Approbation des dénominations de deux passerelles, trois places et quinze voiries dans le cadre du projet écoquartier sur le site de Coronmeuse.
Le Conseil communal,
Vu l’article L 1120-30 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation ;
Vu le décret du 28 janvier 1974 relatif aux noms des voies publiques, tel que modifié le 3 juillet 1986 ;
Vu la circulaire du 7 décembre 1972 portant Dénominations des voies et places publiques, publiée au MB le 23 décembre 1972 ;
Vu l'avis de Madame Martine Willems, responsable du contrôle des noms de rue pour la province de Liège à la Commission royale de Toponymie et de Dialectologie du 20 octobre 2020 ;
Considérant que vingt nouveaux lieux, voiries, places et passerelles, présents sur le site de l'écoquartier de Coronmeuse sont à dénommer pour des raisons de sécurité et d'ordre public ;
Considérant que la sous-commission de toponymie s’est réunie en date du 7 octobre 2020 et a retenu, à la majorité des suffrages, les propositions de dénomination suivantes:
- "Promenade des Jardins d'Eau ;
- "Chemin de la Canopée";
- "Chemin de l'Equerre";
- "Passerelle des Reflets";
- "Passerelle des Plaisanciers";
- "Impasse du Petit Bois";
- "Place du Grand Palais";
- "Voie Florence Arthaud".
Considérant l'avis favorable de la Commission royale de Toponymie et de Dialectologie qui souligne le choix d'un ensemble cohérent et structuré de dénominations, soit en rapport avec la nature du lieu, soit qui évoque l'histoire de Coronmeuse, mais qui souligne que l'othographe exacte du "chemin de l'Equerre" est "chemin de l'Équerre", avec un accent sur le "E";
Considérant la volonté du Collège communal de proposer des dénominations regroupées en trois catégories :
1. Les toponymes relatifs à la nature et à l’histoire du site (7 dénominations);
2. Les propositions patronymiques (8 dénominations) :
- 7 dénominations féminines;
- 1 dénomination masculine;
3. Les toponymes tournés vers l’avenir et la modernité qu’incarne le futur éco-quartier (5 dénominations).
Considérant que pour la première catégorie "toponymes relatifs à la nature et à l’histoire du site", la volonté du collège communal est de proposer les dénominations :
- "Promenade des Jardins d'Eau " ;
- "Chemin de la Canopée";
- "Chemin de l'Équerre";
- "Passerelle des Reflets";
- "Passerelle des Plaisanciers";
- "Impasse du Petit Bois";
- "Place du Palais des Expositions"
Considérant que pour la deuxième catégorie "propositions patronymiques", la volonté du Collège communal est de proposer les dénominations suivantes :
- « Place Rosa Parks » : Rosa Louise McCauley Parks, dite Rosa Parks, née le 4 février 1913 à Tuskegee en Alabama (États-Unis) et morte le 24 octobre 2005 à Détroit dans le Michigan, est une femme afro-américaine, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, surnommée « mère du mouvement des droits civiques » par le Congrès américain. Rosa Parks, 43 ans, devient pourtant célèbre le 1er décembre 1955 à Montgomery (Alabama) pour avoir refusé de céder sa place à un passager blanc dans l'autobus conduit par James F. Blake. Arrêtée par la police, elle se voit infliger une amende de quinze dollars. Le 5 décembre 1955, elle fait appel de ce jugement. Un jeune pasteur noir de vingt-six ans, Martin Luther King, avec le concours de Ralph Abernathy, pasteur de la Première église baptiste d'Amérique, lance alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui dure 380 jours. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême des États-Unis casse les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles.
