Questions orales d'actualité en séance publique
En application de l’article 77 du règlement d'ordre intérieur du conseil communal, le Bourgmestre-Président invite les conseillers s'étant manifestés en ce sens en début de séance à poser leur question orale d'actualité.
- Madame Marie-Paule LENGELE - Réseau de chaleur
« En 2023, vous avez sollicité le BEP pour l’étude de faisabilité d’un réseau de chaleur pour un montant de plus de 60.000€. Le mois dernier, un montant de 75.000€ a par ailleurs été repris dans la modification de voies et moyens
Pourriez-vous m’indiquer quels sont les résultats finaux de cette étude ?
2) Quels en seraient les coûts d’investissement et d’exploitation nécessaires ?
3) Comptez-vous décider le déploiement de cette forme de partage d’énergie renouvelable ? »
Madame Laurence DOOMS fait état de l’étude de faisabilité d’un réseau de chaleur urbain confiée au Bureau Delplace avec l’accompagnement du BEP dont les conclusions ont été rendues au printemps dernier. L’étude comportait plusieurs volets, tout d’abord une cartographie des besoins de chaleur et des potentiels futurs utilisateurs identifiés dont Gembloux Agro-Bio Tech, le futur quartier du PRU, … et ensuite, une cartographie d’offres de chaleur. Le mix de plaquettes de bois et de miscanthus s’avère le plus opportun, la géothermie et le solaire thermique n’étant pas retenus à ce stade. Des études technique, financière et juridique ont ensuite été menées. L’étude technique a permis de définir des tracés potentiels pour relier divers acteurs tant privés que publics dont une coordination nécessaire avec Gembloux Agro-Bio Tech, lequel a déjà marqué un intérêt. L’étude financière a quant à elle permis d’évaluer le coût et d’identifier les mécanismes de soutien financier et il apparait que le projet n’est pas réaliste sans le soutien de la Wallonie. Enfin, l’étude juridique a permis d’identifier les différents montages possibles et les recommandations. Elle conclut en précisant que l’étude globale a permis d’affirmer que le déploiement d’un réseau de chaleur urbain est envisageable et recommandé. La décarbonation serait de l’ordre de 80% d’émission de gaz à effet de serre en moins (équivalent aux rejets émis par 500 ou 1700 voitures/an selon l’ampleur du réseau). La question s’est posée sur le déploiement du réseau dans les quartiers ou villages non raccordés au gaz mais il s’avère que la masse critique n’est pas suffisante faisant exploser les coûts d’installation et de gestion. La prochaine étape sera de conventionner avec le BEP en vue d’affiner le meilleur scénario à mettre en place et d’être prêt à répondre à un nouvel appel à projet lancé par la Wallonie.
- Madame Marie-Paule LENGELE - Carrefour des rues Hambursin et G. Masset
« Chaque jour, des dizaines d’enfants descendent du bus sur la Chaussée de Charleroi, empruntent la Rue Gustave Masset, puis la Rue Hambursin pour se rendre dans les différentes écoles. À ce carrefour, seule la Rue Gustave Masset est équipée de passages piétons. Par contre, la Rue Hambursin ne dispose d'aucun marquage au sol, ce qui met les enfants en danger lorsqu'ils traversent.
Actuellement, on parle beaucoup du Plan de mobilité communal, de zones apaisées, de sécurisation…. Et pourtant, sauf erreur de ma part, je n’y ai vu aucune mesure concernant la sécurisation de ce carrefour pour les piétons. Ne pensez-vous pas qu'il serait urgent et logique de tracer des passages piétons également sur la Rue Hambursin ? »
Le Bourgmestre-Président précise que ce type d’interventions spécifiques ne se retrouve pas dans un plan communal de mobilité, de portée plus stratégique. Il cède la parole à Monsieur Gauthier le BUSSY qui prend note des remarques concernant le marquage au sol et la sécurisation de certaines traversées. Il ajoute que les règlements en matière de circulation routière de toute l’entité sont en train d’être revus et qu’en matière de zones apaisées, le paradoxe est que la vitesse autorisée est de 30 km/h afin que le piéton puisse circuler en toute sécurité mais une zone apaisée veut que les traversées ne soient plus marquées.
- Monsieur Carlo MENDOLA - Etat d’avancement des travaux de la rue de l’Eglise à LONZEE
Monsieur Carlo MENDOLA souhaite savoir quelle est la date effective du début des travaux de réfection de la rue de l’Eglise, entre le pont du chemin de fer et la place, si les travaux étaient effectués en plusieurs phases, quelle déviation serait mise en place et si c’est toute la rue qui va être réfectionnée. Il émet également la suggestion de reboucher provisoirement les trous avec du béton et fait remarquer que des riverains ont rebouché eux-mêmes des trous rue de la gare.
