Interpellation citoyenne - Rue Omer Piérard à 5030 ERNAGE
Vu le règlement d'ordre intérieur du Conseil communal adopté par le Conseil communal en séance du 15 mars 2023, et plus particulièrement son chapitre 6, articles 67 à 72 relatifs au droit d'interpellation du citoyen;
Considérant que tout habitant de la commune dispose du droit d'interpeller directement le Collège communal en séance publique du Conseil communal aux conditions reprises dans le règlement d'ordre intérieur susvisé;
Considérant le courriel de Monsieur Raoul LORPHEVRE adressé à la Ville le 10 juin 2024, et actualisé le 24 juin suite aux événements du 18 juin 2024, sollicitant d'interpeller le Collège communal au cours de la prochaine séance du Conseil communal de la manière ci-après :
" Monsieur le Bourgmestre, mesdames et messieurs les échevins et les conseillers communaux, bonsoir.
Je suis là au nom des habitants de la rue Omer Piérard, Première Division marocaine, Camille Cals, Georges Balza, ... pour n'en citer que quelques-unes. Merci de nous écouter vous parler des dernières inondations de notre village.
Tout d’abord, nous tenons à remercier les équipes communales qui travaillent d'arrache-pied depuis le 12 mai, ainsi que les citoyens qui nous ont apporté leur aide.
Pour quelles raisons sommes-nous là, ce soir, devant vous ? C’est simple : la rue Omer Piérard est le point bas de l'Ernage à Ernage et ses alentours. Nous avons été inondés en juin 2012, juillet 2013 (37 maisons), en mai et en juin 2016 (38 maisons), en juillet 2021 (32 maisons) et en mai et juin 2024 (estimation : 60 maisons). Nous sommes inquiets de constater que la carte officielle des inondations de juillet 2021 (toute source confondue sur https://geoportail.wallonie.be/) ne correspond pas à la zone touchée. Le niveau réel touché correspond à la zone d’aléa d’inondation référencé !
Par curiosité, regardons la définition de l’aléa d’inondation et je cite :
- Aléa faible : zone potentiellement inondable, mais de façon très exceptionnelle, environ une fois tous les 100 ans.
- Aléa élevé : zone où des inondations s'observent de façon récurrente, au moins 1 fois tous les 10 ans.
Sur la base de cette définition, nous serions maintenant en aléa élevé (5 fois en 12 ans). Notre zone va-t-elle être réévaluée et quel sera l’impact sur nos maisons ?
Ces inondations récurrentes ont un coût : pour ce 12 mai 2024 et en faisant une moyenne basse des dégâts, nous arrivons à 1,5 million d'euros. Nous parlons du coût financier, sans compter le coût humain : inquiétudes, stress…
Depuis quelques années, nous, Ernageois, avons installé des batardeaux, aménagé nos maisons en fonction des inondations (par exemple mise en hauteur des prises électriques à plus d'un mètre), installation de barrages mobiles, de haies... nous sommes sans cesse à la recherche de solutions innovantes et à notre portée.
Malheureusement, ces aménagements se sont faits sans concertation. Cela signifie que certains ont été construits au détriment des autres et le nombre de constructions grandissant pose également question.
Nos actions sont locales et à notre échelle. Nous avons besoin de solutions pérennes, structurelles et coordonnées.
Il existe des services d'expertise en matière d'aménagement des terrains privés : la commune peut-elle soutenir tous les Ernageois dans cette démarche, qui gagnerait à être faite globalement ? Au besoin, nous avons déjà un contact qui a déjà été évoqué ici même.
Il ne faut pas oublier ce que la ville a déjà réalisé. Pour ne citer qu’une partie des actions passées, en cours et à venir :
- Curage symptomatique de l'Ernage – pourquoi ne pas curer les tuyaux non visibles ou mettre en place une action récurrente ?
- Un recensement de l'égouttage et des accès des taques d'égouts a été réalisé il y a quelques années. Quelles actions ont été entreprises suite à ce recensement ?
