Règlement redevance communale pour le traitement des dossiers d’urbanisme – Exercices 2026 à 2030 inclus
Vu les articles 41, 162 et 173 de la Constitution ;
Vu le décret du 14 décembre 2000 (M.B. 18-01-2001) et la loi du 24 juin 2000 (M.B. 23-09-2004) portant assentiment de la Charte européenne de l’autonomie locale, notamment l’article 9.1 de la Charte ;
Vu le Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation, notamment l’article L1122-30 ;
Vu le Code de développement territorial;
Vu les dispositions légales et réglementaires en matière d’établissement et de recouvrements des redevances communales ;
Considérant que le service de l’urbanisme est amené à répondre à un grand nombre de demandes de citoyens, ou à fournir un grand nombre de services aux citoyens, qui ne ressortent pas des missions légales de la Commune ;
Considérant les répercussions financières et organisationnelles de ces demandes et services ;
Considérant que, s’agissant d’une redevance, la solution de principe est le vote d’un règlement prévoyant la récupération des dépenses en fonction des frais réels exposés par la commune ; que, néanmoins, par souci de pragmatisme, la jurisprudence autorise une facturation sur base d’un ou de plusieurs forfaits afin d’éviter que les communes qui ne le souhaiteraient pas, ne soient pas obligées d’établir, dans chaque cas d’espèce, un décompte des frais ;
Considérant que les forfaits retenus par le règlement se situent dans une fourchette raisonnable par rapport au travail effectué dans chaque cas d’espèce ;
Vu les recommandations émises par la circulaire du 11 septembre 2025 relatives à l'élaboration des budgets des communes de la Région wallonne, pour l'année 2026;
Vu la communication du dossier à la Directrice financière faite en date du 29 septembre 2025 conformément à l'article L1124-40 § 1,3° et 4° du Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation;
Vu l'avis rendu par la Directrice financière en date 30 septembre 2025 et joint en annexe;
Vu la situation financière de la commune ;
Vu que la commune doit se doter des moyens nécessaires afin d'assurer l'exercice de sa mission de service public;
DECIDE par 18 voix pour ( MR-LE et ECOLO) et 5 voix contre ( Be Genappe) :
Article 1 : d’établir, pour les exercices 2026 à 2030 inclus, une redevance communale pour le traitement des dossiers d’urbanisme.
Le présent règlement vise :
- Le traitement des dossiers de permis d’urbanisme, d’urbanisation, de modification de permis d’urbanisation, de modification de permis d’urbanisme soumis à la procédure fixée par les articles D.IV.15 - D.IV.16 - D.IV.17 - D.IV.32 à D.IV.43 - D.IV. 46 et D.IV.47 du CoDT,
- Le traitement des certificats d’urbanisme 2 sollicités en application des articles D.IV.18, D.IV.19, D.IV20, D.IV.21 du Codt ;
- Le traitement des dossiers en matière d’abattage d’arbres, haies et allées.
Article 2 : la redevance est due par la personne physique ou morale qui introduit la demande et ce quelle que soit l’issue de la demande ;
Article 3 : la redevance, due à la notification de la décision finale, est de :
- 30 € pour les demandes d'abattage d'arbres, haies, allées visés à l'article D.IV.4-11° et 12° du Codt;
- 20 € par formulaire validé de demande d’abattage d’arbre non voyant et ne faisant pas parti du Codt
- 200 € pour les dossiers de permis d’urbanisme, d’urbanisation, de modification de permis d’urbanisation, de modification de permis d’urbanisme. Si l’un des permis précités a nécessité l’avis de service(s) ou commission(s), une redevance forfaitaire supplémentaire de 50 euros sera due en sus du montant précité.
- 200 € pour les certificats d’urbanisme 2. Si le certificat d’urbanisme 2 a nécessité l’avis de service(s) ou commission(s), une redevance forfaitaire supplémentaire de 50 euros sera due en sus du montant précité.
Article 4 : la redevance est due à la notification de la décision finale
Article 5 : sont exonérées de la redevance, les demandes introduites par les personnes morales de droit public ;
Article 6 : en cas de non paiement de la redevance à l’échéance, conformément à l’article L 1124-40 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, le débiteur sera mis en demeure par courrier recommandé. Les frais administratifs inhérents à cet envoi seront mis à charge du redevable et s’élèveront à 10 euros. Ce montant sera ajouté au principal sur le document de rappel et sera également recouvré par la contrainte prévue à cet article. En cas d’inapplicabilité de l’article L1124-40 du CDLD, le recouvrement s‘effectue devant les juridictions civiles compétentes.
Article 7 : la présente délibération sera transmise au Gouvernement Wallon conformément aux articles L3131-1 et suivants du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation.
Article 8 : le présent règlement entre en vigueur le 5ème jour qui suit celui de sa publication conformément aux articles L1133-1 et -2 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation.
Article 9 : Le traitement de données à caractère personnel nécessaire à la mise en œuvre du présent règlement se fera suivant les règles suivantes :
- Le responsable du présent traitement : Ville de Genappe
- Finalité du traitement : Établissement de la taxe
- Les méthodes de collectes de ces données sont : demande d'obtention de documents légaux par la population
- Les principales données vous concernant sont :des données d'identification personnelles (nom, prénom, numéro de registre national, n° BCE...), des coordonnées postales et de contact, des données permettant de vérifier l'exact établissement de la taxe (date d'inscription à l'adresse du domicile...), des données permettant d'accorder une exonération totale ou partielle (si vous pouvez en bénéficier), des données relatives à un plan de paiement ou demande de plan de paiement, le montant des taxes dont vous êtes redevables et l'état de paiement de celles-ci, la composition de ménage, les données personnelles du codébiteur.
- Communication des données : Ces données ne seront communiquées qu'à des tiers autorisés, par ou en vertu de la loi, notamment en application de l'article 327 du Code des impôts sur les revenus, mandatés par la commune (huissiers, avocats...) ou agissant en tant que sous-traitant ;
- Durée de conservation des données : La commune s'engage à conserver les données pour un délai de 30 ans et à les supprimer par la suite ou à les transférer aux archives de l'Etat.