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Proposition de motion relative à la suppression des doublons odonymiques à Ghlin. Point inscrit à la demande de M. le Conseiller communal Mons en Mieux Guillaume SOUPART. https://www.deliberations.be/mons/decisions/24-janvier-2022/proposition-de-motion-relative-a-la-suppression-des-doublons-odonymiques-a-ghlin-point-inscrit-a-la-demande-de-m-le-conseiller-communal-mons-en-mieux-guillaume-soupart https://www.deliberations.be/@@site-logo/logo.svg
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Séance publique du Conseil
24 janvier 2022 (18:00)
Point N° 125
State
Décision
Matière
Administration générale
Mandataire
Motion

Proposition de motion relative à la suppression des doublons odonymiques à Ghlin. Point inscrit à la demande de M. le Conseiller communal Mons en Mieux Guillaume SOUPART.

Le Conseil communal,


Vu la proposition de motion relative à la suppression des doublons odonymiques à Ghlin déposée par M. le Conseiller communal Guillaume SOUPART du groupe Mons en Mieux et formulée comme suit:

 

"Considérant


À Ghlin, il existe des doublons concernant les noms de rue : rue et résidence Milfort, rue et clos des Puits, sentier, rue et résidence Moncoureur, mais aussi rue et résidence Le Festinoy. Mons en Mieux souhaite mettre fin à ces doublons odonymiques et s’appuie sur l’aide d’historiens locaux afin de trouver des noms adéquats.


On peut comprendre la logique inhérente à la dénomination actuelle. Les rues mènent aux résidences portant le même nom. Mais, cela engendre de nombreux problèmes notamment pour les services de la poste, les plateformes de livraison à domicile (repas, colis, etc.), les fournisseurs de mazout de chauffage ou les prestataires de services, mais aussi et surtout, les services de secours tels que les ambulanciers, les policiers ou les pompiers. Certaines boîtes aux lettres affichent même des précisions sur leur adresse exacte, ce qui prouve les difficultés vécues au jour le jour.


J’ai donc décidé de lancer une concertation avec les premières personnes concernées via un toute-boîte et un formulaire en ligne. J’aimerais proposer ces changements de nom
pour les rues du Festinoy et de Milfort.


Pourquoi ces rues ? Il faut un début à toute démarche et cela prend du temps avec la Commission Royale de Toponymie de Belgique. Aussi, les rues comptent moins d’habitants que les résidences.


Afin de trouver des noms bien de chez nous, j’ai contacté les historiens locaux, Marie-France DEBACKER et Michel WAUTELET - qui viennent de publier un ouvrage avec Mon’s Livre sur les commerces d’antan de Ghlin - qui m’ont proposé de renommer la « rue de Milfort » en « rue François VINCHANT » qu’ils présentent brièvement de la sorte : « François VINCHANT (1580-1635). Les VINCHANT étaient seigneurs de Milfort et habitaient le château de la Motte, actuellement de Milfort. Écuyer, seigneur de Meuseken, prêtre séculier, protonotaire apostolique, il est surtout connu comme historien et chroniqueur hainuyer.
Après ses humanités, il étudia les sciences ecclésiastiques et la philosophie à l'université catholique de Louvain. Il fut ordonné prêtre. Il est connu pour ses Annales du Hainaut,
considérées comme l'une des pièces maîtresses de l'histoire du Hainaut au Moyen Age.
François VINCHANT est décédé à Mons ‘de contagion’. »

Ils proposent de renommer la « rue du Festinoy » en « rue Alphonse LAMBILLIOTTE » : « Alphonse LAMBILLIOTTE (1867-1942), au départ instituteur, est nommé professeur à l'École des Mines et à l'Institut industriel de Mons (Warocqué). Il est le fondateur de la section montoise des « Amitiés françaises » en 1910 et en restera le président jusqu'à son décès. Avec son épouse, il accueille, en sa demeure du Festinoy, de nombreux conférenciers prestigieux, de 1910 jusqu'à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.
Alphonse LAMBILLIOTTE est aussi conférencier. Ainsi, à la Section Études du Cercle des Jeunes Gens de Ghlin, il donne quelques conférences. À Ghlin, Alphonse LAMBILLIOTTE est conseiller communal, sous le maïorat de Charles BOURGEOIS. En 1934, il est membre du Comité Mémorial Léonard SIMONON, qui organise le cinquantenaire de l’Institut pour Aveugles de Ghlin. Une stèle à la mémoire de LAMBILLIOTE (qui a été volée) a été érigée dans le parc du Wauxhall à Mons. »


