Question posée par Madame Juliette BIESMANS, conseillère communale, en application de l'article 1122-10 § 3 du CDLD – Soutien de la commune aux étudiant·es à la recherche d’un job étudiant.
Vu le courriel du 10 mars 2026, adressé par Madame Juliette BIESMANS, Conseillère communale et Cheffe de groupe ECOLO, dans lequel elle communique ses questions portant sur le soutien de la commune aux étudiant·es à la recherche d’un job étudiant ;
Vu le Code de la Démocratie et de la Décentralisation et notamment l'article L1122-10 § 3 ;
DECIDE :
- D'entendre l'interpellation de Madame Juliette BIESMANS, Conseillère communale, telle que communiquée au Directeur général par courriel du 10 mars 2026 :
" Madame la Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Échevin·es,
De nombreux étudiant·es cherchent chaque année un job étudiant afin de financer leurs études, acquérir une première expérience professionnelle ou simplement gagner en autonomie. Dans un contexte où le coût de la vie étudiante ne cesse d’augmenter, ces emplois représentent malheureusement souvent un soutien essentiel.
Les pouvoirs locaux peuvent jouer un rôle utile pour faciliter l’accès à ces opportunités : que ce soit via des emplois proposés directement par la commune, par un relais d’information vers les offres existantes, ou encore par des partenariats avec les acteurs économiques et associatif du territoire.
Dans ce cadre, mes questions sont les suivantes. Quelles sont actuellement les initiatives mises en place par la commune de Flémalle pour soutenir les étudiants dans leur recherche de jobs étudiants ? Est-ce que des postes étudiants sont proposés au sein de l’administration communale ou des services communaux ? Si oui, combien par an ? Existent-ils des collaborations avec des entreprises locales, des commerces ou des associations afin de relayer ou centraliser des offres de jobs étudiants accessibles aux jeunes de la commune ?
L’action 59 du PST prévoyait de favoriser l’accompagnement des jeunes via une permanence Student Jobs, avec notamment des collaborations avec l’E-Pôle, le CPAS, etc. En 2025, il était prévu de définir et de rechercher des moyens et partenariats internes à mettre en œuvre. Avez-vous pu avancer sur cette action ?
Je vous remercie d’avance pour vos réponses."
- D'entendre la réponse donnée par Madame Maria Teresa FERNANDEZ NAVARRO :
"Merci Madame BIESMANS pour cette question.
Au niveau de la Commune, il existe effectivement divers dispositifs qui favorisent le travail des étudiants et qui visent à procurer une rentrée financière aux plus jeunes :
- C’est le cas de l’opération « été solidaire » qui est organisée durant les vacances d’été et qui bénéficie prioritairement aux jeunes issus de milieux précarisés.
Cette opération prévoit chaque année l’engagement de 32 jeunes de 15 à 21 ans pour des missions touchant au cadre de vie ou à l’accompagnement des personnes… des travaux dans l’exercice desquels ils sont encadrés par des éducateurs.
Maintenant, il est vrai que cette opération qui procure aux participants un salaire poche de l’ordre de 560 euros ne constitue pas un soutien aux « étudiants » en tant que tel, mais plutôt une opération à vocation sociale.
- On citera encore le projet « Atelier des ados » dans le cadre duquel un éducateur temps-plein encadre des référents pédagogiques qui sont à peu près tous des étudiants rémunérés à la prestation.
- Toujours au niveau communal, chaque année des étudiants sont engagés pour assurer l’encadrement des centres de vacances en qualité d’animateur durant les mois de juillet et août.
32 postes sont ainsi ouverts. Ils sont répartis sur 5 semaines et accessibles à partir de 17 ans. Il s’agit de contrats à temps plein, soit 38 heures par semaine.
Pour ce qui est d’accompagner les étudiants dans leur recherche d’un job d’étudiant, c’est effectivement l’un des objectifs que l’on ambitionne de réaliser moyennant des partenariats potentiels entre les services de la JCSL, du CPAS et les structures qui occupent l’E-Pôle.
Néanmoins, je dois bien vous avouer que pour l’instant, les partenaires potentiels sont tous aux prises avec des problèmes et des difficultés à gérer qui n’étaient pas prévues au départ, de sorte que chacun essaie surtout de se maintenir et d’assurer ses missions essentielles.
Ceci explique nettement qu’en l’absence de moyens financiers et humains disponibles, ce projet n’a pas encore connu d’avancée notable au moment où je vous parle… Mais ce n’est pas pour autant qu’il est abandonné. Nous réfléchissons encore à la façon la plus opportune et la plus économe de créer cette permanence à l’attention des étudiants flémallois."