Ce projet de délibération est un document préparatoire ayant vocation de permettre aux membres du Conseil communal d'examiner la décision soumise à son approbation.
Ce document est par nature évolutif et susceptible d'être modifié. Ce texte n'a pas encore été adopté par l'autorité communale.
Point supplémentaire ajouté par le groupe MR-LE - Interpellation citoyenne - Quartier du Bois de la Motte - Mise en application de la zone 30, sécurisation routière, apaisement du trafic et protection du cadre de vie des riverains.
Vu la Constitution belge, notamment les articles 41 et 162 ;
Vu le Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation, et plus particulièrement les articles L1122-14 et L1122-24 ;
Vu le Règlement d'Ordre Intérieur du Conseil communal, notamment les articles 12 et 67 à 72 ;
Attendu la demande introduite par courrier électronique en date du 30 septembre 2026 par Monsieur Olivier Mainfroid, Conseiller communal du groupe MR-LE, sollicitant l'inscription d'un point supplémentaire à l'Ordre du Jour du Conseil communal concernant une interpellation citoyenne introduite par Madame Christine Renard, dont texte ci-dessous :
"Bonsoir à toutes, à tous,
Avant d’exprimer une demande précise, j’aimerais dresser un bref historique afin que vous puissiez avoir une vision claire de ce qui m’amène aujourd’hui devant vous.
En mars 2024, une enquête concernant la protection du Bois de la Motte et la circulation a été réalisée auprès des habitantes et des habitants du quartier. Sur les 110 foyers ayant répondu à l’enquête, sous format électronique, la grande majorité (plus de 90%) a exprimé le souhait de veiller à la protection du bois et le souhait de voir appliquer une circulation apaisée. Deux tiers des répondants ont estimé que la vitesse pratiquée dans le bois était excessive.
Il faut savoir que depuis plusieurs années, nous faisons face à un trafic de transit qui ne cesse d'augmenter, en partie en raison des itinéraires suggérés par Google Maps et Waze et cela s’est encore intensifié suite aux embouteillages liés aux travaux dans le centre de Court-Saint-Étienne. On observe également le passage de plus en plus fréquent de gros camions qui n’ont rien à faire dans notre quartier, qui est avant tout un quartier résidentiel. Dernièrement, nous avons même eu droit à un camion de transport de voitures neuves. A certaines heures, on assiste à un véritable rodéo, c’est à celle ou celui qui passera le premier au niveau des bollards. Les infrastructures du quartier ne se prêtent absolument pas à ce trafic d’une intensité qui ne fait que croître d’année en année. À titre d’exemple, la Drève du Château de la Motte, la Drève de Limauges et la Drève des Faisandeaux, où se concentre la majorité de la circulation de transit, ne disposent sur la grande majorité de leur tracé ni de trottoirs, ni d’éclairage public.
À la suite de l’enquête réalisée dans le quartier, un groupe de citoyens s’est constitué pour tenter de trouver des pistes de solutions. Il s’en est suivi une pétition qui a rassemblé plus de 250 signatures et plusieurs mesures ont été proposées : le passage du quartier en zone 30 avec des contrôles périodiques, l'instauration de sens uniques, la mise en place d’un accès réservé à la circulation locale ou encore l'installation de dispositifs de ralentissement. Le document résumant ces attentes a été transmis aux échevins concernés en mai 2024.
Dans un courrier du mois d'août 2024, concernant le Bois de la Motte et porté par plusieurs citoyens, M. le bourgmestre, vous avez écrit “... il existe aussi d'autres alternatives, telles que : ralentisseur chicane, marquage très visible au sol, panneaux avertisseurs et encore, affectation de la voirie en « Rue cyclable » prioritaire aux vélos. Vous aurez compris que les idées ne me manquent pas et que nous souhaitons vivement améliorer cette situation très désagréable pour les cyclistes et les piétons.”
Fin 2024, une délégation de riverains a rencontré le Bourgmestre, deux échevins et la police afin d'évaluer les solutions envisageables. Depuis lors, d’autres réunions se sont tenues sur place, principalement en présence de M. Legrand.