- « Voie Gisèle Halimi » : Voie rendant hommage à Gisèle Halimi (1927-2020), avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne. De par sa profession et son engagement, elle est amenée à défendre, à partir des années 1950, des militants de l'indépendance de l'Algérie dont des membres du FLN. À partir de l'année 1960, elle assure la défense de l'activiste et militante Djamila Boupacha, accusée de tentative d'assassinat puis torturée et violée, en détention, par des soldats français. Aux côtés de Simone de Beauvoir, elle médiatise ce procès afin de mettre en lumière les méthodes de l'armée française au moment de la guerre d'Algérie. Figure du féminisme en France, elle est la seule avocate signataire du manifeste des 343 de 1971 réunissant des femmes qui déclarent avoir déjà avorté et réclament le libre accès à l'avortement, alors réprimé en France. Dans la foulée, elle fonde le mouvement « Choisir la cause des femmes », aux côtés de Simone de Beauvoir et Jean Rostand. En 1972, lors du procès de Bobigny, son action en tant qu'avocate de femmes accusées d'avortement illégal permet l'acquittement de trois des accusées ainsi qu'un sursis pour la quatrième, et contribue à l'évolution vers la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse, en 1975. De même, sa stratégie de défense médiatisée de deux jeunes femmes victimes en 1974 d'un viol collectif jugé en 1978, Anne Tonglet et Araceli Castellano, contribue à l'adoption d'une nouvelle loi en 1980, définissant clairement l'attentat à la pudeur et le viol, permettant de reconnaître ce dernier comme un crime, alors qu'il était traité jusque-là le plus souvent comme un délit en droit français. Militant pour la parité en politique, elle obtient en 1982 le vote d'un article de loi autorisant des quotas par sexe aux élections, mais le texte est annulé par le Conseil constitutionnel. Aux côtés de Robert Badinter, elle est à l'origine de la loi abrogeant la distinction de la majorité sexuelle pour les rapports homosexuels. À partir de 1985, elle occupe plusieurs fonctions successives à l'UNESCO (ambassadrice de la France, présidente du comité des conventions et des recommandations) puis à l'Organisation des Nations unies (conseillère spéciale de la délégation française à l'Assemblée générale, rapporteuse pour la parité entre hommes et femmes dans la vie politique).
- « Voie Thérèse Minette » : dénomination rendant hommage à Thérèse Minette de Tillesse de son nom de jeune fille (1865-1963). Née à Liège, cette résistante a fait partie du réseau de renseignements La Dame Blanche pendant la Première Guerre mondiale et du réseau Clarence pendant la Deuxième Guerre mondiale. Avec son mari, l’ingénieur Henri de Radiguès de Chennevière, elle organise un service d'évasion en août 1914 pour aider des soldats français. Malgré une arrestation qui lui valut 15 jours de cachot, Thérèse Minette continuera d’opposer une résistance active aux allemands, en tant que chef du peloton 49, au sein du réseau de renseignements de la "Dame Blanche" du liégeois Walther Dewé. Elle s’illustre dans la direction de 26 agents et fait partie du "conseil de réserve féminin" de l'organisation (en tant que sous-commandante). Après la Première Guerre mondiale, Thérèse Minette reçoit la croix d'officier du British Empire pour services rendus. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Thérèse Minette a 75 ans. Elle rejoint alors “Clarence”, le nouveau réseau mis en place par Walther Dewé, et fait partie du comité de direction avec quatre autres femmes. Le 14 juin 1944, Walther Dewé est abattu par les Allemands à Ixelles alors qu'il se rend chez Thérèse Minette. Celle-ci est arrêtée et interrogée mais, se faisant passer pour sénile devant les Allemands, elle relâchée et mise en liberté surveillée. Après la guerre, elle est nommée capitaine des Services de Renseignements et d’Action. Thérèse Minette décède en 1963 à Forest.
