Seraing
  • Décisions
  • Publications
  • À propos
  • Calendrier
Courriel par lequel M. Paul ANCION, Conseiller communal, sollicite, sur base de l’article L1122-24 du C.D.L.D., l’inscription d’un point supplémentaire à l’ordre du jour du conseil communal du 7 septembre 2026, dont l’objet est : "Vulnérabilité de Seraing face aux feux de forêt". https://www.deliberations.be/seraing/decisions/07-septembre-2026-20-00/courriel-par-lequel-m-paul-ancion-conseiller-communal-sollicite-sur-base-de-larticle-l1122-24-du-c-d-l-d-linscription-dun-point-supplementaire-a-lordre-du-jour-du-conseil-communal-du-7-septembre-2026-dont-lobjet-est-vulnerabilite-de-seraing-face-aux-feux https://www.deliberations.be/@@site-logo/logo.svg
65.5 sur 65.5
Précédent
7
Séance publique du Conseil
07 septembre 2026 (20:00)
Point N° 65.5
State
Décision
Matière
Administration générale

Courriel par lequel M. Paul ANCION, Conseiller communal, sollicite, sur base de l’article L1122-24 du C.D.L.D., l’inscription d’un point supplémentaire à l’ordre du jour du conseil communal du 7 septembre 2026, dont l’objet est : "Vulnérabilité de Seraing face aux feux de forêt".

Vu le Code de la démocratie locale et de la décentralisation et plus particulièrement l’article L1122-24 ;

Vu le courriel par lequel M. Paul ANCION Conseiller communal, sollicite, sur base de l’article L1122-24 du C.D.L.D., l’inscription d’un point supplémentaire à l’ordre du jour du conseil communal du 7 septembre 2026, dont l'objet est : "Vulnérabilité de Seraing face aux feux de forêt" et dont voici la teneur : 

"L'été que nous venons de vivre nous a prouvé combien nous sommes vulnérables aux risques d'incendie, même en Belgique. Ce sont cette fois les Fagnes qui ont brûlé pendant des jours. La Wallonie, dont près d’un tiers du territoire est couvert de forêts, est confrontée à une vulnérabilité croissante aux feux de végétation, amplifiée par les changements climatiques. Un million de ménages wallons[1] et 3 entreprises sur 4 sont situés à moins de 200 mètres d’une zone inflammable. Selon une étude de l’UGent[2], la Belgique avait déjà enregistré 234 feux de végétation à la mi-août en 2026. Par rapport à la moyenne annuelle de 62 feux sur la période 2010-2025, cela est presque quatre fois supérieur.

A Seraing, environ un tiers de notre territoire est constitué de forêts. C’est un patrimoine que nous souhaitons préserver absolument, en témoigne notamment le vote de ce conseil à l’unanimité pour la préservation du Val Saint Lambert. La carte de "Probabilité d’incendie des zones boisées en Wallonie[3]" disponible sur le portail WalOnMap réalisée par le LEMA – Uliège nous enseigne que la majorité de la forêt sérésienne est en zone de probabilité d’incendie "moyenne à élevée", avec quelques zones à probabilité "moyenne à faible" mais également quelques sites à probabilité "élevée" (le niveau le plus haut – identique à la zone incendiée dans les Fagnes).

La vulnérabilité de notre territoire face aux risques d’incendie semble donc très importante. Il convient de mettre en place les stratégies utiles pour protéger les activités humaines d’une part mais aussi notre patrimoine de biodiversité.

L’erreur serait d'attendre la catastrophe et tout faire reposer sur les pompiers. Ils font un travail formidable, mais ils interviennent en bout de chaîne. Compter uniquement sur les secours, c’est comme compter uniquement sur les urgences pour gérer la santé publique : c’est une stratégie de crise, pas une politique de prévention. C'est d'autant plus important de s'y pencher qu'on sait que c'est que les catastrophes climatiques extrême pourraient coûter jusqu'à 12 % du PIB[4] en une seule année à la Belgique d'ici 2050 si nous ne préparons pas notre territoire. Il faut passer d'une logique de crise (uniquement éteindre le feu) à une logique d'adaptation structurelle (empêcher le feu departir et de toucher les habitations). Ces risques d'incendie sont évidemment à traiter conjointement avec les autres risques et vulnérabilités que sont la sécheresse, les inondations et les atteintes à la biodiversité.

Dès lors, le collège peut-il nous renseigner sur les éléments suivants ? :

  1. La carte des probabilités d’incendie est-elle intégrée dans nos différents outils de planifications du territoire, notamment le futur Schéma de Développement Communal, les permis d'urbanisation, les certificats d'urbanisme, etc. ? Est-elle bien prise en compte dans la planification d’urgence ?

  2. Le collège envisage-t-il une étude approfondie sur le risque d’incendie en forêt, étant donné la proportion concernée sur notre commune (environ un tiers) ? Dont notamment une évaluation des bâtiments et/ou situations les plus vulnérables et des mesures de préventions à adopter ?

  3. Une coordination est-elle mise en place entre le planificateur d’urgence et le conseiller aménagement du territoire et urbanisme ? Une coordination sur ces questions existe‑t‑elle avec nos communes voisines, étant donné les grandes zones boisées que nous partageons ?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses

[1] https://www.rtl.be/actu/belgique/societe/en-wallonie-un-million-de-menages-vivent-moins-de-200-metres-dun-endroit-risque/2026-07-14/article/794632

[2] https://www.rtbf.be/article/manque-d-enquetes-peu-de-chiffres-et-pas-d-auteur-la-belgique-connait-mal-ses-feux-de-foret-et-ceux-qui-les-provoquent-11771599

[3] Carte de probabilités incendie: https://geoportail.wallonie.be/catalogue/7ae4b87a-d33f-4f5e-b0b2-46f35833c06c.html

[4] https://www.rtbf.be/article/canicule-la-facture-explose-pour-l-economie-belge-11747340",

PREND CONNAISSANCE

de la correspondance susvisée.


Accueil Plan du site Accessibilité Jobs Contact
Se connecter

Site réalisé avec le CMS Plone en collaboration avec IMIO sous licence libre - © 2026

Version 2.5.2 build 33155716910.64.1