Question de Madame Axelle BIZJAK, Conseillère Communale (PS)
Je souhaite revenir sur un sujet que j’avais déjà soulevé lors du Conseil communal du 31 mars dernier : celui de la pénurie des médecins généralistes à Sambreville.
Si à l’époque nous n’étions pas une région considérée officiellement comme en pénurie, croyez-moi, ce n’est plus maintenant qu’une question de temps.
L’hiver dernier fut rude, et les limites de notre système médical ont été mises à dure épreuve, provoquant des situations inacceptables et privant de nombreux patients de soins de base et de qualité.
A l’époque, Madame l’Echevine, vous aviez reconnu la gravité du problème et évoqué plusieurs pistes intéressantes — des rencontres avec les acteurs de terrain, une réflexion sur l’attractivité de notre commune pour les jeunes médecins,...
Six mois plus tard, aucune de ces démarches ne semble avoir été débutée. Aucune rencontre n’a eu lieu, en tout cas pas avec les acteurs de terrain.
Nous entrons maintenant dans la période hivernale et de plus en plus de patients se retrouvent sans médecin référent, les délais s’allongent, et la charge de travail risque de devenir tout simplement impossible à supporter.
Je souhaite donc vous poser deux questions :
- Où en est concrètement ce dossier ?
- Quelles actions la commune a-t-elle entreprises ou prévoit-elle pour soutenir les médecins en place et favoriser de nouvelles installations ?
Je vous remercie.
Réponse de Madame Herbiet :
Merci pour votre question, qui démontre encore votre engagement pour l’accès aux soins de santé, un sujet que nous partageons pleinement.
Vous m’aviez contactée le 12 juin dernier par email, et j’avais répondu favorablement à une collaboration afin de réfléchir ensemble à des pistes concrètes. Malheureusement, je n’ai pas eu de retour à cette invitation. Permettez-moi de la réitérer : je suis convaincue qu’une approche concertée et transversale est indispensable pour avancer.
Plusieurs actions ont été enclenchées, même si cela avance moins vite que nous le souhaiterions, en partie à cause des incertitudes qui pèsent sur les moyens disponibles après 2026. Ce contexte freine la mise en œuvre de certains volets du plan santé, en construction avec le PCS.
Concrètement, je souhaite lancer un cadastre des généralistes afin d’identifier ceux qui peuvent prendre de nouveaux patients. Cela répond à deux objectifs :
1. Faciliter l’accès aux soins pour la population, en réduisant le parcours du combattant pour trouver un médecin disponible ;
2. Soulager la charge administrative des cabinets, en centralisant ces informations et en évitant qu’ils doivent répondre sans cesse à des appels infructueux.
Une fois établi, il sera mis à jour mensuellement et une communication sera mise en place. Les médecins seront aussi informés pour qu’ils puissent orienter les patients vers ces renseignements au PCS.
Également, nous avons pris des contacts avec plusieurs partenaires :
Le GABS, qui est preneur d’une rencontre dès que le plan santé sera finalisé ;
Le CLPS, pour un appui complémentaire ;
La Province, venue présenter le profil santé de la Ville, outil précieux pour cibler les besoins ;
Enfin, nous explorons l’exemple de Mouscron, où une maison de santé fonctionne avec succès, afin d’évaluer la faisabilité d’un modèle similaire.
Le dossier avance, peut-être pas aussi vite que nous le souhaiterions, mais il avance.