Monsieur Gauthier de SAUVAGE répond que les travaux prévus au printemps ont dû être reportés à la 2ème quinzaine du mois d’août à cause d’une météo compliquée. Un phasage intelligent sera prévu si nécessaire et ce sont les endroits problématiques qui seront réfectionnés. Si la situation se dégrade encore avant le pont, les services techniques de la Ville interviendront. Il précise que le rebouchage des trous avec du béton a déjà été tenté mais les résultats ne sont pas probants. Il évoque enfin l’application Eaglebe qui permet à tout un chacun de visualiser les différents travaux en cours en temps réel et les déviations qui sont mises en place.
- Monsieur Riziero PARETE - Rue Chapelle Moureau
Monsieur Riziero PARETE demande si la Ville a des nouvelles de la réfection du pont rue Chapelle Moureau par Infrabel sachant que la rue elle-même a besoin d’être réfectionnée.
Le Bourgmestre-Président répond qu’Infrabel a en effet l’intention de réfectionner tous les ponts du territoire, celui de la rue Chapelle Moureau n’étant pas encore annoncé, il est judicieux d’attendre que ces travaux se fassent avant d’entamer les nécessaires travaux de réfection de la rue Chapelle-Moureau.
- Monsieur Riziero PARETE - Questions orales en séance publique du Conseil communal
Monsieur Riziero PARETE regrette le reproche qui a été fait lors d’une précédente séance du Conseil communal sur des questions orales qui n’auraient pas leur place en Conseil communal.
Le Bourgmestre-Président rassure en disant que chaque Conseiller communal a le droit de poser des questions orales mais il précise que certaines questions spécifiques et/ou urgentes peuvent être directement posées aux services communaux et/ou aux Echevins responsables.
- Monsieur Frédéric DAVISTER – Inondations
Monsieur Frédéric DAVISTER : « Le caractère exceptionnel des inondations ne peut plus être retenu aujourd’hui, elles sont de plus en plus fréquentes et tout le monde en a pris conscience à ce jour. Si certains passent leur temps à inonder les réseaux sociaux pour faire du racolage politique, je pense qu’serait plus intelligent que nous tous ici présents fassions confiance aux gens de terrain et à ceux qui ont une réelle expertise du problème. Certes, il y a encore beaucoup de travail pour solutionner petit à petit les endroits critiques de notre commune. Notre groupe politique mesure l’urgence et le désarroi des personnes touchées de plein fouet par ces inondations, nous tenons quand même à mettre en avant tout ce qui a été fait et qui permet à certains sinistrés, précédemment, d’être passés à côté cette fois. Il serait ingrat et déplacé pour notre groupe de ne voir que tout ce qui a encore à faire et tenons aussi à féliciter l’engagement et le travail de Monsieur David GEERTS qui bénéficie d’une grande expertise. Maintenant, il va de soi qu’il faut plus que jamais être attentif aux permis qui sont octroyés et aux risques encourus. Ce n’est donc pas une question orale mais je voulais faire part du ressenti de plusieurs personnes, fermiers, riverains et notamment des membres de notre groupe politique. »
Le Bourgmestre-Président remercie pour cette intervention et pour la reconnaissance exprimée vis-à-vis du travail des équipes de la Ville. Il précise que chaque demande de permis fait l’objet d’une analyse minutieuse et les avis remis par la Cellule GISER de la Région wallonne pour des demandes situées dans des zones sensibles sont pris en compte. De ces analyses et avis découlent parfois des refus de permis mais souvent des octrois de permis conditionnés à une série d’aménagements à réaliser sur la parcelle.