Afin de mieux appréhender les enjeux et les aménagements possibles, une demande officielle a été formulée pour obtenir un retour sur les actions menées dans d’autres quartiers confrontés à des problèmes similaires. Ces informations nous ont été refusées. Personnellement, j’aimerais savoir s’il y a un seul autre quartier résidentiel sur la commune traversé de la sorte. Je rappelle à toutes fins utiles que la particularité de chez nous, c’est que nous n’avons pas de trottoirs et quand il y en a, ils sont pris d’assaut par les voitures qui n’hésitent pas à les emprunter pour se croiser. En effet, il y a de nombreux endroits dans le bois où l’étroitesse de la voirie ne permet pas les croisements. Autre particularité de notre situation : nous vivons dans un bois où se déplacent non seulement des humains, mais également des animaux sauvages, pour qui ce trafic est totalement inadapté et hautement préjudiciable.
Le 16 avril 2025, un courrier vous avait été adressé comprenant :
● Des propositions de mesures concrètes (notamment l'élargissement de la zone 30 à d’autres rues du quartier).
● Des informations relatives aux comptages routiers réalisés par la commune de Court-Saint-Étienne. Ces chiffres, portant sur les mêmes axes, et qui s'avéraient très largement supérieurs à ce qui avait été comptabilisé par la commune de Genappe.
En août 2025, mon mari vous avait signalé qu'une chicane présentait un sens d'évitement inversé, générant un risque majeur de collision. Il vous avait été également suggéré d'aménager un passage à droite des bollards pour garantir la sécurité des cyclistes et des piétons de plus en plus nombreux dans le quartier étant donné le rajeunissement massif de sa population. Nous vous remercions d’avoir modifié cette chicane, mais malheureusement aucune disposition n'a été prise pour sécuriser le transit des vélos et des piétons. Le résultat est que ces bollards exposent encore un peu plus les usagers faibles étant donné qu’on ne peut pas les traverser et que les cyclistes et les piétons sont obligés de les contourner et de se retrouver au milieu de la rue. Quand il s’agit de parents avec de jeunes enfants, c’est particulièrement critique.
Lors du Conseil communal du 16 décembre 2025, vous avez décidé de passer certaines voiries du Bois de la Motte en zone 30, ce pour quoi nous vous remercions, mais à ce jour, 10 mois plus tard, rien n’a encore été implémenté.
J’aimerais également attirer votre attention sur le fait que la commune de Court-Saint-Etienne prévoit dans son nouveau programme de mobilité de dévier des automobilistes de transit vers la rue du Noirhat. Si ce programme de mobilité passe, il amènera encore un peu plus de circulation de transit chez nous. En effet, celles et ceux qui devront se rendre à Wavre, Ottignies, Rixensart, etc. choisiront notre quartier pour éviter les engorgements de l’Avenue des Combattants. Il y a donc, selon moi, urgence à agir concrètement avant que ce plan de mobilité ne soit d’application avant que le problème du bois de la Motte ne soit résolu.
Par ailleurs, lors de la séance d’information du plan de mobilité de Court-Saint-Etienne, nous avons appris que la région wallonne avait défini une hiérarchie de la mobilité sur base de ce qui est développé avec succès aux Pays-Bas. Ce plan “STOP” pour “Stappen”, “Trappen”, “Openbaar” et “Vervoer”, donne la priorité aux piétons, aux vélos, aux transports en commun et met la voiture privée en dernière position de ce schéma de mobilité. Cela m’intéresserait de savoir ce que vous en pensez et s’il est pris en considération au niveau de la commune.
Pour revenir à ce qui nous occupe aujourd’hui, en un an, deux bollards de la Drève de Limauges ont déjà été mis à terre par des conductrices ou conducteurs un peu trop pressé·es ou maladroit·es. L’un, en face de chez nous, le numéro 11 ; l’autre un peu plus loin, au niveau du numéro 21. Le 7 août dernier, c’est un chevreuil qui a été lourdement percuté. Ce sont des faits objectifs et concrets qui illustrent la dangerosité présente dans cette Drève, ainsi que sur sa continuité, sur l’Avenue des Faisandeaux qui est sinueuse et très étroite. Beaucoup de nos voisins peuvent attester de la vitesse excessive pratiquée sur cet axe, c’est une fois un rétroviseur arraché, de la tôle froissée, plus grave, un landau frôlé. Il devient difficile de tailler sa haie sans risquer sa vie. Une de nos voisines m’a fait part du fait que des ouvriers venus installer une clôture chez elle, Drève de Limauges, arrêtaient de travailler à partir de 15h de peur de se faire attraper par une voiture.
