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Séance publique du Conseil
21 avril 2026 (19:30)
Point N° 35
State
Décision
Matière
Administration générale
Mandataire
GOBERT Jacques

Questions d'actualités

Note explicative

 

Le Code de la Démocratie locale et de la Décentralisation consacre le doit de regard des conseillers communaux et prévoit que "les conseillers ont le droit de poser des questions orales d'actualités qui relèvent de la compétence d'intérêt communal :

- de décision du Collège ou du Conseil communal,

- d'avis du Collège ou du Conseil communal dans la mesure où cette compétence a un objet qui concerne le territoire communal.

Le règlement d'ordre intérieur fixe les modalités d'application du présent article."

 

Il est fait état des questions orales d'actualité posées par les conseillers communaux et jugées recevables pour lesquelles la parole pourra être accordée en séance au conseiller communal.

 

Pour être recevable, la question orale d'actualité doit répondre aux critères suivants :

- être d'intérêt communal ;

- être de la compétence de décision du collège ou du conseil communal ;

- être de la compétence d'avis du collège ou du conseil communal dans la mesure où cette compétence à un objet qui concerne le territoire communal ;

- présenter un caractère d'actualité, c'est-à-dire porter sur des situations ou faits récents, à savoir ne remontant pas à une date plus éloignée que celle de la précédente séance du Conseil communal ;

- être d'intérêt général et ne peut être relative à des cas d'intérêt particulier ou à des cas personnels ;

- être précise et succincte ;

- ne pas porter sur une procédure administrative en cours sur laquelle le Collège communal doit encore se prononcer ;

- ne peut avoir pour unique objet de recueillir des consultations d'ordre juridique.

- être déposées auprès de la Direction générale quatre jours francs avant la réunion du Conseil Communal, soit le jeudi au plus tard avant la date de la séance.

 

 

Une fois terminé l'examen des points inscrits à l'ordre du jour de la séance publique du conseil, le président accorde la parole aux membres du conseil qui la demandent afin de poser des questions orales d'actualité au collège communal, étant entendu qu'il l'accorde selon l'ordre des demandes et, en cas de demandes simultanées, selon l'ordre du tableau de préséance.

 

Il est répondu aux questions orales d'actualité :

- soit séance tenante ;

- soit lors de la prochaine réunion du conseil communal, avant que le président accorde la parole afin que, le cas échéant, de nouvelles questions orales d'actualité soient posées.

 

Le nombre de questions orales d'actualité est limité à une par conseiller communal. Le conseiller communal dispose de deux minutes pour exposer sa question.

Il en est de même pour la réponse du Collège communal.

 

La question orale d'actualité et la réponse qui lui est apportée doivent faire l'objet d'une retranscription dans le procès-verbal de la séance du conseil.

 

 

Les questions orales d'actualité suivantes ont été adressées au Directeur général :

 

1/ Question orale d'actualité de Monsieur DI PINTO (LEA) relative au projet potentiel d’implantation d’une activité de valorisation de produits médicaux à La Louvière, transmise en date du 15 avril 2026, 17:40

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Bourgmestre,

Dans un contexte où La Louvière cherche à concilier développement économique, innovation et qualité de vie pour ses citoyens, certaines informations non confirmées circulent quant à un possible projet d’implantation d’une activité industrielle liée à la récupération et à la valorisation de produits médicaux et pharmacothérapeutiques sur le territoire communal, notamment à la suite d’un article de presse évoquant la possibilité d’une implantation d’une entreprise active dans le traitement de déchets médicaux.
Un tel projet, s’il devait se concrétiser, pourrait présenter des opportunités intéressantes en matière d’emploi et d’économie circulaire, tout en soulevant naturellement des questions quant à ses implications environnementales et sanitaires.

Dans ce cadre, nous souhaiterions poser les questions suivantes:
-Le Collège a-t-il connaissance d’un projet de ce type à La Louvière ?
-Des contacts ont-ils été pris avec d’éventuels porteurs de projet ?
-Une implantation sur un site spécifique est-elle envisagée à ce stade ?
-Quelles seraient, le cas échéant, les garanties prévues en matière de protection de l’environnement et de la santé publique ?
-Enfin, le Collège peut-il préciser si ce type d’activité fait actuellement partie des pistes envisagées ou étudiées, même à un stade exploratoire, dans le cadre du développement économique local ?

Nous vous remercions pour les informations que vous pourrez partager afin d’éclairer le Conseil et la population.

 

 

2/ Question orale d'actualité de Monsieur François ROCCA (LEA) relative à l’outil de signalement citoyen et de suivi des interventions, transmise en date du 16 avril 2026,18:19 :

 

Avec l’arrivée des beaux jours, les citoyens sont plus nombreux à sortir, à se déplacer et à profiter de leur quartier. C’est aussi un moment où chacun porte un regard plus attentif sur son environnement quotidien. C’est aussi une période où l’on constate plus facilement certaines réalités du quotidien, notamment à la sortie de l’hiver : dégradations de voirie, trottoirs abîmés ou encore petits dysfonctionnements qui impactent directement la qualité de vie.
Dans ce contexte, la Ville du Roeulx a récemment lancé une campagne de signalement citoyen, en s’appuyant sur l’application BetterStreet. Ce type d’outil permet aux habitants de signaler facilement une situation, de la localiser précisément et d’en suivre l’évolution. Au-delà de cet exemple, d’autres solutions existent. Ces outils présentent un intérêt concret : ils facilitent la communication entre citoyens et administration, permettent une cartographie des problématiques, améliorent la priorisation des interventions et évitent les signalements multiples pour un même problème. Ils offrent également davantage d’information quant au suivi des demandes.

L’actualité récente montre d’ailleurs tout l’intérêt d’un tel dispositif. Une commerçante de La Louvière a récemment dénoncé des chutes à répétition devant son salon en raison de l’aménagement du trottoir. Dans ce type de cas, un outil structuré de signalement et de suivi permettrait non seulement de remonter l’information plus efficacement, mais aussi de garantir une visibilité sur les suites apportées.

Dès lors, ma question est la suivante :

Pour quelles raisons la Ville de La Louvière ne s’est-elle pas encore dotée, à ce jour, d’un outil structuré de signalement citoyen accessible via application et plateforme en ligne, et envisage-t-elle la mise en place, à court ou moyen terme, d’un tel dispositif permettant à la fois une cartographie des signalements et un suivi clair des interventions ?