- Un bassin d’orage va être construit en amont du village. Quand sera-t-il en service ?
- De grands volumes d'eau descendent de la N4. La ville a évoqué de prendre contact avec le SPW au sujet d'avaloirs qui mèneraient l'eau ailleurs. Ces contacts ont-ils été pris, et à quelle échéance pouvons-nous imaginer voir un résultat concret ?
- Des actions ont été prises en urgence suite à la dernière inondation : ouverture en aval du ruisseau, caniveaux et fossé dans le champ au bout de la rue Omer Piérard. Quel est le plan d'entretien pour tous ces ouvrages spécialisés ? Quels volumes d’eau permettent-ils de gérer par rapport à la dernière inondation ?
Nous devons constater que malgré toutes ces actions tant locales que globales, les inondations empirent. Face à ce risque grandissant, nous pensons que cela ne sera pas suffisant. Il faut un plan concret pour des travaux futurs. La Ville en est-elle consciente ?
Et à quel horizon de réalisation envisage-t-elle de finaliser les travaux pour sécuriser les habitations d'Ernage ?
Le plan concret sera-t-il au bénéfice de tous les Ernageois (et pas seulement la rue Omer Pierard voire des derniers inondés) ?
Ernage a besoin d’une communication officielle et dirigée vers l’inquiétude de ses habitants. Un compte-rendu du conseil communal, le bouche-à-oreille voire une discussion avec les services communaux dans la rue ne sont pas suffisantes. Pouvez-vous envisager une communication régulière concernant la suite des travaux ? Nous n’avons pas toujours besoin d’une réunion, nous avons L’RNaJoie (un mensuel distribué aux habitants) qui est notre moyen de communication qui touche tous les Ernageois.
Nous savons que des discussions ont été entamées avec les agriculteurs aux abords d’Ernage. La Ville a-t-elle prévu de pérenniser les accords informels pris dans l'urgence ? Nous avons discuté avec certains agriculteurs qui sont prêts à contribuer à l'effort collectif. Exemples :
- Un premier agriculteur serait d'accord de vendre quelques mètres de terrain afin qu’une haie ou des fascines y soient installées si les choses sont faites dans les règles et ne nuisent pas à ses cultures (p.ex. que le fossé ne devienne pas un cours d'eau).
- Un autre agriculteur est aussi d'accord que la commune installe des fascines pour autant qu'elle les entretienne.
À propos de ces fascines : le GISER en conseille de vivantes. La commune peut-elle envisager cette solution ancestrale mais aujourd'hui innovante ?
En conclusion et même si c’est un sujet connu : au vu du dérèglement climatique qui s'amplifie, ne devrions-nous pas envisager, dans toutes ces réflexions, des pistes d'actions en fonction des scénarios les plus pessimistes et ne pas partir du postulat que ces phénomènes sont exceptionnels ? Les météorologues nous annoncent d'ailleurs un automne très pluvieux. Aurons-nous des solutions efficaces et pérennes d'ici là ?
"Le changement climatique n'est pas seulement un problème pour l'avenir. Il nous répercute chaque jour, partout." Vandana Shiva
Monsieur le Bourgmestre, mesdames et messieurs les échevins et les conseillers communaux, merci pour votre attention."
Considérant que la demande remplit toutes les conditions d'interpellation prévues par le règlement d'ordre intérieur du Conseil communal;
Considérant que selon l'article 70 du règlement d'ordre intérieur du Conseil communal,
- l’interpellant expose sa question à l’invitation du président de séance dans le respect des règles organisant la prise de parole au sein de l’assemblée, il dispose pour ce faire de 10 minutes maximum ;
- le Collège répond aux interpellations en 10 minutes maximum ;
- l’interpellant dispose de 2 minutes pour répliquer à la réponse, avant la clôture définitive du point de l’ordre du jour ;
- il n’y a pas de débat ; de même l’interpellation ne fait l’objet d’aucun vote en séance du Conseil communal ;
- l’interpellation est transcrite dans le procès-verbal de la séance du Conseil communal, lequel est publié sur le site internet de la Ville;
ENTEND Monsieur Raoul LORPHEVRE exposer la question ci-dessus sur base d’un powerpoint.
