Point complémentaire - Centre de traitement des boues de Laplaigne
Vu le point complémentaire reçu par la Directrice Générale en date 07.04.2026 par Mme Nadya HILALI;
Considérant que ce point a été introduit dans les délais et les formes requis;
Mme Nadya HILALI expose son point à savoir : "centre de traitement de boues de dragage"
"Dans le cadre de l’enquête publique en cours relative au renouvellement du permis du centre de traitement des boues de dragage de Laplaigne, nous souhaitons attirer votre attention sur une série d’éléments déjà soulevés à la suite de la réunion d’information du 27 mai 2024 et qui, à ce jour et à notre connaissance, restent sans réponses claires.
Le projet prévoit désormais le traitement de boues de classe A mais également de classe B, donc plus contaminées, ce qui implique une vigilance accrue. Cela n’était pas le cas auparavant. De plus, le site est situé à proximité d’une zone Natura 2000, ce qui renforce les enjeux environnementaux.
Nous souhaitons dès lors obtenir des réponses précises aux questions suivantes. Le Collège peut-il nous éclairer ?
1. Transparence et suivi environnemental
• Des analyses environnementales (air, sol, eau) ont-elles été réalisées ces dernières années et sont-elles accessibles au public ? La commune dispose-t-elle de ces données et un rapport annuel public est-il prévu ?
• Quelles garanties avons-nous concernant la présence ou non de polluants (PFAS, métaux lourds, pesticides) dans les boues traitées ? Des analyses sont-elles prévues dans les cours d’eau avoisinants, notamment la Grande Ruisselle ?
2. Impacts sur la mobilité et le cadre de vie
• Quel sera l’impact du charroi routier (nombre de camions, fréquence) ?
• Comment la commune compte-t-elle préserver les voiries et le cadre de vie des riverains ?
• Une compensation financière est-elle envisagée en cas de dégradations ?
3. Évolution des activités et caractère temporaire
• Comment garantir que l’accueil de terres de type B (brossage de voiries) restera bien temporaire comme cela a été annoncé lors de la réunion ? Existe-t-il un risque que cette activité devienne permanente via le permis ?
4. Sécurité du site et contrôles
• Les bassins sont-ils toujours parfaitement étanches après 20 ans ? Des contrôles sont-ils prévus et à quelle fréquence ?
• Les matériaux utilisés (bâches) sont-ils conformes aux normes actuelles ?
5. Gouvernance et information des citoyens
• Est-il envisagé de mettre en place un comité de suivi incluant des représentants des citoyens?
• La commune peut-elle garantir une transparence complète sur les activités du site ?
Trop d’incertitudes persistent. Nous demandons au Collège d’être vigilant. Peut-il nous préciser clairement sa position en la matière ?
Il est essentiel que la commune :
• Joue pleinement son rôle de garant de l’intérêt général ;
• Apporte des réponses claires, transparentes et vérifiables aux citoyens.
Ce dossier touche directement à la santé, à l’environnement et à la qualité de vie des habitants. Il mérite une vigilance maximale.
Nous vous remercions pour les éclaircissements qui seront apportés."
Mr. Pierre GERARD répond :
"Alors, comme vous l'avez dit, nous sommes donc dans le cadre, dans le stade de l'enquête publique et donc les questions de ce type doivent être en principe posées au fonctionnaire technique de la Région wallonne, comme il était inscrit sur la fiche verte.
L’avis du collège n'est pas encore requis à ce stade puisqu’il va seulement avoir la clôture de l'enquête publique. Dans les 15 jours, il faudra envoyer un PV à la Région wallonne. La Région wallonne va à ce moment-là, seulement à ce moment-là, demander l’avis du collège.
Je vous rassure, évidemment, vos préoccupations sont bien évidemment partagées par le collège puisque s'il n'y a pas encore d'avis actuel, il y en a eu un le 10 juin 2024 que vous n'avez pas manqué de voir dans les pièces du collège qui reprend l'intégralité de vos questionnements.