- Madame Ingrid VAN DE WATER-GODFRIND - Situation des gens du voyage
Madame Ingrid VAN DE WATER-GODFRIND : « Monsieur le Bourgmestre, chers collègues du Conseil communal, chers Echevins, permettez-moi encore une fois d’attirer votre attention sur une problématique croissante d’avril à octobre principalement et particulièrement préoccupante pour nos agriculteurs du zoning Créalys aux Isnes. Cette problématique concerne des installations sauvages récurrentes des gens du voyage sur leurs parcelles agricoles, cette situation engendre des conséquences très dommageables pour nos agriculteurs déjà fragilisés par les conditions climatiques désastreuses et le contexte socio-économique difficile que nous connaissons actuellement. Tout d’abord, rappelons que l’agriculture est un secteur essentiel pour assurer la souveraineté alimentaire de la Belgique, nos agriculteurs travaillent sans relâche pour fournir des produits de qualité malgré les nombreux défis auxquels ils sont confrontés notamment les défis climatiques. Cependant, les installations non-autorisées des gens du voyage sur leurs terres exacerbe ces défis en causant des dommages significatifs aux cultures et en rendant temporairement les terres inexploitables. Vous comprendrez aisément que cela engendre des pertes économiques considérables pour ces agriculteurs et des pénalités au niveau de la PAC par non-respect des mesures agro-environnementales. Il est donc crucial que le soutien politique envers nos agriculteurs dépasse les promesses électorales et se concrétisent par des actions tangibles à tous les niveaux de pouvoir en ce compris au niveau local. LA Ville de Gembloux ne peut plus rester spectatrice de cette situation, nous devons agir pour protéger les droits de propriété des agriculteurs et leur assurer un cadre de travail serein et stable. Monsieur Willy BORSUS, interpellé également a d’ailleurs réagi en ce sens. Pas plus tard que le week-end dernier, la commune d’Eghezée a dû faire face pour la première fois à l’arrivée soudaine de 80 caravanes sur le champ de foire à 10 jours des Jeux inter-villages. Après quelques heures de réflexion, dans l’urgence, pour envisager un autre endroit et exclure notamment un terrain agricole dont l’accès était compliqué suite à la météo pluvieuse, une délocalisation de ces personnes a eu lieu sur le terrain de football avec une convention signée par le chef de clan stipulant l’autorisation d’une semaine sur les lieux, la perception d’un dédommagement de la main à la main, au gestionnaire du terrain, une remise en état et l’évacuation des déchets lors du départ. Permettez-moi de rappeler que ces installations sauvages constituent une violation du droit de propriété des agriculteurs, ce qui les empêche de jouir de leurs terres, compromettant ainsi leur productivité et leurs revenus. De plus, il est intolérable que ces installations soient vécues comme une réquisition de terres agricoles sans compensation, ni accord préalable. Cette situation ne peut plus durer. Nos agriculteurs méritent notre protection et notre soutien étant donné que Gembloux semble être une cible privilégiée pour les gens du voyage, je vous encourage donc, Monsieur le Bourgmestre à soutenir les démarches qui visent à remédier à cette situation dans le cadre du nouvel accord de gouvernement afin que l’accueil des gens du voyage soit mieux organisé. Monsieur le Bourgmestre, suite à cet exemple, nous attendons des actions concrètes de votre part. La Ville de Gembloux doit prendre ses responsabilités et mettre en place des solutions durables pour gérer cette situation devenue intolérable, protégez nos agriculteurs est non seulement un devoir moral mais aussi une nécessité pour notre commune ? Que comptez-vous faire Monsieur le Bourgmestre pour résoudre ce problème et garantir aux agriculteurs le respect de leurs droits et la protection de leurs terres. Comment avez-vous gérer la situation il y a quelques années quand les gens du voyage ont occupé les terrains de football derrière le centre sportif de l’Orneau. Situation compliquée j’imagine : les stages sportifs des enfants perturbés, les nuisances et l’insécurité et j’en passe. Maintenant, ces personnes sont de plus en plus présentes aux Isnes mais pourquoi ? Moins de désagréments pour las habitants du centre-ville et tant pis pour les villages, les entreprises des zonings mais alors que ferez-vous lors de l’extension du parc Créalys ? Les agriculteurs n’auront qu’à faire avec ? Tant de questions sans réponses. Je vous remercie pour votre attention et espère vivement que des mesures seront prises rapidement pour répondre à cette préoccupation légitime et urgente de nos agriculteurs. »
Le Bourgmestre-Président remercie Madame VAN DE WATER-GODFRIND d’attirer son attention sur cette réalité récurrente et complexe, dont il est évidemment bien conscient. Il précise que si des suggestions peuvent être partagées, il veut bien les entendre pour mettre en place des actions « concrètes, rapides et durables ». Récemment encore, des gens du voyage se sont installés à proximité des terrains de football gérés par l’asbl Gembloux omnisport et des solutions de bonne cohabitation ont été trouvées dans le respect de certaines conditions (respect des lieux, ramassage des déchets, …) et ce, dans l’intérêt de chacun. Ce type de solutions peut se mettre en place lorsque les interlocuteurs sont de bonne volonté, il est évident que des groupes de 150 ou 300 caravanes sont bien plus complexes à gérer. De manière plus structurelle, il estime que cette problématique doit être gérée à l’échelle régionale, la Wallonie doit en effet définir des zones d’accueil capables d’accueillir un grand nombre de caravanes et ce, en bonne concertation avec les services de la Province et des Intercommunales, sans cela, comme aujourd’hui, les communes doivent parer au plus pressé. Il précise d’ailleurs avoir déjà interpellé le Ministre Willy BORSUS en charge de l’agriculture, du développement économique et de l’aménagement du territoire mais sans avoir reçu de réponse probante. Il réaffirme être bien conscient de l’impact pour les agriculteurs et ne peut que leur conseiller de porter plainte à la police comme lui-même l’a fait récemment au nom de la Ville. Enfin, il conclut en précisant qu’un dialogue s’est établi avec les représentants de la FWA, du BEP et du Centre de médiation des gens du voyage afin de rechercher des pistes de solutions à cette problématique.