Le Bourgmestre-Président le remercie et lui répond au nom du Collège communal tout en précisant que, vu le temps imparti, cette réponse sera nécessairement superficielle. Il brosse ainsi la stratégie globale suivie par la Ville depuis plusieurs années ainsi que le plan d’actions plus particulièrement mis en place pour Ernage. Une 1ère étude avait été réalisée en 2009 laquelle visait à identifier les points noirs de l’entité gembloutoise et les propositions d’aménagements à réaliser, étude AMHY laquelle avait été dirigée par feu le Professeur de la Faculté Gembloux Agro-Bio Tech, Monsieur Dimitri XANTHOULIS Ernageois lui-même. Parmi la trentaine de points noirs identifiés dont certains à ERNAGE, aucun ne concernait les rues qui ont été impactées en mai et en juin derniers, signe que la situation a évolué depuis lors. En 2016, l’Inasep avait quant à elle mené une étude globale du réseau d’égouttage à la demande de la Ville, laquelle préconisait des interventions spécifiques à certains endroits du territoire dont Ernage. En 2017 et 2022, la Ville a été aidée par le service technique de la Province afin de mener des actions d’entretien de l’Ernage. A l’été 2021, suite aux événements pluvieux sans précédent, la Cellule GISER de la Région wallonne avait remis une étude sommaire concernant la rue O. Piérard. Ensuite, une étude avait été confiée au Bureau Gefen de Gembloux, lequel avait réalisé un diagnostic pertinent mais n’avait malheureusement pas remis de propositions de solution. Cela fait donc plusieurs années que la Ville tente de trouver les meilleures solutions sur les zones sensibles du territoire malgré deux difficultés. En effet, tout d’abord, les zones sensibles du territoire gembloutois sont très nombreuses, aucun village n’est épargné ; toutefois, diverses solutions ont déjà été mises en place ou sont en passe de l’être. Ensuite, la Ville a dû s’approprier les diverses études réalisées. La Ville a engagé pour ce faire, un Gestionnaire eau et agriculture. Il en profite pour saluer le travail conséquent que Monsieur David GEERTS a accompli depuis 2 ans. Autour de lui, une Task force a été mise en place qui se réunit plusieurs fois par an et regroupe divers services afin d’appréhender la problématique des inondations de manière globale. Il en profite pour saluer également le travail formidable accompli ces dernières semaines par les agents de terrain que sont Messieurs Eddie SAINT-PAUL, Raphaël MALAISE, Marvin ULBRICH, François-Xavier FLAHAUT, Vincent GOMAND et Ludovic MONIN. Ainsi, avec ses renforts internes plus importants qui permettent davantage d’efficacité, 40 zones délicates ont été identifiées sur le territoire gembloutois, 24 primes aux particuliers ont été octroyées en 2 ans, afin de permettre la mise en place de dispositifs de lutte contre les inondations dont 3 à Ernage et enfin, ce sont 1325m de fascines de paille qui ont été mises en place sur des terres agricoles. Concernant plus particulièrement Ernage, la situation est complexifiée par la présence d’un ruisseau qui récolte les eaux de ruissellement d’un bassin versant de 500 ha, situé en amont du village, couplé au fait que le lit de l’Ernage est étroit et la déclivité très faible. Aux contraintes géographiques et météorologiques, il faut ajouter l’évolution des pratiques culturales (déboisement, prairies transformées en cultures, …) qui complique encore le phénomène, des équipements collectifs peu performants et la création de la ligne SCNB qui a induit la canalisation d’une partie de la rivière. Il ajoute qu’il a pu être constaté que certaines interventions individuelles peuvent également induire des effets indésirables comme les raccordements au réseau d’égouttage en saillie qui se révèlent être des obstacles supplémentaires au bon écoulement des eaux, tout comme certaines entraves installées tout le long du cours d’eau. Si une certaine réticence existait encore il y a peu pour l’installation de dispositifs sur des parcelles privées, les choses ont évolué favorablement suite aux dernières inondations. Il indique que la responsabilité est collective et que c’est la multitude d’actions qui peut rendre efficace l’atténuation de la problématique.
