Question orale - Refus du Collège Communal de soutenir "Médecins sans frontières" qui le sollicitait dans le cadre du drame humanitaire en cours à Gaza
Monsieur LUPERTO indique qu'au regard de l'heure tardive, il posera sa question par voie écrite.
Question de Monsieur Jean-Charles LUPERTO, Conseiller Communal (PS)
Le 19 juin dernier, le Collège communal a délibéré sur une demande de soutien formulée par Médecins Sans Frontières pour venir en aide à la population de Gaza, soumise depuis des mois à un blocus humanitaire d’une gravité extrême, interdisant tout approvisionnement en nourriture, en eau, en médicaments et en produits de première nécessité.
Dans sa décision, le Collège a choisi de ne pas accéder à cette demande, au motif qu’un soutien aurait déjà été accordé auparavant, alors même que les besoins humanitaires ne cessent de croître et que l’urgence est plus critique que jamais.
Cette décision, rappelons-le, a été prise au nom de chaque Sambrevillois. Or, dans notre groupe, nous ne pouvons en aucun cas être solidaires d’un refus que nous jugeons aussi immoral qu’incompréhensible.
Que des moyens soient affectés à nos jumelages dans le cadre de nos relations internationales, c’est très bien.
Mais refuser par ailleurs , au nom de tous les habitants de Sambreville, de prendre part à la solidarité internationale au profit d’ONG de terrain sérieuses et reconnues, qui agissent dans des conditions dramatiques au Moyen-Orient, est pour nous injustifiable.
Nous vous demandons donc :
- Sur quelle base précise le Collège a-t-il estimé qu’un soutien déjà accordé par le passé suffisait à répondre à la crise actuelle ?
- Le Collège a-t-il pris en compte l’aggravation manifeste de la situation humanitaire à Gaza depuis ce soutien précédent ?
- Envisagez-vous de revenir sur cette décision afin d’apporter un nouveau soutien financier à Médecins Sans Frontières ou à une autre organisation active sur le terrain ?
Pour notre groupe, la solidarité internationale ne se décrète pas une fois pour toutes : elle se renouvelle chaque fois que la dignité et la vie humaines sont en jeu.