Malheureusement, je reste convaincue qu’un passage à une limitation à 30 n’aura pas d’effet sur les voitures de transit s’il n’y a pas de verbalisation, d’aménagements physiques de ralentissement, de mise en circulation locale, de feux de priorité qui passent au rouge quand la vitesse n’est pas adaptée, d’affectation de la voirie en rue cyclable, ou toute autre infrastructure limitante ou coercitive.
Je suis évidemment tout à fait disposée à collaborer afin de trouver ensemble les solutions les plus constructives, mais aujourd’hui je vous implore, de tout mon cœur, de toutes mes forces, de toutes mes tripes, et je mesure la portée de ces mots, pour qu’une solution soit trouvée le plus rapidement avant qu’un drame ne se produise. Et ce n' est pas une formule vide de sens, j’ai nettement l’impression d’assister impuissante à la chronique d’un drame annoncé. Notre quartier s’est fortement rajeuni ces dernières années et accueille maintenant beaucoup de jeunes familles et je tremble chaque jour pour leurs enfants.
Pour conclure, nous remercions la commune pour son écoute et pour l’attention portée à ce dossier et nous espérons que les idées discutées pourront être dès à présent mises en œuvre afin d’améliorer la sécurité de toutes les habitantes et tous les habitants du Bois, humains et non humains, et de toutes les personnes qui le traversent."
ENTEND Madame Christine Renard présenter son interpellation au Conseil communal ;
ENTEND la réponse de Monsieur le Président : Je passe la parole aux membres du Collège qui ont travaillé sur la matière et je précise qu'on va traiter le problème dans son ensemble et pas tronçon par tronçon. Nous allons le faire en Collège avec notre nouvelle conseillère en mobilité. M. Legrand prend la parole : J'ai rencontré Mme Renard ce samedi matin. Je confirme qu'il faut voir cela dans son ensemble. Les panneaux 30 km/h ne sont pas encore placés car le retour de la tutelle du SPW prend du temps. Je confirme qu'un panneau 30 km/h ou circulation locale ne sert pas à grand-chose s'il n'y a pas de verbalisation. J'ai vu le trafic de déviation, on va faire des aménagements pour le décourager. Je pense qu'on doit signaler un sens de circulation dans la 1ère chicane de la drève de Limauges. L'avenue des Faisandeaux pourrait être placée en rue cyclable. Il présente les conseillers communaux membres de la Commission communale de circulation et estime que c'est une bonne équipe avec laquelle on va trouver des solutions. M. Huts pend la parole sur le plan de mobilité de la Commune de Court-St-Etienne : nous avons rencontré le Bourgmestre de Court-St-Etienne avant la réunion publique et nous lui avons fait part de notre désaccord vu l'impact sur Bousval. Le Collège a ensuite pris une position défavorable dans le cadre de l'enquête publique. M. Mainfroid prend la parole : Nous allons reprendre le problème en commission de circulation et on peut vous inviter pour relancer une réflexion globale. M. le Président propose que le quartier désigne 3 ou 4 interlocuteurs.
ENTEND la réplique de Madame Christine Renard : J'aime bien l'idée de travailler de façon globale, et donc pourquoi pas avec la Commune de Court-St-Etienne. Je pense que vous êtes conscients que la sécurité n'est plus assurée. Mon but est d'éviter le trafic de transit mais surtout d'assurer la sécurité dans le quartier. J'ai 3 questions : comment faire respecter les mesures qui seront prises ? Va-t-on faire des contrôles ? Concernant la limitation à 30 km/h, la Région wallonne a 45 jours pour donner son avis et si elle ne répond pas dans ce délai, sa réponse est réputée favorable. Quel est donc l'avis de la Région wallonne ? Comment éviter une nouvelle augmentation du trafic quand le chantier sera terminé et que les contrôles auront cessé mais que les habitudes de prendre un itinéraire de transit seront installées ?