Demande de Monsieur MEERT - Ludothèque Bibliorix
Monsieur MEERT prend la parole faisant suite à son mail du 16 avril 2026 dont il donne lecture : " Nous avons pris connaissance de la décision de la Fédération Wallonie-Bruxelles de ne pas accorder la montée en catégorie 3 du réseau de nos bibliothèques Bibliorix, et par conséquent de ne pas octroyer les subsides qui auraient permis le développement de la ludothèque de la bibliothèque communale de Genval, notamment pour la création d’un poste à temps partiel.
Cette décision est motivée par des contraintes budgétaires. Nous ne pouvons que regretter cette décision, qui freine un projet porteur de sens et de cohésion sociale pour notre commune.
La demande existe bel et bien à Rixensart. Le succès rencontré par la Fête du Jeu en témoigne clairement.
Par ailleurs, les animations autour du jeu permettent de créer des synergies concrètes entre Bibliorix et de nombreuses structures locales : les écoles, les maisons de repos, la maison des jeunes, les écoles de devoirs ou encore les centres d’accueil.
Bref, les ludothèques jouent un rôle important. Elles constituent un rempart contre l’isolement en favorisant les rencontres intergénérationnelles. Elles offrent aussi une alternative précieuse aux écrans pour les jeunes.
Dès lors, nous souhaiterions connaître les intentions du Collège communal :
- Comment la commune envisage-t-elle de poursuivre et de pérenniser le projet de ludothèque, en l’absence de subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles ?
- Quelles mesures concrètes seront prises pour garantir la continuité et le développement des activités proposées ? ".
Madame VAN den EYNDE répond à l'intervenant de la manière suivante : " Monsieur le Conseiller,
Le Collège partage pleinement votre constat quant à l’importance des ludothèques.
Elles constituent en effet des outils précieux de cohésion sociale, d’accès à la culture et de rencontre intergénérationnelle. Nous regrettons, comme vous, la décision de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui freine le développement de ce projet faute de moyens financiers.
Cela étant, nous confirmons notre volonté de poursuivre le développement de la ludothèque à Rixensart, en l’adaptant aux moyens actuellement disponibles.
Ce projet ne part pas de zéro. Il s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plus de dix ans, avec l’organisation régulière d’animations autour du jeu — comme la Fête du Jeu, les ateliers dans les écoles ou encore les soirées jeux — ainsi qu’un travail de fond sur la constitution d’un fonds de jeux, aujourd’hui en cours de structuration.
Ce travail est déjà rendu possible grâce à la mobilisation de ressources internes, notamment via un soutien ponctuel en personnel et l’accueil de stagiaires.
Dans ce contexte, la stratégie retenue repose sur une montée en puissance progressive et réaliste, sans création immédiate de poste.
Concrètement, une phase test est actuellement à l’étude. Elle consisterait à organiser un prêt de jeux un vendredi par mois à la bibliothèque de Genval, avec une extension possible aux autres bibliothèques du réseau.
Ce dispositif sera volontairement simple dans un premier temps, afin de tester les aspects pratiques de gestion.
Une évaluation de la faisabilité est prévue en septembre. Si celle-ci est concluante, nous envisagerons alors une structuration plus pérenne du service, notamment via la mobilisation de bénévoles pour certaines tâches logistiques.
Plus largement, en l’absence de subsides, la commune fait le choix d’un développement progressif du projet, compatible avec ses moyens actuels, tout en restant attentive à toute opportunité future de financement.
Pour garantir la continuité et le développement des activités, nous nous appuyons sur trois axes principaux :
- d’abord, la consolidation des bases, avec la finalisation du catalogage et l’amélioration de l’équipement des jeux ;
- ensuite, une approche par étapes, via un dispositif pilote permettant d’ajuster le fonctionnement avant toute généralisation ;
- enfin, la mobilisation des forces locales, à travers les bénévoles et les synergies avec les écoles, les associations et les structures existantes.
Cette approche pragmatique permet de faire vivre le projet dès aujourd’hui, tout en posant les bases d’un développement plus ambitieux lorsque les conditions financières le permettront ".