Monsieur l'échevin,
Ce n'est un secret pour personne : la question de la mobilité est essentielle pour les travailleurs et travailleuses qui se rendent dans le centre-ville pour leur travail. Il en va de la facilité avec laquelle on se déplace mais aussi de son coût.
Ainsi, les enseignants de l'école Notre Dame de Charleroi ont fait une action ce 22 mars 2022 devant leur école pour protester contre la nouvelle réglementation sur le stationnement. En effet, ils avaient pris des abonnements fin de l'année 2021 pour pouvoir continuer à se garer près de leur école en zone orange pour apprendre, 2 mois plus tard, que la zone passait en zone rouge et n'était plus valable.
Vous-mêmes, et l'ensemble des membres du Collège, avez été contacté pour trouver une solution. Ces mails sont restés sans réponse. À ce sujet, nous vous avons interpellés plusieurs fois sur la politique de stationnement payant de la Ville de Charleroi. Pour les quelques milliers de travailleurs qui se rendent dans le centre-ville, ça représente un coût supplémentaire de 120€ d'abonnement sur l'année, qui n'est presque jamais remboursé par l'employeur. Pour toute une série de professions à bas salaires (le personnel de nettoyage, les ATL, les petits indépendants dans la construction, le commerce, l'horeca, le personnel des écoles, et j'en passe), c'est un coût difficile à supporter. Sans compter qu'aujourd'hui les frais de déplacements des familles ont explosé avec l'augmentation des frais de carburant.
De plus, loin d'amener une solution de stationnement, le parking payant est prohibitif pour de nombreuses personnes. Ainsi, lorsqu'on est pas obligé de se rendre au centre-ville, les gens préfèrent les alternatives où le parking est gratuit. Je pense aux centres commerciaux dans les autres communes de Charleroi, les supermarchés, etc,... Restent les riverains et travailleurs qui se rendent dans les zones de parking payant pour qui le quotidien est compliqué.
Allez-vous entendre la colère des enseignants et répondre à leurs demandes très concrètes d'être, au minimum, remboursés de leur abonnement. Allez-vous, comme beaucoup de travailleurs, commerces et établissements d'horeca le demandent, proposer des solutions concrètes pour leur permettre de se stationner à moindre frais près de leur lieu de travail ?
Monsieur l'échevin, aujourd'hui, on ne peut que constater l'échec de la logique du parking payant, qui ne permet pas aux travailleurs de se garer près de leur lieu de travail, qui ne permet pas aux gens de revenir en centre-ville et d'avoir une mobilité durable. Nous attendons que les mesures soient prises pour revenir sur cette logique anti-sociale.
Entend la question d'actualité de Madame la Conseillère Pauline Boninsegna, la réponse de Monsieur l'Echevin Xavier Desgain et la réplique de Madame la Conseillère Pauline Boninsegna.