- « Voie Amélie Hamaïde » : rendant hommage à Madame Amélie Hamaïde (Liège, 1888 – Bruxelles, 1970), enseignante, orthophoniste et pédagogue belge, qui fonda l’école Hamaïde, après avoir collaboré avec le docteur Ovide Decroly dont elle continua d’appliquer les innovations pédagogiques. Elle fut la rédactrice de la Méthode Decroly, dont les principes fondateurs - « l’enfant au centre » et la globalisation -, ainsi que les fondamentaux d’enseignement sont toujours appliqués aujourd’hui. Amélie Hamaïde, portée par les luttes féministes de son époque, fonde son idéologie sur la conception du féminisme d’Isabelle Gatti de Gamond, dont elle intègre le cours, et qui a fait de l’éducation le pivot de son combat : l’égalité politique passe par l’indépendance, entre autres financière, que permet l’émancipation intellectuelle. Après un régendat scientifique, elle est d’abord préceptrice en France avant de devenir assistante d’Ovide Decroly et institutrice à Bruxelles, dans la section préparatoire de l’école moyenne C pour filles, dirigée par Lily Carter, ancienne professeure au cours Gatti de Gamond. L'itinéraire professionnel d’Amélie Hamaïde suivra alors celui du docteur Decroly, dans une répartition très sexuée des rôles. A lui, les recherches et le devant de la scène. A elle, les expérimentations de terrain, réputées moins nobles, et le sacerdoce professionnel et personnel qui éloigne les femmes de la recherche universitaire pour les attacher aux rôles maternels, éducatifs et familiaux. A la mort de Decroly en 1932, elle apparaît comme son héritière naturelle en reprenant toutes ses fonctions en Belgique mais aussi à l’extérieur, en particulier comme représentante belge de la ligue internationale de l'Éducation nouvelle. Toutefois, une « guerre de succession » amènera Amélie Hamaïde à prendre ses distances avec l’entourage de Decroly et à quitter l’école Decroly de l’Ermitage qu’elle dirigeait depuis 10 ans. En 1934, elle fondera alors l’école Hamaïde, non sans amertume face au manque de reconnaissance et de considération pour une vie sacrifiée à ce qu’elle appelle son « Œuvre ». Amélie Hamaïde est également l’auteur de nombreux écrits pédagogiques, de conférences en Belgique et à l’étranger ; elle a été reconnue officier de l'Ordre de Léopold, chevalier de l'Ordre de la Couronne et de l'Ordre de Léopold II et Croix civique de première classe. La pédagogie Decroly aurait sûrement eu un autre visage, voire aurait pu disparaître, sans l’action essentielle d’Amélie Hamaïde, qui travailla aux côtés du pédagogue, en expérimenta les théories et rédigea La méthode Decroly (ed. Delachaux et Niestlé, 1922), outil majeur de sa diffusion. Amélie Hamaïde en fut à la fois la gardienne, la praticienne et le porte-voix.
- « Place Marguerite Coppin » : rendant hommage à Madame Marguerite Aimée Rosine Coppin (Bruxelles, 2 février 1867 – Angleterre, 1931) est une féministe, poète, romancière, théosophe et traductrice belge. Elle est l’auteur, entre autres, de Ressort cassé (1889), Le troisième Sexe et Hors Sexe (1890). Elle sera accusée d’atteinte aux bonnes mœurs car son roman Hors Sexe inciterait à l’amour contre nature et évoquerait un monde où la ligne de démarcation indubitable entre les sexes s’inscrit en pointillés. Résolument féministe, interrogeant les notions de genre, de suprématie masculine et de normes sociétales et de rôles, Marguerite Coppin ne fit pas seulement scandale par ses œuvres littéraires mais aussi par son comportement, roulant à vélo, sa jupe attachée à chaque cheville pour imiter un pantalon. Elle concevra un vêtement pratique et confortable, semblable à un pantalon, que les femmes pouvaient utiliser pour faire de la bicyclette. L’œuvre romanesque de Marguerite Coppin est habitée par des récurrences : la question de l’amour, du mariage et du statut des femmes à une époque où c’est le mariage qui donne à la femme la stabilité d’un statut social et où on se met à naturaliser le lien entre le mariage et l’amour. Ses livres exposent les difficultés qu'éprouve une femme sans fortune et sans références culturelles solides, quand elle essaie de vivre et de penser autrement qu'en suivant les rails du mariage. Les théories mystico-ésotériques, populaires à l’époque, lui font entrevoir une ouverture vers un monde où l’on peut se dégager de la pesanteur que constitue le sexe pour une femme. Néanmoins, elle ne peut s’en contenter et n’a de cesse d’aspirer à ce que les femmes puissent se comporter comme les hommes. Ce souhait traverse son œuvre et transcende tous les jeux sur le genre rendus possibles par le travestissement ou par une indécision du sexe sous la forme « l’un et l’autre », ou « ni l’un ni l’autre ». Une médaille de Bronze lui sera décernée pour son œuvre poétique lors de l‘Exposition internationale et Universelle de Liège de 1905. Après près d'un siècle d'oubli, Marguerite Coppin connaît un regain d'intérêt et certaines de ses œuvres sont rééditées, bon nombre des considérations de l’époque trouvant encore un écho aujourd’hui. Ainsi, les actuelles mises en cause de spectacles pour « sacrilège » nous rappellent que la liberté d’expression n’est jamais définitivement acquise, tandis que les inégalités que l’on continue de constater justifient pleinement que le combat pour la parité et l’équité ne soit pas abandonné.