 

Articles de presse liés à la question d’actualité :
Source 1 : Campagne de signalement citoyen au Roeulx (Sudinfo – 08/04/2026)
[https://www.sudinfo.be/id1134484/article/2026-04-08/la-ville-du-roeulx-lance-une-campagne-designalement-pour-ameliorer-la-mobilite]

Source 2 : Situation d’un trottoir dangereux à La Louvière (Sudinfo – 15/04/2026)
[https://www.sudinfo.be/id1137965/article/2026-04-15/paola-coiffeuse-la-louviere-denonce-des-chutesrepetition-devant-son-salon-ce]

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous porterez à cette question, et je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur Général, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

 

 

3/Question orale d'actualité de Madame Mélissa Ferraro (PS) à Monsieur le Bourgmestre Jacques Gobert concernant les projets évoqués lors de la visite royale, transmise le jeudi 16 avril 2026, à 19:58


Le 31 mars dernier, nous avons eu l'honneur d'accueillir le Roi Philippe à La Louvière. Accompagné par le Ministre-Président wallon, par des chefs d'entreprises, des acteurs du monde académique ainsi que des spécialistes de l'économie circulaire, Sa Majesté le Roi venait pour une réunion de travail, organisée à la demande du Palais.
Cette réunion s'est bien évidemment tenue à huis clos mais des interviews ont été données après la clôture de celle-ci. Nous avons donc pu en apprendre un peu plus sur les objectifs de cette rencontre. Une rencontre qui constitue un signal fort : la région du Centre, et plus particulièrement la Ville de La Louvière, a du potentiel et doit pouvoir se développer. Et c'est bien l'objectif de cette rencontre : mettre autour de la table les acteurs du développement économique afin qu'ils puissent, ensemble, installer un climat propice au redéploiement industriel en misant notamment sur l'économie circulaire.

Monsieur le Bourgmestre, vous avez logiquement assisté à cette réunion. Je me tourne donc vers vous pour obtenir des informations complémentaires.
Tout d'abord, est-ce que cette réunion a permis de mettre en place des actions concrètes pour redynamiser notre région ?
Parmi les entrepreneurs présents, certains semblent vouloir s'implanter à La Louvière. La presse citait notamment les entreprises Roosens, Ecostéryl, NLMK,...Pouvez-vous confirmer l'intérêt de ses entreprises pour notre région? Pouvez-vous également nous parler des blocages qui freinent leur installation sur notre territoire ?
Enfin, Monsieur Philippe Dubois, recteur de l'Umons, déclarait dans une interview être présent à la demande explicite du Roi et travailler sur deux aspects capitaux pour l'avenir de notre Ville : le pôle hospitalier ainsi que l'aspect formation. Plusieurs éléments ont été évoqués, notamment la création d'une filière de formation liée au sport et à la santé.
Monsieur le Bourgmestre, pouvons-nous dès lors espérer qu'un campus spécialisé dans ces deux domaines puisse voir le jour à La Louvière ? Merci

 


4/ Question orale d'actualité de Madame Lucia Russo (PS) à l'échevin Nicolas Godin concernant le projet BeWapp, transmise le 16 avril 2026, 19:58

Nous en sommes conscients, la propreté des espaces publics est un véritable problème pour notre Ville.Pourtant, de nombreuses actions sont mises en place par l'administration pour sensibiliser les citoyens. Une campagne de communication a été menée sur les réseaux sociaux et, fin du mois de mars, le grand nettoyage de printemps s'est organisé à La Louvière. Mis en place par BeWapp, ce nettoyage invite les citoyens à ramasser les déchets présents dans l'espace public, à proximité de chez eux.

Monsieur l'échevin, pourriez-vous nous dire combien de personnes ont participé à cet événement ? Pourriez-vous nous dire combien de kilos de déchets ont été ramassés ? Enfin, pensez-vous que ce type d'événement puisse suffire pour sensibiliser les citoyens et faire changer les comportements ? Si ce n'est pas le cas, quelles mesures pensez-vous pouvoir prendre afin que les rues de notre ville mais aussi de nos villages soient plus propres? Merci.
 

 

5/Question orale d'actualité de Madame Noémie Nanni (PS) à l'échevine de la participation citoyenne Laurence Zanchetta concernant l'exploitation future du Palace situé Place Mansart, transmise le 16 avril 2026, 19:58

Madame l'échevine, début du mois d'avril, le Palace faisait peau neuve, avec une nouvelle fresque. Je me réjouis de voir que le projet de street art continue dans notre Ville et contribue, j'en suis convaincue, à la rendre plus agréable. Je m'interroge toutefois sur l'exploitation future du Palace. En effet, des travaux d'aménagement intérieur sont actuellement en cours et devraient permettre de faire pleinement revivre ce lieu. Un projet qui devrait, normalement, être dédié aux citoyens.

Madame l'échevine, une fois les travaux terminés, quelle sera l'utilisation de cette salle? Sera-t-elle accessible uniquement aux ASBL ou également aux citoyens qui souhaitent en faire usage? J'espère sincèrement que ce lieu permettra aux citoyens qui habitent le centre-ville de disposer d'une sorte de maison citoyenne, ce qui manque encore en ce moment à La Louvière. Je vous remercie pour vos réponses.

 

 

6/Question orale d'actualité de M onsieur Nicolas Wallemacq (PS) à l'échevin Nicolas Godin concernant la semaine sportive, transmise le 16 avril 2026, 19:58 .

Cette semaine, de nombreux élèves des écoles louviéroises peuvent profiter et découvrir de nouveaux sports grâce à la semaine sportive, un événement organisé chaque année dans notre entité. En tant que professeur d'éducation physique, je ne peux que saluer ce projet et vous remercier, ainsi que les écoles, les professeurs, la maison du sport et les clubs sportifs pour ce que vous faites pour les jeunes louviérois.

Je me demande toutefois quelle est la portée de cet événement. Monsieur l'échevin, combien d'élèves au total participent à cet événement ? Je m'interroge également sur le rôle de la Ville et de la Maison du Sport. En effet, au-delà des infrastructures mises à disposition, quel est le rôle joué par ces deux acteurs ? Concernant les clubs sportifs, je tiens à saluer leur implication. Je souhaite cependant savoir si cette implication a tendance à s'accroitre au fil des éditions ou pas. Mes questions seront donc les suivantes : Combien de clubs participent à cette semaine sportive? Sont-ils globalement plus nombreux que les années précédentes ? Enfin, ce projet permet à ces clubs de se faire connaitre, notamment lorsqu'ils proposent des sports moins connus. Dès lors, est-il possible d'évaluer si cette semaine de découverte sportive a un réel impact sur les clubs de notre entité ? Je vous remercie pour vos réponses.