A la question du plan d’actions à mettre en œuvre, le Bourgmestre-Président répond que ce dernier s’appuie sur le ralentissement de l’écoulement de l’eau en amont d’une part et sur l’accélération de son évacuation en aval d’autre part. Il liste ensuite les actions qui sont programmées dont certaines réalisées et d’autres en cours au niveau de l’aval :
- Création d’un fossé récoltant en amont de la rue O. Piérard et d’un bassin de retenue des boues sur une prairie avec placement d’un tuyau d’évacuation des eaux vers la prairie en aval
- Mise en place d’un caniveau à la fin de la rue O. Piérard qui sera couplé à un deuxième à créer en oblique
- Mise en place de ballots de paille pour freiner les eaux dans le fond de la rue O. Piérard
- Création d’un fossé sur une autre prairie en amont de la rue O. Piérard
- Reconfiguration de la chambre où un goulot d’étranglement s’était créé là où se rejoignent plusieurs tuyaux
- Curage de l’Ernage avec terrassement de certaines berges
- Enlèvement ou adaptation de certains ponts au-dessus de l’Ernage
- Mise en place de fascines de paille dans l’urgence (rue O. Piérard et rue des Sarts) et de ballots de paille, d’autres sont prévues prochainement (rue O. Piérard et rue de la 1ère Division marocaine) par un prestataire externe et par les services de la Ville. A terme, il est envisagé de remplacer ces fascines par des haies
- Placement, au niveau de la rue de la 1ère Division marocaine, d’un tuyau d’évacuation qui fait la jonction entre 2 conduites d’égouttage de part et d’autre de la rue afin de rééquilibrer l’écoulement des eaux et faciliter leur évacuation tout en évitant une trop forte concentration d’eau en aval
- Placement prochain d’une canalisation à la jonction entre les rues O. Piérard, C. Cals et 1ère Division marocaine dans l’ancien lit du cours
Au niveau de l’amont, il évoque la création d’une zone d’immersion temporaire sur un terrain, propriété de la Ville depuis peu, situé à l’arrière de la salle la Concorde. Un déboisement a déjà été opéré ainsi qu’un curage et une stabilisation des berges. Un plan d’aménagement des lieux a été confectionné, avec l’accord du Service technique provincial, pour y aménager des zones de débordement, des retenues d’eau et des mares. Cet aménagement nécessitant un permis d’urbanisme, la Ville espère que lesdits aménagements pourront se mettre en place en octobre prochain.
Des contacts ont également été pris avec certains agriculteurs de Walhain cultivant les terres situées en amont de la N4, proches de la rue du Diquet où la Task Force a d’ailleurs identifié une zone qui pourrait également servir de zone de retenue et temporisation des eaux. Il précise également qu’un projet de végétalisation est en cours d’élaboration concernant la place située entre la rue C. Cals et la rue M. Dufrasnes qui pourra également, mais dans une moindre mesure, jouer un rôle de temporisation de l’écoulement de l’eau. A terme, il dit espérer la mise en place de la collecte des eaux usées mais qui n’est pas du ressort de la Ville.
Le Bourgmestre-Président conclut en évoquant la nécessaire communication autour des solutions à mettre en place mais qui n’est pas si simple car elle doit pouvoir toucher tout le monde alors que chaque cas est particulier. En outre, il n’est pas aisé de coller à la réalité tant les choses évoluent rapidement. Il tient à saluer l’ensemble des ernageois présents ainsi que les représentants d’Ernage animation qui a d’ailleurs joué l’interface entre le village et la Ville notamment au travers de l’organisation de réunions d’échange sur la problématique des inondations ou la parution d’articles sur le sujet dans l’Ernageois. Il évoque la réalisation prochaine d’une courte vidéo pédagogique, par la Commission communale agricole en collaboration avec la Fédération wallonne de l’agriculture pour illustrer certaines pratiques culturales propices à atténuer les écoulements d’eau et les dispositifs à mettre en place. La prime évoquée pour l’examen des situations individuelles par un expert externe doit encore être analysée par le Collège communal mais il est rappelé que ce type d’analyse est déjà pris en charge par le Gestionnaire eau et agriculture.