- « Voie Victoire Cappe » : dénomination rendant hommage à Victoire Cappe (1886-1927), fondatrice et promotrice du mouvement social-chrétien féminin en Wallonie. Elle crée, en 1907, à Liège, le « syndicat de l’aiguille », organisation féminine qui ne s’apparente ni au patronage, ni à une œuvre d’apostolat religieux. Son but est de développer l’éducation sociale et politique des ouvrières, parmi les plus misérables. Par la formation, l’action et l’organisation des femmes, Victoire Cappe œuvre à leur intégration économique, culturelle et sociale. Ce syndicat deviendra le noyau d’un important réseau d’œuvres féminines à caractère social et professionnel dans le double contexte du mouvement ouvrier démocrate-chrétien et du processus d’émancipation des femmes. En 1912, Victoire Cappe devient la première dirigeante du Secrétariat Général des Unions Professionnelles Féminines Chrétiennes, créé à son initiative. Après la guerre, elle s’emploie, avec Maria Baers, à structurer les différents services et les organisations qui font partie du Secrétariat Général des Œuvres Sociales Féminines Chrétiennes. À ce titre, elle est également présidente des Ligues Ouvrières Féminines Chrétiennes.
Lui attribuer une voirie pourrait mettre en lumière les premiers temps des luttes féministes en Belgique et, en particulier, à Liège.
- « Esplanade Florence Arthaud » : dénomination rendant hommage à Florence Arthaud (décédée en 2015), surnommée « la petite fiancée de l'Atlantique », navigatrice française, fut la première femme victorieuse de la Route du Rhum, en 1990. Elle s'est fait une place dans un monde essentiellement composé d'hommes. Son nom s'adapterait parfaitement pour un projet moderne, dans une zone nautique, au bord d'un fleuve qui d'une manière ou d'une autre rejoint l'Atlantique qu'elle fut la première femme à traverser en solitaire.
- « Voie Edgar Scauflaire » : dénomination rendant hommage à Edgar Scauflaire, artiste liégeois né en 1893 et disparu en 1960. Après quelques emplois de fortune, il s’inscrit aux cours du soir de l’Académie royale des beaux-arts de Liège. Parallèlement, il participe successivement à de petits groupes de jeunes artistes liégeois comme «le Cénacle», «L’Aspic», «La Caque» (fréquentée notamment par Georges Simenon). Il rencontre le succès, à partir de 1936, avec des expositions organisées dans toute l’Europe ; notamment à Paris, Venise et Milan. Une rétrospective de son œuvre est organisée au Musée des Beaux-Arts de Liège en 1958. Lors de l’Exposition internationale des techniques de l’Eau de 1939, il lui fut confié la décoration du Palais du Tourisme, bâtiment aux allures de paquebot, magnifiquement bien situé au bord du fleuve.