Les Ghlinois(es) ont aussi mentionné Emile Champenois, figure ecclésiastique du village qui s’est mis au service de tout un chacun. Par ailleurs, nos historiens locaux proposent également :
 

Hélène Locoge

Hélène Locoge est née à Ghlin le 20 juin 1915. Son père, Jules Locoge, est pharmacien sur la grand-place de Ghlin. Après des études au Lycée de Mons, elle fréquente les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Mons, dirigée par Louis Buisseret. Nantie en 1936 des plus grandes distinctions, elle expose ses oeuvres en Hainaut, à Bruxelles. A partir de 1937, elle participe plus de 40 fois au Salon du Bon Vouloir, à Mons. « Presque toutes ses toiles sont des portraits, des figures, des enfants avec poupées et témoignent d’un charme indescriptible. Sa palette est souvent claire, éloignée de la réalité ». En 1954, elle entre en contact avec le surréalisme. En 1956, elle participe au 7e Salon de l’Union Féminine Artistique Internationale d’Alger. Elle y reçoit le Grand Prix de Belgique. Achille Chavée lui dédie le recueil « Quatrains pour Hélène » en 1958. Il écrit d’elle : « Hélène Locoge fut un peintre figuratif d’une extrême, d’une étonnante sensibilité où toute sa féminité s’exprimait dans sa manière délicate d’atteindre dans le portrait à l’essentiel de l’âme du sujet ». Ses oeuvres sont conservées notamment à Louvain la Neuve. Mariée à Albert Ludé, elle vit à La Louvière. Elle décède en 2005.


Curé Drouillon
Né le 17 juillet 1818 à Melles-lez-Tournai, Étienne Drouillon est ordonné prêtre à Tournai en 1842. Il est professeur à l'institut des Barbets à Tournai dès 1842, vicaire à Saint-Piat en 1848, curé à Taintignies en 1852, chapelain de la cathédrale de Tournai en 1853. Le 23 août 1860, il est nommé curé de Ghlin. En 1866, lors de l’épidémie de choléra, il se dévoue particulièrement auprès des mourants. Durant son pastorat, il est très actif et est notamment à l’origine de la création d’une école des filles et de l’école Saint-Joseph. Il y va de ses propres deniers pour les bâtiments de l’école Saint-Joseph et le salaire des Frères. Il est aussi un des principaux responsables de la construction de l’actuelle église Saint-Martin. Il offre le chemin de croix, peint par Florimond
Boudrenghien, artiste originaire de Melles. Leurs portraits sont représentés sur la 14e station. Il décède à Ghlin le 7 avril 1884 et est inhumé au cimetière de Ghlin. Sur son souvenir mortuaire : « Sa première préoccupation fut l’éducation de la jeunesse. Il voulut, de cette volonté énergique qui ne connaissait pas d’obstacle, doter sa Paroisse d’une école de garçons et d’une école de filles. C’est à son initiative et à son activité que la commune de Ghlin doit sa magnifique église. Il s’est toujours distingué par son incomparable zèle à rehausser les cérémonies religieuses et à orner la maison du Seigneur. Il a laissé sur son passage les preuves d’un coeur charitable et bienfaisant : jamais il ne se lassait d’entendre les plaintes des malheureux.. »

En conséquence,

Le Président de séance invite les membres du Conseil communal à passer au vote qui donne le résultat suivant:

PS : NON

ECOLO : NON

PTB : NON

AGORA-CDH : NON

MONS EN MIEUX : OUI

JOHN JOOS : NON

Le Conseil communal de Mons décide par 10 voix favorables et 27 contre :


Article 1: Le Collège communal est chargé de trouver des solutions afin de mettre fin aux doublons odonymiques sur son territoire en concertation avec les riverains.

 

La motion est donc rejetée.


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