 


7 /Question orale d'actualité de Monsieur Ibrahim Karagoz (PS) relative à la sécurité routière et aux contrôles routiers à La Louvière, transmise le 16 avril 2026, 20:12

Récemment, des contrôles routiers menés sur notre territoire ont permis de tester 224 conducteurs, dont trois se sont révélés positifs à l’alcool et plusieurs autres infractions ont été constatées, notamment en matière de stupéfiants, de défaut d’assurance ou encore d’utilisation du téléphone au volant. Ces contrôles ont également donné lieu à des retraits de permis, des immobilisations de véhicules et plusieurs sanctions administratives.

Ces chiffres, bien que globalement rassurants quant au nombre limité de conducteurs sous influence, montrent néanmoins que certains comportements à risque persistent sur nos routes.

Dès lors, Monsieur le Chef de corps, pouvez-vous nous préciser :
1) comment vous analysez ces résultats au regard de la sécurité routière à La Louvière ;
2) si ces contrôles seront intensifiés dans les prochaines semaines, notamment à des moments ou dans des zones identifiées comme plus à risque ;
3) et enfin, quelles actions de prévention ou de sensibilisation pourraient être renforcées, en complément des contrôles, afin de réduire durablement ces comportements dangereux ?

Bien à vous.

 

 

 

Le Directeur général a statué sur la recevabilité de ces questions orales d'actualité.

 

Il appert que toutes les questions orales d'actualité peuvent être posées en séance, une fois terminé l'examen des points inscrits à l'ordre du jour de la séance publique. 

 

Il est proposé au conseil de prendre acte des questions orales d'actualités adressées au Directeur général et de donner la parole aux conseillers ayant posé une question orale d'actualité recevable.

Délibération

Le Conseil ;

 

Vu les articles L1122-10 &1 à 3 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation ;

 

Vu les articles 81 à 88 du ROI du Conseil communal ;

 

Vu la délibération du collège communal du 07 avril 2025 dont objet "Droit de regard des conseillers communaux - Questions orales d'actualités et questions écrites : modalités - Prise d'acte et décision" et la délibération du Conseil du 22 avril 2025 ;

 

Vu la délibération du Collège communal du 07 avril 2025 et celle du Conseil communal du 22 avril 2025 dont objet " Règlement d'Ordre intérieur du Conseil communal-Modifications"réalisée afin de mettre en conformité, le ROI du Conseil communal avec les exigences nées du Décret du 27 mars 2024 modifiant le Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation en vue de simplifier le fonctionnement et l'organisation des organes communaux et provinciaux sur base du modèle rédigé par l'UVCW ;

 

Vu la délibération du Collège du 15 décembre 2025 ;

 

DECIDE :

 

Article 1: d'accorder la parole aux conseillers en vue de poser leur question d'actualité suivante :

  • Question orale d'actualité de Monsieur DI PINTO (LEA) relative au projet potentiel d’implantation d’une activité de valorisation de produits médicaux à La Louvière
  • Question orale d'actualité de Monsieur François ROCCA (LEA) relative à l’outil de signalement citoyen et de suivi des interventions
  • Question orale d'actualité de Madame Mélissa FERRARO (PS) à Monsieur le Bourgmestre Jacques Gobert concernant les projets évoqués lors de la visite royale
  • Question orale d'actualité de Madame Lucia RUSSO (PS) à l'échevin Nicolas Godin concernant le projet BeWapp
  • Question orale d'actualité de Madame Noémie NANNI (PS) à l'échevine de la participation citoyenne Laurence Zanchetta concernant l'exploitation future du Palace situé Place Mansart
  • Question orale d'actualité de Monsieur Nicolas WALLEMACQ (PS) à l'échevin Nicolas Godin concernant la semaine sportive
  • Question orale d'actualité de Monsieur Ibrahim KARAGOZ (PS) relative à la sécurité routière et aux contrôles routiers à La Louvière

 

Article 2: de retranscrire les questions orales d'actualité et les réponses qui leur ont été apportées, dans le procès-verbal de la séance publique de ce conseil communal.


Interventions

Monsieur Angelo DI PINTO : merci Monsieur le Président. Monsieur le Président, Monsieur le Bourgmestre, Dans un contexte où La Louvière cherche à concilier développement économique, innovation et qualité de vie pour ses citoyens, certaines informations non confirmées circulent quant à un possible projet d’implantation d’une activité industrielle liée à la récupération et à la valorisation de produits médicaux et pharmaco-thérapeutiques sur le territoire communal, notamment à la suite d’un article de presse évoquant la possibilité d’une implantation d’une entreprise active dans le traitement de déchets médicaux.
Un tel projet, s’il devait se concrétiser, pourrait présenter des opportunités intéressantes en matière d’emploi et d’économie circulaire, tout en soulevant naturellement des questions quant à ses implications environnementales et sanitaires.

 

Dans ce cadre, nous souhaiterions poser les questions suivantes : le Collège a-t-il connaissance d’un projet de ce type à La Louvière ? Des contacts ont-ils été pris avec d’éventuels porteurs de projet ? Une implantation sur un site spécifique est-elle envisagée à ce stade ? Quelles seraient, le cas échéant, les garanties prévues en matière de protection de l’environnement et de la santé publique ? Enfin, le Collège peut-il préciser si ce type d’activité fait actuellement partie des pistes envisagées ou étudiées, même à un stade exploratoire, dans le cadre du développement économique local ?

 

Nous vous remercions pour les informations que vous pourrez partager afin d’éclairer le Conseil et la population. Je vous remercie.

 

Monsieur Jacques GOBERT : Monsieur DI PINTO, merci pour votre question. L'article auquel vous faites référence est celui qui a suivi la venue de notre souverain ici à la Louvière. Différents noms d'entreprises ont été cités comme étant des candidats à l'investissement sur notre territoire. Le nom effectivement d'une société relative dans la valorisation des produits médicaux a été évoqué. Au niveau de la Ville, nous n'avons pas de contact spécifique avec cette entreprise. C'est IDEA qui est par définition notre bras armé en termes de développement économique. Je ne vais pas aller au-delà aujourd'hui parce que ça reste le début d'une prise de contact. Il est prématuré d'en tirer des conclusions et de se réjouir peut-être prématurément. Je crois qu'il y a encore beaucoup d'étapes à franchir, mais effectivement, il y a ce dialogue en cours avec une entreprise, comme avec d'autres d'ailleurs. Puisque, je profite aussi de l'occasion quand même pour rappeler qu’on peut s'en féliciter, sur les zonings Louviérois, qui ont été mis en place par IDEA sur notre territoire, il n’y a quand même pas moins de 4000 emplois qui sont existants au bénéfice de toute une région et pas que de la Louvière, comme vous le savez.