Considérant que pour la troisième catégorie "toponymes tournés vers l’avenir et la modernité qu’incarne le futur éco-quartier", la volonté du Collège communal est de refléter, dans la toponymie, la modernité de ce projet de développement judicieusement dénommé « Rives Ardentes », tellement représentatif de Liège et de son devenir et de proposer les dénominations suivantes :
- « Voie de l’Univers » : L’Univers est l’ensemble de tout ce qui existe. Liège, avec les activités de son Centre Spatial universitaire (CSL) construit, depuis plus de 50 ans, des instruments installés à bord de satellites européens (ESA) mais aussi américains (NASA), qui observent l’origine de l’Univers, des galaxies, des étoiles, du soleil et des planètes. Une Voie de l’Univers rappellerait non seulement l’excellence liégeoise, mais aussi l’ouverture de la Ville sur le monde, la capacité de ses citoyens à se dépasser, de ses chercheurs, artisans, entrepreneurs à franchir les frontières, à exporter leurs connaissances et leurs savoir-faire. Si le monde a eu les yeux braqués sur Coronmeuse lors des Expositions qui ont marqué son histoire, ce sera à nouveau le cas avec le Tram et le développement de l’éco-quartier. Liège observe l’Univers et l’Univers regarde Liège.
- « Chemin des Confluences » : La confluence désigne à la fois la rencontre entre deux cours d’eau et le site où se produit cette rencontre, une forme d’extrapolation en lien avec la topographie mais aussi avec la destination de l’éco-quartier. En effet, le nouveau site de Coronmeuse, avec ses quartiers résidentiels, ses zones artisanales et marchandes, son port accueillant voiliers, yachts et voyageurs se veut aussi un lieu de convergence où se rencontreront les générations, les origines diverses, les talents, sur fond de mixité économique sociale et culturelle. Des horizons différents vont y converger et s’y rencontrer dans un brassage unique et enrichissant;
- « Chemin du Regain » : Le terme de « regain » désigne à la fois l’herbe d’une prairie repoussant après la première fauchaison et, de manière plus générale, la renaissance de ce qui semblait à jamais perdu. Ce toponyme pourrait illustrer la grande modernité de l’aménagement de Coronmeuse, entièrement tourné vers l’avenir et s’élevant sur un site riche d’un passé international. Le regain évoque également les thématiques de la fraîcheur, de l’envie, de la première jeunesse que l’éco quartier entend incarner. En outre, le regain est aussi le symbole du renouveau après une crise sanitaire mondiale où la population liégeoise s’est distinguée par sa résilience et sa solidarité.
- « Voie de l’Audace » : Toponyme en lien avec ce projet innovant d’éco-quartier, qui plonge ses racines dans un lieu chargé d’histoire, qui a eu son âge d’or, a décliné et s’élance à nouveau, dans un défi écologique et économique en phase avec les valeurs de son temps, misant sur une jeunesse qui s’engage et ose sa vision audacieuse d’une société différente, durable, égalitaire, multiculturelle, intergénérationnelle et solidaire.
- « Voie de l’Ardence » : Toponyme symbolique en lien avec les notions de Cité Ardente et de Rives Ardentes, l’ardence fait référence à la sensation de piquant que laissent certaines huiles d’olive sur la langue. Douces de prime abord, elles se révèlent ensuite épicées, poivrées, piquantes, voire pimentées. Cela représente bien le caractère liégeois, à la fois cordial, chaleureux, bon enfant mais aussi bien trempé et ardent, pouvant s’enflammer facilement. Ne dit-on pas aussi de Liège qu’elle possède le tempérament le plus méridional de Wallonie?
