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VSS à l'université - demande d'intervention par Monsieur le Conseiller communal Yassine BOUHAFA https://www.deliberations.be/charleroi/decisions/23-mars-2026-18-30/vss-a-luniversite-demande-dintervention-par-monsieur-le-conseiller-communal-yassine-bouhafa https://www.deliberations.be/@@site-logo/logo.svg
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Séance publique du Conseil
23 mars 2026 (18:30)
Point N° 8
State
Décision
Matière
Politique générale
Mandataire
Bourgmestre (T. Dermine)

VSS à l'université - demande d'intervention par Monsieur le Conseiller communal Yassine BOUHAFA

Cette intervention est regroupée avec l'intervention de Madame la Conseillère Rose Mangunza Munzinga "Violences intrafamiliales" et la question d'actualité de Madame la Conseillère Isabella Greco "Soutien rapide aux victimes de violences intrafamiliales" portant sur le même sujet, il y a été répondu par Madame l'Echevine Ayse Aktas. 

Madame la Présidente, Madame l'Échevine, chers collègues,

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, n'est pas un simple symbole : c'est un rappel. Celui que les droits ne sont jamais définitivement acquis, et que les violences, elles, persistent. Or, dans nos universités, nos hautes écoles, ici

à Charleroi, des étudiantes , parfois nos sœurs, nos amies, nos collègues – , sont encore victimes.

Les chiffres sont glaçants : selon l'enquête UniSAFE menée dans toute l'Europe, 62 % des personnes interrogées dans l'enseignement supérieur déclarent avoir été victimes d'au moins une forme de violence sexiste ou sexuelle. En Belgique

francophone, près d'une étudiante sur trois dit avoir subi du harcèlement moral ou sexuel pendant ses études. À l'UCLouvain, une étude interne a révélé qu'une étudiante sur cinq avait déjà subi un viol en milieu festif. Ces chiffres ne sont pas des

statistiques abstraites , ce sont des réalités qui concernent Charleroi.

Madame l'Échevine, aujourd'hui, je ne viens pas faire acte de dénonciation, mais de proposition. Non pas au nom des femmes, mais en soutien à leur parole. En tant qu'allié et élu, je me fais humble relais d'initiatives déjà portées par des étudiantes,

des associations, des professionnelles du terrain.

Voici ce que la Ville pourrait concrètement faire, en collaboration avec les établissements :

Soutenir des campagnes de prévention sur les campus : diffusion du "violentomètre", affiches sur le consentement, distribution de guides pratiques en soirée étudiante.

Rendre visibles les cellules existantes (comme la cellule NOK de la HELHa ou le futur dispositif du Pôle hainuyer) via les supports communaux et dans les Maisons de jeunes.

Organiser des permanences du Centre d'Aide aux Victimes directement dans les établissements d'enseignement supérieur.

Créer un espace de parole pour les étudiantes victimes, co-construit avec des collectifs féministes, géré de manière indépendante.

Lancer une formation croisée Ville–Haute École sur l'accueil des victimes, à destination du personnel enseignant, des éducateurs, et des cercles étudiants.

Ces mesures ne coûtent pas nécessairement beaucoup. Mais elles exigent une chose essentielle : que nous nous mettions à l'écoute, sans occuper l'espace. Que nous parlions moins pour mieux soutenir celles qui n'osent pas.

Parce que le mois de mars est, avant tout, celui des femmes pour les femmes.

Je vous remercie.

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