 

Monsieur Christian BAISE : la deuxième question orale d'actualité est posée par Monsieur François ROCCA relative à l’outil de signalement citoyen et de suivi des interventions. Monsieur ROCCA je vous cède la parole.

 

Monsieur François ROCCA : merci Monsieur le Président. Avec l’arrivée des beaux jours, les citoyens sont plus nombreux à sortir, à se déplacer et à profiter de leur quartier. C’est aussi un moment où chacun porte un regard plus attentif sur son environnement quotidien. C’est aussi une période où l’on constate plus facilement certaines réalités du quotidien, notamment à la sortie de l’hiver : dégradations de voirie, trottoirs abîmés ou encore petits dysfonctionnements qui impactent directement la qualité de vie.

 

Dans ce contexte, la Ville du Roeulx a récemment lancé une campagne de signalement citoyen, en s’appuyant sur l’application BetterStreet. Ce type d’outil permet aux habitants de signaler facilement une situation, de la localiser précisément et d’en suivre l’évolution. Au-delà de cet exemple, d’autres solutions existent, comme SEAWIS en Belgique ou encore ALLOMAIRIE notamment utilisé en France, comme dans les grandes villes comme Marseille.

 

Ces outils présentent un intérêt concret : ils facilitent la communication entre citoyens et administration, permettent une cartographie des problématiques, améliorent la priorisation des interventions et évitent les signalements multiples pour un même problème. Ils offrent également davantage d’information quant au suivi des demandes. Concrètement de nombreux éléments peuvent être concernés : la voirie, les trottoirs avec des nids-de-poule, des pavés descellés, la propreté publique comme les dépôts sauvages ou les poubelles débordantes, le mobilier urbain et l’éclairage ou encore les espaces verts, des avaloires bouchés ou certaines situations présentant un danger. À La Louvière, l’intérêt pour ce type de démarche semble bien réel. À titre d’illustration, on récence déjà plusieurs signalements sur BETTERSTREET concernant notre territoire alors même que la Ville n’utilise pas cet outil.

 

L’actualité récente montre d’ailleurs tout l’intérêt d’un tel dispositif. Une commerçante de La Louvière a récemment dénoncé des chutes à répétition devant son salon en raison de l’aménagement du trottoir. Dans ce type de cas, un outil structuré de signalement et de suivi permettrait non seulement de remonter l’information plus efficacement, mais aussi de garantir une visibilité sur les suites à apporter. Cette situation a déjà été évoquée par le passé par mes collègues, Monsieur RESINELLI et Monsieur THOMAS, et conserve aujourd’hui toute sa pertinence, surtout au regard du fait que les citoyens sont de plus en plus connectés. Un signalement pourrait être transmis par téléphone pour les moins connectés avec une ligne directement connectée à l’administration.

 

Dès lors, ma question est la suivante : pour quelles raisons la Ville de La Louvière ne s’est-elle pas encore dotée, à ce jour, d’un outil structuré de signalement citoyen accessible via application une plateforme en ligne, et envisage-t-elle la mise en place, à court ou moyen terme, d’un tel dispositif permettant à la fois une cartographie des signalements et un suivi clair des interventions ? Je vous remercie par avance.

 

Monsieur Christian BAISE : Monsieur GODIN va vous répondre.
 

Monsieur Nicolas GODIN : merci, Monsieur le conseiller, pour cette question. Permettez-moi d'abord de revenir sur l'exemple que vous avez évoqué concernant la commerçante ayant signalé des chutes à répétition. Après analyse par nos services, il ne s'agit donc pas ici d'un défaut ou d'une dégradation de trottoir, mais d'une configuration classique liée à un dénivelé important entre la voirie et certaines habitations. Dans ce type de situation, le trottoir est donc aménagé avec deux niveaux distincts.

 

Sur le fond de votre question, vous faites référence à des outils comme BetterStreet. Il s'agit en effet d'une application développée par une entreprise privée, utilisée par certaines communes, principalement de petite taille ou moyenne, notamment dans notre région. Elle permet à des citoyens de signaler facilement des problèmes liés à l'espace public via photo, géolocalisation, et avec un suivi des interventions. Ce type d'outil, en effet, présente quelques avantages indéniables: centralisation des signalements, meilleure traçabilité, cartographie, et cetera. Cependant, plusieurs éléments doivent être pris en considération.

 

D'une part, il existe aujourd'hui déjà une solution publique à l'échelle de la région, à savoir Fix My Street Wallonie, développée dans le cadre de l'action BEWAPP. Cette plateforme, elle, est gratuite pour les communes et repose sur un principe similaire, tout en permettant une coordination plus large et harmonieuse des pratiques entre pouvoirs locaux.

 

D'autre part, l'enjeu principal n'est pas uniquement de disposer d’un outil supplémentaire, mais d'en assurer la gestion efficace des signalements. Multiplier les plateformes entre téléphone, mail, guichet, applications diverses, peut rapidement complexifier le travail des services si ces outils ne sont pas parfaitement intégrés dans le processus interne.

 

Enfin, les solutions privées comme Better Street impliquent des coûts non négligeables, tant en termes d'acquisition que de maintenance, auquel s'ajoutent des ressources humaines nécessaires pour assurer le suivi rigoureux des demandes. Il est clair qu'avec les mesures régionales que nous subissons actuellement et imposées entre autres par le Ministre des pouvoirs locaux, par exemple, notamment le fait de ne pas remplacer qu'un agent sur deux, la situation des ressources humaines ne risquera pas de s'améliorer tout de suite. Or, comme vous l'avez souligné, l'efficacité de ces outils repose sur une capacité qu'a la commune à traiter rapidement les signalements.

 

Cela étant dit, votre question rejoint pleinement une orientation que nous avons clairement définie : celle de moderniser, de digitaliser nos services.

 

Dans le cadre de notre budget 2026, nous avons inscrit des crédits pour développer des démarches innovantes et plus intelligentes dans la gestion de l'espace public, notamment le déploiement de poubelles connectées pour optimiser les tournées de collecte, l'installation de caméras embarquées dans nos camions afin d'objectiver les quantités collectées selon les zones, ou encore plus largement une réflexion structurée sur l'intégration de l'outil numérique en service d'efficacité opérationnelle.