Sur proposition du Collège communal, en sa séance du 16 avril 2021, et après examen du dossier par la Commission compétente ;
APPROUVE les dénominations suivantes :
- "Promenade des Jardins d'Eau" : voirie commençant à l’entrée du bassin portuaire, allant au bout de la darse, en longeant le parc Astrid pour aboutir sur la place Rosa Parks ;
- "Chemin de la Canopée" : voirie à mobilité douce traversant le parc Astrid de part en part pour aboutir à l’intersection du chemin du Regain et de la voie de l’Ardence ;
- "Place Rosa Parks" : place située devant le port de plaisance, bordée d'un côté par la promenade des Jardins d'Eau et la voie Thérèse Minette, et dont l'accès se fait également par la Voie Gisèle Halimi ;
- "Chemin de l'Équerre" : voirie à mobilité douce qui prend naissance d’un côté sur promenade des Jardins d’Eau et sur la passerelle des Plaisanciers pour aboutir au chemin de la Canopée;
- "Voie de l’Univers" : voirie parallèle au chemin de l'Équerre qui prend naissance sur la promenade des Jardins d’Eau, coupant le chemin de la Canopée pour aboutir perpendiculairement sur le quai de Wallonie;
- "Chemin des Confluences" : voirie parallèle au chemin de l'Équerre et à la voie de l’Univers, qui commence sur la promenade des Jardins d’Eau coupant le chemin de la Canopée pour aboutir perpendiculairement sur le quai de Wallonie;
- "Chemin du Regain " : voirie parallèle au chemin de l'Équerre, à la voie de l’Univers et au Chemin des Confluences, qui prend naissance sur la Place Rosa Parks, au point d’intersection de la promenade des Jardins d’Eau et de la Voie Thérèse Minette, croisant en son milieu le chemin de la Canopée et la Voie de l’Ardence ;
- "Voie Gisèle Halimi " : voirie en coude, prenant naissance sur la Place Rosa Parks, longeant la place du Palais des Expositions, croise la Voie de l’Ardence et aboutit sur le quai de Wallonie perpendiculairement;
- "Voie Thérèse Minette " : voirie prolongeant la promenade des Jardins d’Eau, qui prend naissance au point d’intersection de la Place Rosa Parks et du Chemin du Regain , pour aboutir perpendiculairement sur la Voie Gisèle Halimi ;
- "Voie Amélie Hamaïde " : voirie qui prend naissance à la Voie de l’Ardence et qui lui est perpendiculaire, qui est parallèle à la Voie Gisèle Halimi et qui aboutit sur le quai de Wallonie perpendiculairement;
- "Voie de l’Audace " : voirie prenant naissance à la Voie de l’Ardence et qui lui est perpendiculaire, qui est parallèle à la Voie Gisèle Halimi et à la voie Amélie Hamaïde et qui aboutit sur le quai de Wallonie perpendiculairement;
- "Impasse du Petit Bois" : impasse prenant naissance sur la Voie de l’Ardence pour aboutir sur la rue Ernest Solvay;
- " Voie Marguerite Coppin" : voirie traversant la Voie de l’Ardence pour aboutir sur le quai de Wallonie;
- "Voie de l’Ardence " : voirie prolongeant le chemin de la Canopée, qui prend naissance à l'intersection entre celui-ci et le Chemin du Regain, longeant la place du Palais des Expositions pour aboutir à des potagers collectifs prévus aux alentours de la pointe Marexhe;
- "Voie Victoire Cappe" : voirie qui prend naissance sur la Voie Gisèle Halimi et qui lui est perpendiculaire, longeant la place du Palais des Expositions, traversant la Voie Thérèse Minette et la Voie de l’Ardence, et qui aboutit au quai de Wallonie;
- "Passerelle des Reflets" : passerelle qui surplombe le bassin portuaire, prenant naissance sur la promenade des Jardins d’Eau pour aboutir sur le quai de Coronmeuse;
- "Passerelle des Plaisanciers" : passerelle prenant naissance sur la promenade des Jardins d’Eau, à hauteur du chemin de l'Équerre, surplombant le bassin portuaire pour aboutir sur le quai de Coronmeuse;
- "Voie Edgar Scauflaire " : voirie prenant naissance sur la rue Ernest Solvay pour aboutir à un parking sous terrain;
-
"Place du Palais des Expositions " : place contournée par la Voie Gisèle Halimi , la Voie de l’Ardence , la voie Victoire Cappe et la Voie Thérèse Minette ;
- "Esplanade Florence Arthaud " : esplanade située à l’intersection du Quai de Wallonie et de la voie Gisèle Halimi.
La présente délibération entre en vigueur immédiatement.
La présente délibération a recueilli l’unanimité des suffrages