,
Monsieur le Bourgmestre,
Suite aux mesures de mobilité présentées le 12 juin dernier, le groupe MR se réjouit que plusieurs de nos propositions de longue date aient enfin été entendues. L'élargissement de la gratuité du stationnement, la simplification des zones, la création de parkings de proximité : ce sont des décisions de bon sens, attendues par de nombreux Carolos depuis longtemps. Pouvez-vous faire le point sur ces mesures ?
Mais cela ne peut pas nous faire oublier une autre réalité, plus problématique : la méthode utilisée pour fonder ces mesures soulève de vraies questions.
Vous vous appuyez principalement sur une enquête en ligne, qui a recueilli environ 4.500 réponses. Or cette enquête était totalement ouverte, sans aucune vérification d'identité ou de lien avec Charleroi. On ne sait pas qui a répondu, ni combien de fois. Ce genre de consultation, aussi accessible soit-elle, ne garantit ni la fiabilité ni la représentativité des réponses. Et elle ne peut en aucun cas servir de base sérieuse pour prendre des décisions aussi importantes.
D'ailleurs, cette consultation a été menée via un simple formulaire Google. Cela permet à n'importe qui de participer, même plusieurs fois, sans contrôle. Et pourtant, des mesures sont mise en marche sur cette base. Cela pose une vraie question de légitimité.
Quel regard portez-vous sur ce type de consultation, qui ne respecte aucun cadre légal ni aucune méthode transparente ? Peut-on vraiment prendre des décisions publiques majeures sur cette seule base ?
Je rappelle qu'il existe, dans le Code de la démocratie locale, des procédures officielles de consultation populaire. Elles sont encadrées par des règles strictes, qui assurent une réelle participation démocratique. Pourquoi ne pas avoir utilisé ces outils ?
Par ailleurs, cette démarche ne respecte pas non plus le décret wallon du 1er avril 2004, qui impose à chaque commune d'élaborer un Plan Communal de Mobilité. Ce plan doit s'appuyer sur un vrai diagnostic, une vision à long terme et une coordination avec les autres niveaux de pouvoir. Or ici, aucun plan ne nous a été présenté, aucun diagnostic, aucun lien avec les plans régionaux. Cela pose un vrai problème, à la fois légal et démocratique. Une politique de mobilité ne se construit pas sur un formulaire en ligne. Elle doit reposer sur un cadre solide, légal et participatif.
Je vous remercie pour votre réponse.
Entend l'intervention de Monsieur le Conseiller Nicolas Tzanetatos, la réponse de Madame l'Echevine Alicia Monard et la réplique de Monsieur le Conseiller Nicolas Tzanetatos.
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