Question de Monsieur Nicolas VANDERGUCHT, Conseiller Communal (PS)
Je souhaite attirer l’attention du Collège sur une information parue dans La Libre Belgique le 25 septembre dernier, selon laquelle, d’ici 2031, l’Union européenne interdira les terrains synthétiques avec remplissage en caoutchouc. Cette mesure concerne plus de 200 terrains en Fédération Wallonie-Bruxelles, d’après l’ACFF (Association des Clubs Francophones de Football).
Cette décision, motivée par des préoccupations environnementales et sanitaires, oblige les clubs, les communes et les pouvoirs subsidiants à anticiper une transition qui s’annonce à la fois coûteuse et techniquement complexe.
À Sambreville, nous savons que la Jeunesse Tamines dispose d’un terrain synthétique daté de 2017. Sa durée de vie estimée est comprise entre 10 et 20 ans, en fonction de son utilisation. Compte tenu du nombre important de jeunes affiliés dans ce club, il me semble important de commencer à envisager un changement de surface d’ici 2031.
Dans cette optique, je souhaiterais savoir :
- Si le club est effectivement concerné par cette interdiction ? Quel est l’état actuel de notre terrain synthétique et quel horizon envisageons-nous pour son remplacement ?
- La Commune a-t-elle déjà entamé une réflexion budgétaire à ce sujet ou exploré des alternatives de remplissage, telles que le liège, le Domo Terraefill ou le sable ?
- Quelles démarches sont prévues pour accompagner la Jeunesse Tamines afin de garantir la conformité de l’infrastructure avant la date butoir ?
Je me permets d’insister sur l’importance d’anticiper ce dossier afin d’éviter une impasse financière et sportive pour nos clubs locaux.
Merci pour votre réponse
Réponse de Monsieur Pierre FALISSE :
Oui, le terrain synthétique de la Jeunesse Tamines, installé en 2017, utilise un remplissage en caoutchouc et serait donc concerné par l’interdiction européenne annoncée pour 2031.
Il faut rappeler que ce terrain avait été cofinancé à l’époque par le club, Infrasports et la Commune, mais aucune disposition particulière ne semble avoir été prévue pour en assurer la durabilité à moyen et long terme.
Par ailleurs, un bail emphytéotique fait du club le propriétaire du droit réel du terrain, ce qui implique une responsabilité partagée dans la perspective d’un éventuel remplacement.
À ce stade, nous avons pris contact avec le club et une réunion est prévue le 24 octobre afin d’évaluer la situation et les pistes envisageables.
Il reste toutefois prématuré de prendre des décisions définitives, puisque l’ACFF elle-même ne s’est pas encore positionnée officiellement sur la mise en œuvre concrète de cette directive européenne. Beaucoup d’incertitudes demeurent.
Il est important de rappeler que près de 200 clubs francophones pourraient être concernés par cette mesure. Le coût estimé d’une rénovation avec un remplissage alternatif, tel que le liège, avoisine aujourd’hui les 300.000 € TVAC.
Cette transition demandera donc une réelle planification, une coordination étroite et un financement solide, en partenariat avec Infrasports et la Région wallonne.
Enfin, une analyse des billes de caoutchouc avait été commandée sous la précédente majorité.
Les résultats ont montré que les concentrations en zinc étaient conformes à la norme de 2013, en vigueur lors de la construction, mais dépassaient les seuils fixés par la norme de 2018.
Nous nous permettons donc de vous retourner une question :
Quelles mesures avaient été anticipées par la précédente majorité à la suite de ce constat ?