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Politique générale - Note d'orientation du Gouvernement wallon relatif aux institutions provinciales - Avis https://www.deliberations.be/gerpinnes/decisions/21-avril-2026-19-30/politique-generale-note-dorientation-du-gouvernement-wallon-relatif-aux-institutions-provinciales-avis https://www.deliberations.be/@@site-logo/logo.svg
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Séance publique du Conseil
21 avril 2026 (19:30)
Point N° 2
State
Projet de décision
Matière
Politique générale

Ce projet de délibération est un document préparatoire ayant vocation de permettre aux membres du Conseil communal d'examiner la décision soumise à son approbation.

Ce document est par nature évolutif et susceptible d'être modifié. Ce texte n'a pas encore été adopté par l'autorité communale.

Politique générale - Note d'orientation du Gouvernement wallon relatif aux institutions provinciales - Avis

Vu le Code de la démocratie locale et de la décentralisation ;

Vu le courrier du ministre des Pouvoirs locaux du 22 décembre 2025 relatif à la note d’orientation sur l’institution provinciale ;

Vu la demande du Gouvernement wallon invitant les communes à se positionner pour le 1er mai 2026 ;

Vu la Déclaration de Politique Régionale 2024-2029 ;

Considérant que le Conseil communal entend répondre de manière circonstanciée à la demande du Gouvernement wallon ;

Considérant que le Conseil communal adhère pleinement à l’objectif poursuivi par le Gouvernement wallon visant à simplifier le paysage institutionnel, à en améliorer la lisibilité pour le citoyen et à renforcer l’efficacité de l’action publique ;

Considérant que le Conseil communal partage également la volonté de rationaliser l’exercice des compétences publiques et d’éviter les chevauchements ou redondances entre niveaux de pouvoir ;

Considérant toutefois que cette nécessaire simplification institutionnelle doit s’opérer dans le respect des réalités de terrain, des capacités opérationnelles des pouvoirs locaux et de l’intérêt général ;

Considérant que les compétences actuellement exercées par les Provinces couvrent un champ particulièrement large de politiques publiques, parmi lesquelles notamment :

  • Étrangers et calamités
  • Sécurité et ordre public
  • Zones de secours
  • Communications routières
  • Voies d’eau navigables et non navigables – hydraulique
  • Économie, commerce et artisanat
  • Industrie et énergie
  • Tourisme
  • Agriculture (en ce compris services techniques, pédologie, accompagnement économique, fermes expérimentales)
  • Enseignement (secondaire, supérieur, spécialisé, formation des services de secours et des administrations)
  • Enseignement pour personnes en situation de handicap
  • Culture, loisirs, fêtes, arts
  • Sports et infrastructures de délassement
  • Jeunesse
  • Cultes et laïcité
  • Interventions sociales et familles (dont structures d’accompagnement et d’hébergement)
  • Soins de santé (dont santé mentale)
  • Médecine sociale et préventive
  • Hygiène et salubrité publique (analyses sanitaires et environnementales)
  • Logement et aménagement du territoire
  • Services transversaux d’ingénierie territoriale, d’analyse socio-économique et d’appui aux communes
  • Assurances (notamment volontariat)
  • Fonctionnaire sanctionnateur et amendes administratives
  • Gestion des cours d’eau et lutte contre les inondations
  • Réseaux de bibliothèques et soutien aux politiques culturelles

Considérant que ces compétences présentent, dans leur très grande majorité, un caractère intrinsèquement supracommunal ;

Considérant que l’échelon communal n’est pas pertinent pour assurer ces missions :

  • au regard de l’étendue territoriale nécessaire à leur mise en œuvre ;
  • au regard des moyens humains, techniques et financiers requis ;

Considérant qu’une reprise par les communes entraînerait une fragmentation des politiques publiques, une perte d’économies d’échelle et une diminution de la qualité du service rendu ;

Considérant que le maintien d’un niveau supracommunal est dès lors indispensable pour garantir cohérence, efficacité et égalité de traitement ;

Considérant qu’un transfert des moyens humains provinciaux vers les communes engendrerait des difficultés importantes liées à la coexistence de statuts administratifs et pécuniaires distincts, sources d’iniquités et de complexité organisationnelle ;

Considérant en outre que cette réforme doit impérativement garantir une neutralité budgétaire pour la commune et une neutralité fiscale pour le citoyen ;

Considérant en outre que certaines problématiques nécessiteraient une prise en charge à un niveau supracommunal, les Communes ayant peu de moyen pour y répondre, à savoir :

  • Des centrales d'achats : au niveau des bureaux d'étude, les marchés particuliers tels que ceux non repris dans la centrale d'achats du SPW ;
  • Une assistance juridique ;
  • La gestion des cours d'eau de 3ème catégorie ainsi que l'entretien de leurs berges ;
  • Une assistance générale en matière de prévention des inondations ;
  • Un secrétariat social d'appui ;
  • Un service d'aide à l'élaboration des plans et analyses de risques en matière de bien-être au travail ;

Après en avoir délibéré ;

A l’unanimité ;

DÉCIDE 

Article 1er : d’affirmer que l’ensemble des compétences actuellement exercées par les Provinces, en ce compris notamment :

  • Étrangers et calamités
  • Sécurité et ordre public
  • Zones de secours
  • Communications routières
  • Voies d’eau navigables et non navigables – hydraulique
  • Économie, commerce, artisanat, industrie et énergie
  • Tourisme et agriculture
  • Enseignement sous toutes ses formes
  • Culture, sports, jeunesse et loisirs
  • Cultes et laïcité
  • Action sociale, familles et handicap
  • Soins de santé et santé mentale
  • Médecine préventive
  • Hygiène et salubrité publique
  • Logement et aménagement du territoire
  • Ingénierie territoriale et appui aux communes
  • Services administratifs spécifiques (sanctionnateur, assurances, etc.)

doivent continuer à être exercées à un niveau supracommunal.

Article 2 : de considérer que l’échelon communal n’est pas adapté pour la reprise de ces compétences, ni en termes de territoire, ni en termes de moyens.

Article 3 : de s’opposer à tout transfert de ces compétences vers les communes.

Article 4 : de préconiser que ces compétences soient, le cas échéant, réattribuées exclusivement à d’autres niveaux de pouvoir ou structures supracommunales appropriées, notamment la Région wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles ou des structures intercommunales.

Article 5 : d’alerter sur les conséquences négatives d’un transfert de personnel vers les communes, en particulier la coexistence de statuts différents et les déséquilibres organisationnels qui en résulteraient.

Article 6 :  de souhaiter que soient développées à un niveau supracommunal les matières suivantes :

  •  Des centrales d'achats : au niveau des bureaux d'étude, les marchés particuliers tels que ceux non repris dans la centrale d'achats du SPW ;
  • Une assistance juridique ;
  • La gestion des cours d'eau de 3ème catégorie ainsi que l'entretien de leurs berges ;
  • Une assistance générale en matière de prévention des inondations ;
  • Un secrétariat social d'appui ;
  • Un service d'aide à l'élaboration des plans et analyses de risques en matière de bien-être au travail ;

Article 7 : d’exiger que toute réforme garantisse une neutralité budgétaire complète pour la commune.

Article 8 : d’exiger une neutralité fiscale intégrale pour les citoyens.

Article 9 : de transmettre la présente délibération au Gouvernement wallon dans les délais impartis.


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