Chers membres du Collège,
Récemment, la Ministre du Patrimoine, Mme Valérie DE BUE, a annoncé l'initiative de créer une zone de protection autour de sept beffrois wallons ainsi que de la Cathédrale de Tournai.
Cette démarche, proposée par l'Agence Wallonne du Patrimoine (AWAP), vise à préserver les perspectives vers et depuis ces monuments emblématiques.
Toutefois, elle semble introduire des complexités administratives supplémentaires pour nos citoyens, notamment l'obligation de consulter l'AWAP et le service des Sites et Fouilles pour les démarches liées aux permis d'urbanisme.
Bien que le contenu précis du CP ne soit pas accessible, le site de la Ministre annonce une prochaine enquête publique. Cette révélation soudaine, survenant en fin de mandature, a suscité l'étonnement des villes concernées, toutes engagées dans la préservation de notre patrimoine.
Les implications de cette zone de protection pourraient être considérables. Il est suggéré que celle-ci englobe non seulement les espaces directement visibles depuis les beffrois, mais également les zones d'où les beffrois sont visibles, potentiellement incluant des secteurs comme La Docherie ou Dampremy. Est-ce bien le cas ?
De plus, cette mesure pourrait entraver l'organisation d'événements festifs et les rassemblements citoyens, ce qui soulève des préoccupations majeures.
Ma première interrogation est donc la suivante : cette décision a-t-elle été prise en concertation avec vous ? Si non, ne pensez-vous pas que cela pourrait affaiblir l'autonomie communale, principe auquel nous sommes tous attachés ?
En conclusion, alors que nous œuvrons à revitaliser notre ville, cette politique pourrait-elle entraver nos efforts ? L'augmentation des démarches administratives pour les investisseurs signifierait plus de contraintes, plus d'avis à obtenir, des coûts accrus et des délais prolongés avant la concrétisation des projets.
Je vous remercie par avance pour l'attention portée à ces questions et pour vos réponses éclairées.
Entend l'intervention de Monsieur le Conseiller Maxime Felon, la réponse de Monsieur l'Echevin Maxime Hardy et la réplique de Monsieur le Conseiller Maxime Felon.