Question orale posée par Valérie DELPORTE - Conseillère communale
En séance publique,
Vu le Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, notamment l'article L1122-30 ;
Vu le Règlement d’ordre intérieur du Conseil communal, notamment l'article 75 ;
Vu la question orale de Mme DELPORTE formulée comme suit :
"Monsieur le Bourgmestre,
En faisant nos courses au marché nous avons constaté que certains commerces ambulants ont arrêté leur point de vente à Sombreffe. Je pense entre autres au fleuriste, à l’horticulteur-pépiniériste, mais aussi à un marchand de vêtements. Nous avons d’ailleurs été interpelé.es ce samedi par les commerçant.es qui poursuivent leur travail, fidèles à Sombreffe : ils et elles voient une chute de la clientèle et craignent de voir sombrer ce lieu d’échanges de marchandises mais aussi d’échanges humains et de convivialité.
Un marché est un espace où l’on sent battre le cœur d’un village. Outre la fonction d’approvisionnement des ménages, de dynamisation de l’économie locale (en effet il profite aussi aux commerces locaux), il remplit celle d’espace de rencontre, de discussion. Celui de Sombreffe est bien connu dans la région. Nos voisins, Gembloutois, Chastrois, Villersois, Fleurusiens notamment le fréquentent aussi.
La Commune joue un rôle important dans la gestion d’un marché. Elle peut par son action le dynamiser ou par son inaction le laisser péricliter.
Faites-vous le même constat que nous ? Quelle est la fluctuation de commerces ambulants réguliers et occasionnels ?
Que comptez-vous mettre en place pour redynamiser le marché ?
Avez-vous entrepris des démarches précises pour trouver d’autres commerçant.es ?
Nous avions par le passé déjà organisé des animations culturelles pour animer le marché, y créer une ambiance festive, attirer plus de clients. Comptez-vous remobiliser des acteurs du monde culturel et associatif ?
Merci pour vos éléments de réponse.
Pour Osons Ensemble,
Valérie Delporte"
Le Collège communal répond en séance publique à cette question d'actualité comme suit :
Madame la Conseillère,
Le Collège est bien conscient de la problématique que vous soulevez, laquelle n’est d’ailleurs pas propre à notre commune. La diminution du nombre de passants, mais également du nombre de maraîchers et de commerçants ambulants, est un constat partagé dans de nombreuses communes aujourd’hui. Cette évolution s’explique par différents facteurs, parmi lesquels les changements d’habitudes de consommation, la concurrence accrue d’autres formes de commerce et du créneau du marché le samedi matin, ou encore les contraintes propres à l’activité ambulante.
Pour autant, nous ne sommes pas passifs face à cette situation. Les services communaux travaillent actuellement à l’élaboration d’une convention avec le 38, tout en réfléchissant à des collaborations avec les institutions sombreffoises.
La question de l’animation est effectivement essentielle. Le marché doit rester un lieu de vie, de rencontre et de convivialité. Dans cette optique, nous étudions la possibilité de remobiliser les acteurs culturels et associatifs locaux afin de proposer, de manière régulière, des animations susceptibles d’attirer un public plus large et de renforcer l’attractivité du site.
Nous comptons également retravailler le règlement d’ordre intérieur afin de rendre le marché plus attractif pour de nouveaux maraîchers et commerçants, tout en veillant à ne pas dénaturer la qualité et la diversité de l’offre actuelle. Il s’agit de trouver un juste équilibre : préserver l’identité et le niveau de qualité du marché, tout en facilitant l’arrivée de nouveaux acteurs de façon structurelle et stable.
De plus, une analyse économique réalisée par un intervenant externe est prévue, afin d’apporter un regard global et objectif sur la situation.
L’objectif est clair : redynamiser le marché en agissant sur plusieurs leviers, tant en matière d’attractivité que d’animation.
Enfin, un travail renforcé de communication à destination du public, ainsi qu’une meilleure mise en visibilité des emplacements disponibles, est en cours de déploiement. Cette démarche vise à accroître la fréquentation du marché, tout en favorisant l’installation de nouveaux commerçants ambulants.
Nous partageons votre attachement à ce lieu emblématique de la vie locale et mettons tout en œuvre pour lui redonner un nouvel élan, en concertation avec les maraichers, les Sombreffois et les acteurs locaux.
Je vous remercie pour votre question.
Mme Delporte prend ensuite la parole pour répliquer. Elle remercie pour les éléments de réponse apportés et se réjouit du travail envisagé avec le 38 en vue de redynamiser le marché et d’y attirer davantage de public. Elle estime que la révision du ROI constitue une initiative pertinente.
Elle suggère par ailleurs d’engager une réflexion relative à une éventuelle diminution de la taxe afin de favoriser l’installation de nouveaux commerçants, ainsi que de poursuivre les efforts visant à faciliter les démarches d’installation.
Enfin, elle s’interroge sur les démarches proactives qui seraient menées auprès d’associations de commerçants en vue d’attirer de nouveaux maraîchers.