 

En conclusion, ce que nous privilégions, c'est avant tout des solutions intégrées, maîtrisées financièrement et compatibles avec les capacités de traitement de nos services. Malheureusement, ce qui n'est pas encore le cas avec la proposition que vous faites.
 

Monsieur Christian BAISE : la question orale d'actualité est proposée par Madame Mélissa Ferraro à Monsieur le Bourgmestre concernant les projets évoqués lors de la visite royale. Madame FERRARO à vous la parole.
 

Madame Mélissa FERRARO : le 31 mars dernier, nous avons eu l'honneur d'accueillir le Roi Philippe à La Louvière. Accompagné par le Ministre-Président wallon, par des chefs d'entreprises, des acteurs du monde académique ainsi que des spécialistes de l'économie circulaire. Sa Majesté le Roi venait pour une réunion de travail, organisée à la demande du Palais.
 

Cette réunion s'est bien évidemment tenue à huis clos mais des interviews ont été données après la clôture de celle-ci. Nous avons donc pu en apprendre un peu plus sur les objectifs de cette rencontre. Une rencontre qui constitue un signal fort : la région du Centre, et plus particulièrement la Ville de La Louvière, a du potentiel et doit pouvoir se développer. Et c'est bien l'objectif de cette rencontre : mettre autour de la table les acteurs du développement économique afin qu'ils puissent, ensemble, installer un climat propice de redéploiement industriel en misant notamment sur l'économie circulaire.
 

Monsieur le Bourgmestre, vous avez logiquement assisté à cette réunion. Je me tourne donc vers vous pour obtenir des informations complémentaires.

 

Tout d'abord, est-ce que cette réunion a permis de mettre en place des actions concrètes pour redynamiser notre région ?
 

Parmi les entrepreneurs présents, certains semblent vouloir s'implanter à La Louvière. La presse citait notamment les entreprises, comme, Roosens, Ecostéryl, NLMK,...Pouvez-vous confirmer l'intérêt de ses entreprises pour notre région ? Pouvez-vous également nous parler des blocages qui freinent leur installation sur notre territoire ?

 

Enfin, Monsieur Philippe DUBOIS, recteur de l'Umons, déclarait dans une interview être présent à la demande explicite du Roi et de travailler sur deux aspects capitaux pour l'avenir de notre Ville : le pôle hospitalier ainsi que l'aspect formation. Plusieurs éléments ont été évoqués, notamment la création d'une filière de formation liée au sport et à la santé. Monsieur le Bourgmestre, pouvons-nous dès lors espérer qu'un campus spécialisé dans ces deux domaines puisse voir le jour à La Louvière ? Merci.
 

Monsieur Jacques GOBERT : Madame FERRARO, effectivement, comme vous avez tous pu le constater clairement, le Roi s'intéresse à notre ville et à son développement en particulier. Il s'investit personnellement, comme vous avez pu le constater, dans cette thématique-là, c'est la troisième fois que nous le recevons ici. Entre-temps, des rencontres ont également eu lieu au palais pour définir aussi les priorités et les modalités de mise en œuvre de ces rencontres.

 

Alors, le Roi n'est pas, par définition, dans l'opérationnalité des choses, mais il est clair qu'il joue un rôle de catalyseur. Quand le Roi invite, tout le monde vient, bien évidemment. Donc, ça c'est déjà positif en soi. Je crois que ce qui est positif aussi, c'est que notre ville est sous les projecteurs lors de sa venue, que ça aussi donne une crédibilité à notre ville et à ses atouts et ses capacités et aux investissements qui ont déjà été réalisés. Je crois qu'on ne peut que se féliciter de cette visite, sachant que le Roi, il y a environ 2 ans lors d'une de ses visites ici à La Louvière, m’avait évoqué la piste de l'économie circulaire, faisant en sorte que notamment dans les matériaux de construction, finalement, les déchets deviennent des ressources et c'est ça le sens notamment du projet que vous citez avec l'entreprise Roosens Beton qui a reçu entre-temps un agrément pour un nouveau matériau qu'il a, disons, créé de toutes pièces. Et qui permettra ainsi de faire en sorte que des déchets de matériaux de démolition deviennent des matériaux pour les nouvelles constructions avec des taux d'isolation très très importants et des coûts très faibles. Donc, vraiment, je dirais une belle cohérence, sachant que les potentialités en termes de création d'emploi sont de l'ordre d'une centaine et qu’aujourd'hui déjà cinq maisons sont en construction à titre de test. Je crois qu'on est dans une bonne dynamique par rapport à cela. NLMK, ce n'est plus un secret aujourd'hui, a un projet de construction d'un nouveau four électrique permettant aussi de récupérer la ferraille qui aujourd'hui est exportée vers l'étranger et qui pourrait être accueillie ici et refondue. On est aussi dans une dynamique d'économie circulaire. On parle d'investissement qui dépasse le milliard d'euros. On voit tout de suite l'importance en termes d'investissement, mais aussi en termes de création d'emploi. Ce sont des centaines d'emplois directs et indirects qui pourraient être créés si ce projet se réalise, parce qu’il va falloir au niveau aussi du financement pour NLMK, qui n'est pas seul actionnaire, d’aboutir dans le financement.

 

Alors, il y a aussi le groupe COMET, qui est déjà présent sur le territoire Louvièrois avec la récupération de cuivre dans le zoning de Strépy et demain dans d'autres créneaux de récupération de déchets et de valorisation.
 

Et enfin, il y a aussi l'entreprise, vous avez cité le nom, je ne le souhaitais pas le faire, dans la récupération, le traitement des déchets hospitaliers, mais là, c'est encore, comme je l'évoquais tout à l'heure, prématuré de s'engager dans quoi que ce soit.

 

Alors, au-delà de ces investissements à vocation économique, il y a effectivement le pôle médical d'excellence qui avait déjà été évoqué lors d'un appel précédent au fond FEDER. On est là dans une dimension qui intègre les hôpitaux, les clubs sportifs. C’est l'e-sport-santé qu'on peut voir et espérer voir mis en œuvre avec aussi, le recteur de l'Université de Mons préside, disons, la plateforme de concertation de toutes les universités Hennuyères et faire en sorte qu’on puisse espérer demain, espérons-le encore, mais tout ça reste encore à ce stade de déclaration plus que d'intention parce que les différents pouvoirs réalisateurs se sont quand même déjà prononcés quant au fait qu’ils pouvaient s'engager dans la réflexion sur la création d'un pôle multi-faculté à La Louvière. La mission royale souhaite, sous la houlette de Philippe DUBOIS qui a effectivement été sollicité par le Roi, pouvoir réunir différentes autres écoles et universités afin de proposer une nouvelle offre en termes de formation continue, en termes de formation en alternance. Il y a là tout un champ intéressant qu'on pourrait voir développer à La Louvière.