Monsieur Raoul LORPHEVRE conclut l’échange en ces termes : « Nous voulons encore vous remercier de nous avoir permis de nous exprimer aujourd’hui devant vous. Merci de nous laisser la conclusion de cette interpellation. Nous voulons ajouter que depuis maintenant plus de 10 ans nous vivons l’Ernage. Pour certains, il est devenu un membre de la famille voire un voisin qui sort de son lit sans crier gare en bouleversant nos vies. Des anciens, nous ont dit qu’il ne s’était jamais montré en plus de 25 ans. Nous avons voulu exprimer nos inquiétudes face à ce dormeur qui se réveille régulièrement. Nous ne désirons qu’une chose, qu’il retourne dormir pour les 100 prochaines années, et c’est ensemble que nous y parviendrons. Merci pour tous ces travaux. Les voir soudainement commencer après si longtemps nous a rassurés … et inquiétés. En effet, commencer des travaux d’une telle ampleur sans annonce, ni informations, ni explications, tout en ayant carte blanche, donne une impression de précipitation. Sans mauvais jeu de mots. Nous prenons comme exemples :
• Les travaux réalisés en face du N°155 après 2021. Ceux-ci devaient résoudre les problèmes de goulots de l’Ernage et des égouts à cet endroit.
• Le caniveau posé au bout de la rue Omer Pierard. L’ensemble est dimensionné pour des pluies de 50L/m² sur 2 heures et ce 18 juin, nous avons eu à peine 25L/m² sur une heure, et celui-ci ne pouvait pas tout absorber. Mais vous avez annoncé une amélioration
• De même, ce 18 juin, l’Ernage était ouvert à partir de ce même N°155 et le tuyau (d’une section inférieure au précédent) placé le jour même était déjà saturé. Alors que l’Ernage sortait de son lit au niveau de la gare.
Sans oublier, les rues Georges Balza et Première division marocaine qui ne sont pas directement sur l’Ernage. Eux aussi auront besoin d’aménagements. Je confirme que les aménagements ont commencés. Entendre, en même temps, que ces travaux sont basés sur des calculs et simulations alors que le référencement des égouts de 2016 d’Ernage vient d’être retrouvé continue à ne pas nous rassurer. Les enquêtes réalisées par Ernage Animation ont-elles, au moins, été prises en compte ? Le bas de la rue Omer Pierard a besoin d’être surdimensionné afin que, lorsque les autres aménagements dans le reste Ernage auront été réalisés, nous ne nous retrouvions pas avec toutes les eaux… que les travaux actuels ne sauront pas absorber. À ce moment-là, il faudra recommencer. Il faut aussi pallier les imprévus, les dernières inondations ne sont plus l’exception mais la réalité – que sera l’exception si on ne la prévoit pas aujourd’hui ? Désormais, les grosses pluies sont monnaie courante, tout comme le sol sec ou détrempé. Nous prenons les devants et nous allons installer une station qui nous alertera lorsque le niveau de l'Ernage nécessite actions et surveillances accrues. Visons le Zéro maison inondée à Ernage ! Ernage a besoin urgemment d’un plan de mobilité de l'eau ! »
Le sujet étant loin d’être épuisé, le Bourgmestre-Président propose de retrouver les ernageois lors d’une réunion à organiser à la mi-juillet afin d’examiner plus en détail ce qui a été évoqué ce soir, l’occasion sera également donnée de rappeler l’existence de la prime communale plafonnée à 750 € dont les particuliers peuvent bénéficier pour la mise en place de moyens de lutte contre les inondations.