D'une première lecture, ceci dit, une série de questions que vous posez et qui étaient posées par le collège aussi ont obtenu une réponse dans l'analyse d'incidence environnementale que vous avez pu consulter, notamment les j'ai vu quand même que les relevés pisométriques étaient là. Il y a une analyse qui a été faite de ces relevés dans le, que je vous invite à aller consulter dans la farde. Elle est là. Le comité de suivi a aussi été demandé notamment mais nous avons pas encore de réponse exacte non plus, effectivement.
Donc voilà, on en est toujours à un stade où il y a pas de… On attend des réponses aussi. C'est bien le but de l'enquête publique, c'est de poser ces questions à la Région, pas à la commune. C'est pas la commune qui a introduit le permis, c'est pas la commune qui a fait l'enquête publique. On a les mêmes documents que vous, on a les mêmes certains doutes que vous, un peu moins parce qu'il y a quand même pas mal de… Il faut quand même prendre le temps de le lire. Il y a quand même pas mal de trucs qui sont quand même répondus dans ce qui a été déposé.
Et pour le reste, que ce soit les compensations financières évidemment qu'elles sont envisagées mais on n’a pas encore, le permis n'est pas encore délivré donc vous garantir le montant, on ne le sait pas. Le risque qu'une activité devienne permanente, bah de nouveau c'est pas nous qui le faisons. Donc c'est pas nous qui faisons l'activité, c'est pas nous qui demandons le permis. Donc comment voulez-vous que je vous garantisse que ce sera pas permanent ? Personne ne sait le faire. Même si dans le permis, qu'est-ce qui est… Ce sera dans le permis probablement, mais j'en sais rien moi, c'est pas nous. On a les mêmes questions que vous. Adressez-vous à la Région wallonne.
Et pour le reste, nous sommes très très attentifs que ce soit à la santé des citoyens. Je peux vous… Vous avez pas le document du 10 juin 2024 ? A mon avis, si. Du collège."
[...]
Mme Nadya HILALI :
"Alors donc je l'ai dit, aucune preuve de suivi entre 2005 et 2023. Pas de rapport public, pas d'accès forcément garanti aux citoyens. Alors, on reconnaît que les PFAS, il y a des PFAS, on reconnaît qu'il y a une problématique, mais on démontre pas comment on va le traiter. Voilà. Est-ce qu'il y a un système fiable ? On sait pas. Donc l'impact qui est étudié est de manière générale, mais il y a pas de monitoring qui est très clair.
Pour la mobilité, on nous parle de 1600 camions par an en plus. Donc par contre, on sait pas trop qu'est-ce qu'il en est au niveau des dégradations et cetera. Au niveau des déchets, on sait pas le temporaire s'il va rester temporaire ou si où ce qu'il en est. L'étude d'incidence effectivement ne le précise pas. On a des descriptions techniques mais rien de démontré et aucun dispositif citoyen.
Alors moi je vais me permettre quand même une intervention.
Nous nous tenons quand même à attirer votre attention sur plusieurs éléments qui nous inquiètent fortement et qui à ce stade quand même restent sans réponse et l'étude d'incidence là-dessus n'est pas assez approfondie.
Tout d'abord sur la transparence et le suivi environnemental, les analyses qui sont mentionnées dans le dossier, sont mentionnées dans le dossier, mais aucun suivi continu n'est démontré entre la mise en service du site et aujourd'hui.
Donc sur 20 ans, aucune analyse n'est fournie. On fournit des analyses en 2004, puis en 2023-2024. Il y a un vide de 20 ans. Comment est-ce qu'on peut garantir la rigueur et l'absence de pollution sans historique de contrôle complet et accessible sur une période aussi longue ? Concernant les polluants, le dossier évoque la présence possible de substances préoccupantes comme les PFAS, les métaux lourds, mais il ne démontre pas clairement que la station d'épuration est capable de les traiter efficacement. À la lecture du dossier, nous n'avons trouvé aucun élément qui démontre cette efficacité.