 

Voilà ce que je tenais à dire à ce stade-ci. Bon, maintenant, effectivement, le Ministre-président a reçu un mandat du Roi quant au fait qu'il fallait passer une phase plus opérationnelle et de se faire accompagner dans le processus pour coordonner ces différents pôles d'action et d'activités qui, comme vous pouvez le voir, sont très larges et qui, nous l'espérons, déboucheront au fil du temps, sur une dynamique économique, mais de l'emploi, c'est ça, bien sûr, l'essence même de l'engagement du souverain qui essaim puisque vous avez pu apercevoir qu’aujourd'hui, il était aussi présent en Wallonie, en Flandre, c'est une dynamique économique.

 

Voilà ce qu'il souhaite mettre en place à La Louvière et va visiblement inspirer d'autres régions et c'est sa volonté de s'engager dans une impulsion parce que c'est de ça dont il s'agit, fédérer les ressources et les institutions, les entreprises au bénéfice de notre région et de notre ville en particulier parce qu’il faut le savoir, il insiste beaucoup pour que les projets se fassent bien sûr aux bénéfices de la région Wallonne, mais qu'il se fasse à La Louvière, c'est sa volonté clairement affirmée.

 

Monsieur Christian BAISE : merci Monsieur le Bourgmestre. La quatrième question d’actualité est celle de Madame Lucia RUSSO à l’échevin Monsieur GODIN concernant le projet BEWAPP. Madame RUSSO je vous donne la parole.
 

Madame Lucia RUSSO : merci. La propreté des espaces publics est une véritable préoccupation pour notre ville. De nombreuses actions sont mises en place par l'administration pour sensibiliser les citoyens, dont récemment une campagne de communication qui a été menée sur les réseaux sociaux et qui a permis le grand nettoyage de printemps, organisé à la Louvière, fin du mois de mars. Mis en place par BEWAPP, ce nettoyage invite les citoyens à ramasser les déchets présents dans l'espace public à proximité de chez eux. Pourriez-vous nous dire combien de personnes ont participé à cet événement ? Combien de kilos de déchets ont été ramassés ? Pensez-vous que ce type d'événement puisse suffire pour sensibiliser les citoyens et faire changer les comportements ? Si ce n'est pas le cas, quelles mesures pensez-vous pouvoir prendre afin que les rues de notre ville, mais aussi de nos villages, soient plus propres ? Merci.
 

Monsieur Christian BAISE : merci Madame Rousseau, la réponse de Monsieur GODIN.

 

Monsieur Nicolas GODIN : Madame la Conseillère, merci pour votre question. Comme vous l'indiquez, le grand nettoyage de printemps 2026 a été organisé par BEWAPP du 26 au 29 mars et a une nouvelle fois mobilisé notre ville.

 

Comme chaque année, le service communication a assuré le relais des différentes informations pour encourager les inscriptions, tandis que le département Infrastructure, lui, prenait en charge l'organisation concrète. Ce dernier a géré les inscriptions, fourni le matériel, accompagné les groupes, collecté également les sacs et traité les dépôts sauvages signalés.

 

En termes de participation, nous avons enregistré cette année environ 1000 inscrits, soit une légère diminution par rapport à l'année précédente où nous comptions 1200 participants. Dans les détails, cela représente notamment 15 groupes scolaires pour 715 participants, plusieurs groupes de citoyens répartis sur les différents jours, ainsi qu'une participation scolaire complémentaire en avril.

 

Concernant les déchets collectés, les chiffres sont les suivants : 600 kg de déchets ménagers, 320 kg PMC et 630 kg d'encombrants. Par rapport à 2025, où la participation était similaire, les volumes de déchets collectés étaient globalement plus élevés. Cela signifie qu'en 2026, chaque participant a ramassé environ un tiers de déchets en moins.

 

Alors, ce type d'événement reste utile et nécessaire. En effet, il sensibilise et mobilise, responsabilise les citoyens et permet d'agir de manière concrète sur le terrain. Cependant, il ne peut suffire à lui seul de modifier durablement les comportements et nous insistons pour continuer le travail de terrain et la présence dans nos rues afin de pouvoir être réactif et pouvoir s'assurer que notre ville continue à être le plus propre possible. Je vous en prie, Madame la Conseillère.

 

Monsieur Christian BAISE : la question suivante est une question de Madame Noémie NANNI, concernant l'exploitation future du Palace situé Place Mansart. Alors d'après les informations que j'ai reçues, ce serait Monsieur DI MATTIA qui va commencer par y répondre, et il sera secondé par Madame Laurence ZANCHETTA. Madame Noémie NANNI, à vous la parole.

 

Madame Noémie NANNIE : bonsoir. Madame l’échevine, début du mois d'avril, le Palace faisait peau neuve avec une nouvelle fresque. Je me réjouis de voir que le projet de Street Art continue dans notre ville et contribue, j'en suis convaincue, à le rendre plus agréable.

 

Je m'interroge toutefois sur l'exploitation future du Palace. En effet, des travaux d'aménagement intérieur sont actuellement en cours et devraient permettre de faire pleinement revivre ce lieu. Un projet qui devrait normalement être dédié aux citoyens.
 

Madame l’échevine, une fois les travaux terminés, quelle sera l'utilisation de cette salle ? Sera-t-elle accessible uniquement aux ASBL ou également aux citoyens qui souhaitent en faire l'usage ?
 

J'espère sincèrement que ce lieu permettra aux citoyens qui habitent le centre-ville de disposer d'une sorte de maison citoyenne, ce qui manque encore en ce moment à La Louvière. Je vous remercie d'avance pour votre réponse.

 

Monsieur Michele DI MATTIA : merci Madame NANNI. Ce n'est pas Madame l’échevine, c'est d'abord moi-même qui vais répondre et ensuite ma collègue.

 

Alors pourquoi on répond à deux ? Parce que justement la préparation de ce lieu, de la destination de ce lieu, elle ne va pas être unique, univoque, elle va reprendre à la fois une dimension citoyenne et culturelle.

 

Alors comme vous l'avez souligné, le chantier de la salle du Palace est bien avancé. La finalisation de l'extérieur avec la fresque de Denis Meyers, artiste qui est connu dans la région pour avoir déjà apporté des contributions notamment à la place Mansart et au passage de l'éléphant blanc. Cette fresque est terminée. Vous avez aussi indiqué que ce lieu est emblématique. Effectivement, il l'est et actuellement il fait l'objet de différents travaux sur des espaces qui sont complètement repensés, agrandis parfois, création de loges, de bureaux et installation d'un double bar pour l'accueil qui se veut plus convivial. Une accessibilité aussi renforcée avec un monte-charge PMR et une remise à niveau complète au niveau technique avec de nouveaux systèmes électriques, des sanitaires entièrement rénovés, un système de projection moderne. Des plafonds acoustiques pour une meilleure expérience sonore et musicale et des aménagements structurels notamment au niveau de la toiture et pour la durabilité du bâtiment.
 

Alors au-delà de ces travaux, que faire de ce bâtiment ? C'est la question centrale qui est pour le moment en réflexion avec ma collègue Laurence ZANCHETTA. Le devenir du Palace est en réflexion pour que le citoyen ou chaque acteur avec une vocation citoyenne et culturelle puisse y trouver sa place, aux côtés aussi d'un acteur comme centrale, qui dans cette salle trouvera un espace neuf notamment pour les diffusions. Et je vais céder la parole à ma collègue Laurence ZANCHETTA.

 

Madame Laurence ZANCHETTA : merci Michel. Je vais donc compléter ce que tu viens de dire. Donc Madame la Conseillère, Noémie, notre volonté par rapport au Palace Bel et Claire, on veut faire du Palace un lieu qui est ouvert, qui est vivant et pas uniquement en faire une salle de diffusion.

 

Alors l'objectif, c'est d’en faire une salle citoyenne, culturelle, tu l'as dit Michele, participative, accessible à la fois centrale, comme mon collègue Michele vient de l'expliquer, aux associations, mais aussi aux citoyens qui souhaitent s'approprier cet espace. Cette réflexion, elle vient également du constat qu'il y a une réelle demande de disposer de la part de nos concitoyens d'un lieu de rencontre et d'activités en centre-ville, en complément de nos maisons citoyennes présentes dans les anciennes communes, comme vous le savez. C'est pourquoi et bien nous travaillons à la création d'un véritable lieu communautaire, articulé autour du Palace et de la Maison des Associations et en fait ce lieu s'apparenterait, évidemment tout ça est encore en réflexion, un tiers lieu avec la constitution de comités pour sa gestion et la programmation de la salle de spectacle, la Maison des Associations et l'espace citoyen. L'idée de ce tiers lieu, c'est d'offrir aux citoyens, aux artistes, aux associations, aux jeunes, au centre culturel un espace partagé et co-construit.

 

Monsieur Christian BAISE : merci pour cette réponse conjointe. Nous passons à la question numéro 6, question de Monsieur Nicolas WALLEMACQ, concernant la semaine sportive. Question adressée à Monsieur Nicolas GODIN. Monsieur WALLEMACQ.

 

Monsieur Nicolas WALLEMACQ : je vais adresser ma question à Madame l’échevine de l'enseignement, Madame LEONI. Madame l’échevine, cette semaine de nombreux élèves des écoles communales peuvent profiter et découvrir de nouveaux sports grâce à la semaine sportive, un événement organisé chaque année dans notre entité. En tant que professeur d'éducation physique, je ne peux que saluer ce projet et vous remercier ainsi que les écoles et leur direction, les professeurs, qu'ils soient d'éducation physique ou titulaires qui accompagnent les élèves, la Maison du Sport et les clubs sportifs pour ce que vous faites pour les jeunes Louviérois.

Je me demande toutefois, quelle est la portée de cet événement, Madame l’échevine, combien d'élèves au total participent à cet événement ? Je m'interroge également sur le rôle de la ville et de la Maison du Sport. En effet, au-delà des infrastructures mises à disposition, quel est le rôle joué par ces deux acteurs ?

 

Monsieur Christian BAISE : Madame l’échevine à vous la parole.

 

Madame Leslie LEONI : merci Monsieur le Président. Monsieur WALLEMACQ, je vous remercie bien évidemment pour votre question qui met en lumière l'un des événements phares de l'enseignement communal et de notre politique sportive locale.
 

Alors en tant que professeur d'éducation physique, vous savez mieux que moi que susciter la vocation sportive dès le plus jeune âge constitue un enjeu de santé publique et de cohésion sociale.

 

Alors afin de répondre à votre première question, ce sont près de 800 élèves de P3 et P4 que j'ai d'ailleurs rencontré ce matin, issu des établissements communaux de notre entité qui envahissent cette semaine nos infrastructures Houdinoises. Il faut rappeler qu'il s'agit d'une initiative et je tiens vraiment à le préciser, portée par nos enseignants. J'en profite d'ailleurs pour les féliciter. Nous avons des équipes dont nous pouvons être fiers. Cette participation démontre que la semaine sportive est devenue un rendez-vous incontournable de notre calendrier scolaire et c'est grâce à eux. Le rôle de la Maison des Sports est évidemment essentiel. Elle assure le relais logistique et la coordination entre notre département, les responsables de terrain et les salles utilisées. La ville gère également les prises de contact avec les partenaires, ce qui implique de nombreuses réunions qui commenceraient tôt dans l'année d'ailleurs, entre les maîtres d'éducation physique et les partenaires externes afin d'identifier les besoins et les attentes.

 

Concernant les clubs, leur mobilisation constitue bien évidemment le moteur du projet. Cette année, quatre partenaires supplémentaires se lancent dans cette aventure. Pour vous donner un exemple, les fléchettes, le Tennis Club Houdinois, la Ligue Francophone de Handball avec une volonté de s'implanter et la Maison du vélo qui animera un atelier sur le temps de midi à partir de matériel prêté par Centrissime.

 

Nous constatons une forte fidélisation par rapport aux années précédentes. Le nombre de clubs est en augmentation, mais c'est surtout la diversité des disciplines qui s'accroît. Les professeurs m'ont donné vraiment ces éléments ce matin, avec l'arrivée des sports les plus émergents qui trouvent ici une vitrine exceptionnelle. Cette semaine constitue une véritable passerelle, elle permet de briser la barrière de l'inconnu, puisque certains enfants n'ont pas l'occasion de découvrir tous les sports.