Sur la mobilité, on parle de 1600 camions par an, soit 7 à 8 camions par jour en plus. Le projet est présenté comme ayant un impact limité, majoritairement fluvial alors qu’on constate qu'il y a des flux routiers. Donc il y a quand même une contradiction qui est importante et donc comment… J’ai été un peu trop loin. Comment ce niveau de charrois peut être qualifié d'impact limité dans des zones qui sont habitées ? Et surtout où se trouve dans le dossier l'analyse précise de cet impact sur les voiries et les riverains ? Il y en a pas.
Concernant l'air et les nuisances, le dossier inclut également un impact faible. Pourtant, il reconnaît lui-même des émissions de poussière, de composés organiques volatiles ainsi que des odeurs qui sont liées aux boues. Donc deuxième contradiction. Des sources d'émission sont clairement identifiées, mais aucune évaluation chiffrée ne vient consolider tout ça.
Sur la gestion des déchets, il est indiqué que les flux sont maîtrisés. Or, le dossier précise qu'il y a certains matériaux comme les terres esclavées qui peuvent être analysées après leur arrivée sur le site et qu'il n'y a pas un contrôle systématique à l'entrée du site. Donc le contrôle est présenté comme rigoureux mais il apparaît qu'en réalité il est partiel et parfois réalisé a posteriori.
Concernant l'évaluation des activités, il est indiqué qu'il n'y aurait pas d'augmentation globale. Alors là, il y a de quoi se poser des questions parce que quand on regarde les compensations qu'on reçoit de manière annuelle sur nos comptes, il faudra quand même savoir quelle est l'activité aujourd'hui parce qu'on nous parle de maximum 50.000 m³ par an avec le renouvellement. Donc là, il faudra quand même s'interroger là-dessus également/
Pour la sécurité du site, les bassins ont 20 ans et on a aucune preuve de l'étanchéité ni de contrôle indépendant qui est effectué. Aucun dispositif citoyen qui est prévu. Et donc nous, cette étude d'incidence, elle nous paraît partielle. Elle ne répond pas à plusieurs questions qui sont essentielles et donc nous estimons que la gestion d'un tel site exige une rigueur irréprochable et au vu des éléments, nous avons des doutes sérieux quant à cette rigueur. Alors, nous vous demandons d'être attentifs quant à la suite de ce dossier qui quand même est très important pour notre commune. Il est important pour notre cadre de vie et il est aussi important pour notre biodiversité également autant que peuvent l'être les éoliennes. Merci.
Mr Pierre GERARD :
"Ça aurait été bien que vous vous en préoccupiez lorsque vous étiez au collège pendant les 10 ans vous êtes au collège, il y a pas eu d'analyse, effectivement, mais par contre donc je vous dis « allez poser ces questions à la Région wallonne ». Ce n'est pas nous. J'ai également remarqué dans les bâches quand vous dites par exemple les bâches, parce qu'il y a eu tellement de trucs, ils analysent quand même que ces bâches ont une durée de vie de plusieurs, qui peuvent aller jusqu'à plus de 100 ans si je ne m'abuse.
Dans le rapport d'incidence environnementale, il propose une nouvelle procédure pour éviter, pour détecter plus vite les fuites si jamais il devait en avoir.
Donc il y a tout, tout ce que vous dites. Donc posez-leur les questions, ils vous répondront. Mais c'est pas mon rôle à moi de vous répondre à toutes vos questions. Moi, j'ai lu comme vous. Nous avons, le collège va rendre un avis qui sera dans la suite de celui que vous n'avez même pas pris la peine de lire dans le dossier. Et donc voilà. Enfin, et on est aussi préoccupés que vous par la santé, par la nature. Ne vous en faites pas.
[...]
Et sur les questions, vous avez une bonne partie de vos questions, les réponses sont dans le dossier. Vous n'avez pas pris la peine de lire suffisamment longtemps manifestement"