 

On reste attentif à affiner nos outils d'évaluation, et les élèves reçoivent en fin de journée un guide reprenant l'ensemble des activités proposées sur le territoire.

 

Je pense que vraiment il est inutile de rappeler le lien entre le sport et la santé.
 

La Ville ne se contente pas d'ouvrir ses portes, elle crée vraiment le lien entre l'école et les clubs et nous continuerons à soutenir cette synergie qui fait de la Louvière, une ville vraiment sportive et dynamique.

 

Monsieur Christian BAISE : merci Madame. La dernière question d’actualité est posée par Monsieur KARAGOZ. Elle est relative à la sécurité routière et aux contrôles routiers à La Louvière. Après avoir posée votre question, la réponse sera apportée en duo, à la fois par Monsieur le Bourgmestre et ensuite par Monsieur le Chef de corps. Je vous cède la parole Monsieur KARAGOZ.

 

Monsieur Ibrahim KARAGOZ : récemment, des contrôles routiers menés sur notre territoire ont permis de tester 224 conducteurs, dont trois se sont révélés positifs à l’alcool et plusieurs autres infractions ont été constatées, notamment en matière de stupéfiants, de défaut d’assurance ou encore d’utilisation du téléphone au volant. Ces contrôles ont également donné lieu à des retraits de permis, des immobilisations de véhicules et plusieurs sanctions administratives.

 

Ces chiffres, bien que globalement rassurants quant au nombre limité de conducteurs sous influence, montrent néanmoins que certains comportements à risque persistent sur nos routes.

 

Dès lors, Monsieur le Chef de corps, pouvez-vous nous préciser : comment analysez vous ces résultats au regard de la sécurité routière à La Louvière ? Si ces contrôles seront intensifiés dans les prochaines semaines, notamment à des moments ou dans des zones identifiées comme plus à risque ? Et enfin, quelles actions de prévention ou de sensibilisation pourraient être renforcées, en complément des contrôles, afin de réduire durablement ces comportements dangereux ? Je vous remercie pour vos réponses.

 

Monsieur Jacques GOBERT : je propose de céder la parole à Monsieur MAILLET qui va vous répondre.

 

Monsieur Eddy MAILLET : Merci, monsieur le Bourgmestre. Effectivement, la sécurité routière fait partie des deux priorités du plan zonal de sécurité de notre zone de police. L'autre priorité concerne les faits avec violence. À ce titre, la zone de police consacre une partie des missions à ces priorités de manière proactive et non pas uniquement de manière réactive comme peuvent parfois l'être d'autres phénomènes. Cette capacité proactive est néanmoins toujours dépendante des missions en routine que nous devons assurer et de la capacité disponible qui fluctue en fonction de nos missions, des maladies, des formations, et cetera.

 

Pour le domaine de la sécurité routière, l'organigramme de la zone de police a également pris en considération cette priorité en créant de manière spécifique le service UMSR, Unité de mobilité de sécurité routière, qui reprend 19 membres du personnel, à savoir un commissaire, trois inspecteurs principaux, 12 inspecteurs, deux agents et un membre civil. Les tâches de ce service sont, en dehors des missions de mobilité, essentiellement consacrées à la sécurité routière. Vu l'organisation de la zone de police et la priorisation des missions que je viens de vous expliquer, nous pouvons annuellement garantir un ensemble de missions de contrôle. Les autres services de la zone de police peuvent également être engagés dans des missions de sécurité routière. Ce n'est pas l'exclusivité de l'UMSR. Par exemple pour la campagne Bob, en semaine, on a le service d'intervention qui effectue aussi des contrôles. Alors via de l'appui de l'Oldy qui est notre service d'analyse stratégique et l'observatoire louviérois de délinquance et la sécurité, les endroits prioritaires de contrôle sont effectivement déterminés et des contrôles y sont prioritairement organisés.

 

Toutefois, en fonction des circonstances des accidents, il est toutefois essentiel d'effectuer des contrôles sur l'ensemble du territoire. Il faut savoir que les conducteurs automobiles se renouvellent. Chaque année, on a des jeunes de 18 ans ou plus qui passent leur permis et il faut aussi renouveler nos campagnes par rapport à ce renouvellement des usagers. L'analyse de l'Oldy contribue également à la détermination des lieux où la commune est censée placer des radars et où des adaptations routières doivent être effectuées. Les statistiques récentes ont été publiées dans la presse au sujet des contrôles d'alcoolémie et effectivement, notre zone de police a été reprise comme la zone qui a effectué le plus grand nombre de contrôles en 2025. Par rapport à des villes comme Liège ou Charleroi, en nombre brut, on est devant eux. Par contre, si on prend le nombre de contrôles parmi l'habitant, on n'est plus les premiers, mais on reste dans les bons élèves.

 

Des investissements en matériel-équipement sont effectués chaque année par la zone de police au niveau de radar répressif, de radar préventif, de matériel pour les policiers. Cette politique dynamique semble porter ses fruits puisque nos statistiques d'accidents sont à la baisse depuis plusieurs années. Elles vous sont d'ailleurs présentées chaque année lors de notre rapport annuel. J'ai ici devant moi, pour les accidents avec blessés, on est quasiment à moins 20 % depuis 2019. C'est clair que ça semble fonctionner. Évidemment, il nous reste encore en 2025, 100 blessés. C'est bien évidemment 100 blessés de trop.

 

La zone de police mène également diverses actions préventives dans le domaine de la sécurité routière et nous communiquons régulièrement à cet effet dans la presse et ou via les réseaux sociaux. Je pense notamment au radar préventif de vitesse, à la présence journalière de la police aux abords des écoles, à l'information, la sensibilisation des rétros que nous effectuons annuellement, la campagne des trottinettes, la campagne éclairage des vélos, les réunions et les rencontres avec le service de mobilité constituent aussi une forme de prévention. L'utilisation de la voiture tonneau, nous avons aussi une remorque crash test qui est aussi, à mon sens, unique en Wallonie.

 

Alors, j'ai joint à la réponse la dernière actualisation de l'Oldy quant aux statistiques qui vous seront bientôt aussi communiquées dans le cadre de notre rapport annuel.

 

Voilà, j'espère avoir pu avoir répondu à vos questions.

 

Monsieur Christian BAISE : merci, Monsieur le Chef de corps. Voilà, ceci termine la partie publique de notre Conseil communal. Je vais donc inviter les personnes qui ne font pas partie du Conseil à quitter la salle de manière à ce que nous puissions passer à la partie huit clos.


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